Peut-on transiger avec l'avenir???
L'accord conclu par l'UE sur les quotas de pêche pour l'année à venir est considéré comme très positif par les signataires. Cela paraît normal dans la mesure où il a été conclu à l'unanimité.
Mais il peut apparaître surprenant de constater que cet accord obtenu "sur le fil" selon les médias (on croirait un commentaire de course d'athlétisme, une performance physique, SIC!) ne prend pas en compte les prescriptions des scientifiques.
En effet, la surpêche de l'UE est récurrente depuis plusieurs années. Il faut dire que dans les années 1980, l'Union Européenne avait des politiques d'incitation à l'augmentation des volumes pêchés, avant de prendre conscience de la raréfaction des espèces. Mais, à chaque fois qu'il a été question de limiter ou de pratiquer des quotas, plusieurs pays, dont la France, se sont offusqués de ces pratiques, qui nuisaient à l'emploi des "pêcheurs". Au point qu'aujourd'hui, la situation est telle qu'il faudrait interdire la pêche à l'anchois dans le golfe de Gascogne et très fortement limiter celle du cabillaud dans l'Atlantique Nord, sans parler du thon rouge en Méditerranée. Sans cela, c'est la survie des espèces qui est menacée!
Mais, l'accord prévoit simplement une baisse des pêches de 20 à 25% pour le cabillaud et un protocole expérimental de pêche à l'anchois pendant trois mois dans le golfe de Gascogne. Autant dire que pour ces deux espèces, la ressource va une nouvelle fois être atteinte.
Or, les États, préférant compromettre l'avenir plutôt que de prendre des mesures de reconversion des pêcheurs, ne font que repousser dans le temps l'inéluctable.
L'encouragement de l'industrialisation de la pêche en maintenant les effectifs de pêcheurs dans les années 1980 était déjà à l'époque une politique suicidaire. Elle apparaît aujourd'hui scandaleuse, tant pour les pêcheurs que pour les ressources halieutiques.
Quand une phase d'industrialisation par mécanisation se met en place, il y a forcément des gains de production et de productivité gigantesques, ce qui aboutit forcément à une diminution du nombre de travailleurs nécessaires pour effectuer la même tâche. Or, les États ont incité les pêcheurs à franchir le pas de l'industrialisation, avec emprunts et aides à l'appui, pour des raisons de compétititvité internationale, sans prendre en compte les nécessaires ajustements sociaux qui se seraient avérés nécessaires (reconversion d'une grande partie des pêcheurs vers d'autres secteurs d'activité). Et aujourd'hui encore, les États se refusent à l'évidence : la surpêche menace la ressource naturelle, mais aucune décision d'envergure n'est véritablement prise.
Quand il sera trop tard...
Mais il peut apparaître surprenant de constater que cet accord obtenu "sur le fil" selon les médias (on croirait un commentaire de course d'athlétisme, une performance physique, SIC!) ne prend pas en compte les prescriptions des scientifiques.
En effet, la surpêche de l'UE est récurrente depuis plusieurs années. Il faut dire que dans les années 1980, l'Union Européenne avait des politiques d'incitation à l'augmentation des volumes pêchés, avant de prendre conscience de la raréfaction des espèces. Mais, à chaque fois qu'il a été question de limiter ou de pratiquer des quotas, plusieurs pays, dont la France, se sont offusqués de ces pratiques, qui nuisaient à l'emploi des "pêcheurs". Au point qu'aujourd'hui, la situation est telle qu'il faudrait interdire la pêche à l'anchois dans le golfe de Gascogne et très fortement limiter celle du cabillaud dans l'Atlantique Nord, sans parler du thon rouge en Méditerranée. Sans cela, c'est la survie des espèces qui est menacée!
Mais, l'accord prévoit simplement une baisse des pêches de 20 à 25% pour le cabillaud et un protocole expérimental de pêche à l'anchois pendant trois mois dans le golfe de Gascogne. Autant dire que pour ces deux espèces, la ressource va une nouvelle fois être atteinte.
Or, les États, préférant compromettre l'avenir plutôt que de prendre des mesures de reconversion des pêcheurs, ne font que repousser dans le temps l'inéluctable.
L'encouragement de l'industrialisation de la pêche en maintenant les effectifs de pêcheurs dans les années 1980 était déjà à l'époque une politique suicidaire. Elle apparaît aujourd'hui scandaleuse, tant pour les pêcheurs que pour les ressources halieutiques.
Quand une phase d'industrialisation par mécanisation se met en place, il y a forcément des gains de production et de productivité gigantesques, ce qui aboutit forcément à une diminution du nombre de travailleurs nécessaires pour effectuer la même tâche. Or, les États ont incité les pêcheurs à franchir le pas de l'industrialisation, avec emprunts et aides à l'appui, pour des raisons de compétititvité internationale, sans prendre en compte les nécessaires ajustements sociaux qui se seraient avérés nécessaires (reconversion d'une grande partie des pêcheurs vers d'autres secteurs d'activité). Et aujourd'hui encore, les États se refusent à l'évidence : la surpêche menace la ressource naturelle, mais aucune décision d'envergure n'est véritablement prise.
Quand il sera trop tard...
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