Bulgarie et UE
La Bulgarie demande ce matin l'autorisation de rouvrir deux réacteurs nucléaires à l'Union Européenne qu'elle avait du fermer pour pouvoir adhérer à ladite Union Européenne. Les raisons de cette demande: l'augmentation des prix de l'électricités suite à cette fermeture, les ressources en énergie dans la région étant limitées!
On touche là à un des graves problèmes auxquels l'UE va être confrontée dorénavant avec l'entrée très rapide d'ex-pays de l'Est dans l'UE! En effet, sous l'ère soviétique, les normes de sécurité étaient pour le moins différentes de l'Europe, mais elles existaient et étaient financées par les moyens du CAEM (ou COMECON), mais suite à la chute du mur de Berlin, les pays se sont retrouvés sans ressources pour assurer le maintien, l'entretien et l'actualisation des normes de sécurité. On peut donc se demander comment des catastrophes comme Tchernobyl ne se sont pas multipliées. Il faut croire qu'on a parfois de la chance...
Avec l'entrée dans l'UE, les ex-pays de l'Est vont retrouver une manne importante pour financer les mises aux normes et modernisation. Mais bien évidemment, un laps de temps non négligeable va intervenir entre l'entrée dans l'UE et cette mise aux normes. Temps pendant lequel les pays vont devoir gérer des situations parfois difficiles.
On entend ce matin, que des pays comme la Serbie, ou le Montenegro se sont joints à la demande de la Bulgarie, ce dernier pays leur exportant de l'électricité. Pour l'instant, la commission européenne semble réagir fermement. Ce qui est salutaire!
Mais imaginons que le même type de problème se pose non pas avec un petit pays comme la Bulgarie, mais avec un pays comme la Pologne, bien plus puissant stratégiquement? Peut-être serait-il temps, maintenant que le choix de l'entrée de ces pays a été acté, pour les pays occidentaux de revoir les politiques de financement global et donc le budget de l'UE, avec des concessions de toute part pour éviter ce type de conflit.
Peut-être pourrait-on réfléchir par exemple, à une réduction drastique de la Politique Agricole Commune, qui permettrait un redéploiement important des moyens, et surtout qui marquerait la fin du subventionnement gigantesque du productivisme agricole français pour revenir à un système de production raisonné qui cesse de produire du maïs dans des zones déficitaires en eau, qui cesse d'élever des cochons en stabulations créant des pollutions gigantesques...
Ainsi, les ex-pays de l'Est pourraient rattrapper plus rapidement leur retard (comme l'Espagne ou l'Irlande en leur temps) et l'étape suivante, l'augmentation des niveaux de vie, pourrait être rapidement discutée, ce qui éviterait les délocalisations sauvages vers la Roumanie ou autres pays par exemple... Ce n'est que de la politique fiction bien évidemment, mais...
Pendant ce temps-là, le génocide au Darfour continue, dans l'indifférence générale
On touche là à un des graves problèmes auxquels l'UE va être confrontée dorénavant avec l'entrée très rapide d'ex-pays de l'Est dans l'UE! En effet, sous l'ère soviétique, les normes de sécurité étaient pour le moins différentes de l'Europe, mais elles existaient et étaient financées par les moyens du CAEM (ou COMECON), mais suite à la chute du mur de Berlin, les pays se sont retrouvés sans ressources pour assurer le maintien, l'entretien et l'actualisation des normes de sécurité. On peut donc se demander comment des catastrophes comme Tchernobyl ne se sont pas multipliées. Il faut croire qu'on a parfois de la chance...
Avec l'entrée dans l'UE, les ex-pays de l'Est vont retrouver une manne importante pour financer les mises aux normes et modernisation. Mais bien évidemment, un laps de temps non négligeable va intervenir entre l'entrée dans l'UE et cette mise aux normes. Temps pendant lequel les pays vont devoir gérer des situations parfois difficiles.
On entend ce matin, que des pays comme la Serbie, ou le Montenegro se sont joints à la demande de la Bulgarie, ce dernier pays leur exportant de l'électricité. Pour l'instant, la commission européenne semble réagir fermement. Ce qui est salutaire!
Mais imaginons que le même type de problème se pose non pas avec un petit pays comme la Bulgarie, mais avec un pays comme la Pologne, bien plus puissant stratégiquement? Peut-être serait-il temps, maintenant que le choix de l'entrée de ces pays a été acté, pour les pays occidentaux de revoir les politiques de financement global et donc le budget de l'UE, avec des concessions de toute part pour éviter ce type de conflit.
Peut-être pourrait-on réfléchir par exemple, à une réduction drastique de la Politique Agricole Commune, qui permettrait un redéploiement important des moyens, et surtout qui marquerait la fin du subventionnement gigantesque du productivisme agricole français pour revenir à un système de production raisonné qui cesse de produire du maïs dans des zones déficitaires en eau, qui cesse d'élever des cochons en stabulations créant des pollutions gigantesques...
Ainsi, les ex-pays de l'Est pourraient rattrapper plus rapidement leur retard (comme l'Espagne ou l'Irlande en leur temps) et l'étape suivante, l'augmentation des niveaux de vie, pourrait être rapidement discutée, ce qui éviterait les délocalisations sauvages vers la Roumanie ou autres pays par exemple... Ce n'est que de la politique fiction bien évidemment, mais...
Pendant ce temps-là, le génocide au Darfour continue, dans l'indifférence générale
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