Est-ce réellement possible?
À écouter les médias parlant globalement de l'élection présidentielle française, on a l'impression d'entendre des bookmakers anglais parlant de la course hippique de l'après-midi.
Leur seul travail revient à commenter des sondages dont la pertinence est à tout le moins douteuse et dont ils ont souvent commandé les questions. Ils ne parlent pas du second tour, mais ils se concentrent sur le bipôle Royal Sarkozy, inventant un troisième homme, qui Bayrou pour son côté "ni droite, ni gauche, tous pourris" (en direction de quadras blasés qui croient entrevoir un Coluche d'outre tombe?), qui Le Pen pour agiter les cauchemars de 21 avril.
Le commentaire politique doit être considéré de qualité quand il prend la peine de préciser qu'il y a au moins 40% des sondés indécis ou qui ne se retrouvent dans aucun des candidats.
D'ailleurs, le résultat de cette élection sera le fruit de la capacité de la gauche à éviter l'abstention ou non pour les deux tours de scrutin. En effet, les sondages actuels affichent 40% pour la gauche et 60% pour la droite pour faire vite. Cependant, cette balance semble totalement déséquilibrée! La rupture gauche droite en France bascule autour de 51 à 52% des voix, jamais plus, entre droite et gauche. La seule explication de ces sondages (dire que j'entre dans la glose sondagienne!!!!), c'est que ce sont les gens de gauche les plus indécis!
Mais alors, pourquoi prendre la peine de commenter la hausse ou la baisse d'un ou deux pourcents de tel ou tel candidat? Peut-être pour éviter d'entrer réellement dans le fond, dans le débat politique, qui dépasse un tant soit peu le slogan pour entrer dans la problématique globalisante! Peut-être parce que derrière les agneaux de droite, les journalistes ont peur de laisser apparaître les loups ultralibéraux qui font tout pour se cacher en segmentant leurs programmes tantôt pour les professeurs, tantôt pour les parents d'élèves, tantôt pour les fabricants de fromage de chève de l'Aveyron...
Royal si elle veut l'emporter doit prendre en considération ce double phénomène: d'une part, elle doit nécessairement répondre de manière segmentée comme ses concurrents (cette pratique semble plutôt lui convenir et se rapproche de sa conception politique), mais d'autre part, elle doit à un moment ou l'autre afficher un véritable projet politique en direction de l'électorat de gauche très indécis qu'elle ne captera sans doute pas au premier tour, mais qui apparaîtrait comme le support de voix indispensable à sa victoire au second tour. Cet électorat là ne fera pas le choix droite-gauche, mais fera le choix gauche ou abstention, ce qui, dans le cas présent reviendrait au même pour Royal!!!!!
Leur seul travail revient à commenter des sondages dont la pertinence est à tout le moins douteuse et dont ils ont souvent commandé les questions. Ils ne parlent pas du second tour, mais ils se concentrent sur le bipôle Royal Sarkozy, inventant un troisième homme, qui Bayrou pour son côté "ni droite, ni gauche, tous pourris" (en direction de quadras blasés qui croient entrevoir un Coluche d'outre tombe?), qui Le Pen pour agiter les cauchemars de 21 avril.
Le commentaire politique doit être considéré de qualité quand il prend la peine de préciser qu'il y a au moins 40% des sondés indécis ou qui ne se retrouvent dans aucun des candidats.
D'ailleurs, le résultat de cette élection sera le fruit de la capacité de la gauche à éviter l'abstention ou non pour les deux tours de scrutin. En effet, les sondages actuels affichent 40% pour la gauche et 60% pour la droite pour faire vite. Cependant, cette balance semble totalement déséquilibrée! La rupture gauche droite en France bascule autour de 51 à 52% des voix, jamais plus, entre droite et gauche. La seule explication de ces sondages (dire que j'entre dans la glose sondagienne!!!!), c'est que ce sont les gens de gauche les plus indécis!
Mais alors, pourquoi prendre la peine de commenter la hausse ou la baisse d'un ou deux pourcents de tel ou tel candidat? Peut-être pour éviter d'entrer réellement dans le fond, dans le débat politique, qui dépasse un tant soit peu le slogan pour entrer dans la problématique globalisante! Peut-être parce que derrière les agneaux de droite, les journalistes ont peur de laisser apparaître les loups ultralibéraux qui font tout pour se cacher en segmentant leurs programmes tantôt pour les professeurs, tantôt pour les parents d'élèves, tantôt pour les fabricants de fromage de chève de l'Aveyron...
Royal si elle veut l'emporter doit prendre en considération ce double phénomène: d'une part, elle doit nécessairement répondre de manière segmentée comme ses concurrents (cette pratique semble plutôt lui convenir et se rapproche de sa conception politique), mais d'autre part, elle doit à un moment ou l'autre afficher un véritable projet politique en direction de l'électorat de gauche très indécis qu'elle ne captera sans doute pas au premier tour, mais qui apparaîtrait comme le support de voix indispensable à sa victoire au second tour. Cet électorat là ne fera pas le choix droite-gauche, mais fera le choix gauche ou abstention, ce qui, dans le cas présent reviendrait au même pour Royal!!!!!
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