Si la gauche revenait...
Le retour de la gauche au pouvoir ne peut se faire que par le biais du parti Socialiste, seul parti capable de rassembler suffisamment de suffrages à la gauche de Bayrou...
Or, quand on examine le projet socialiste en cas de victoire électorale, le corps enseignant peut nourrir les plus grandes inquiétudes quant à son avenir, sans parler des élèves.
Le projet de Ségolène Royal tient en deux éléments affligeants : l'interdiction du string pour les collégiens (vaste programme) & la présence 35 heures par semaine des enseignants dans les établissements scolaires. On se rapproche donc dangereusement des arguments de droite qui multiplient les processus pour punir les professeurs & les amener à travailler plus dans de moins bonnes conditions de travail !!!
C'est oublier complètement que le corps enseignant est un corps (pour les PE, PLP, certifiés & argégés) de catégorie A, donc compris dans un milieu intellectuel, dont l'avancement devrait être totalement dissocié de l'évaluation, ce qui est loin d'être le cas. Pourtant, tous les personnels de catégorie A, excepté les enseignants ont un avancement unique, (commissaires de police, chefs d'établissement, IPR...) qui implique que leur travail soit reconnu en dehors de leurs "performances".
Un travail intellectuel nécessite donc un temps de travail personnel, de réflexion, d'accès à la culture qui ne peut être mesuré avec une montre ou un chronomètre, il s'agit de temps dont l'enseignant doit pouvoir bénéficier pour se cultiver, apprendre des choses nouvelles, pour pouvoir un jour les enseigner ou les utiliser dans son enseignement. Vouloir enfermer un enseignant 35 heures dans un établissement scolaire permettra sans aucun doute de faire des économies de personnels de surveillance, voire de vie scolaire ou d'administratifs, mais en aucun cas, elle ne permettra à l'enseignant d'avoir une réflexion sur son travail, d'accumuler de nouvelles connaissances ou de réviser ses propres connaissances.
De la même manière, la fantastique perte de pouvoir d'achat du corps enseignant entre le XIXème siècle & aujourd'hui pose le problème de la rémunération des enseignants. C'est dans ce sens là que devrait être posée le problème du salaire des professeurs. Il paraissait évident à la fin du XIXème siècle qu'un enseignant ait du personnel de service pour assurer les tâches ménagères, ce qui libérait du temps de réflexion, de culture ou de repos. à l'heure actuelle, alors que la profession se féminise de plus en plus, les tâches ménagères sont de plus en plus à la charge de ces personnes qui n'ont plus les moyens d'entretenir un quelconque personnel.
Cela est d'autant plus grave si l'on envisage qu'un certifié commence sa carrière à 1,2 fois le SMIC. Dans une grande ville, se loger & se nourrir laisse ensuite peu de moyens pour la culture, le repos & les loisirs nécessaires une profession intellectuelle...
Or, quand on examine le projet socialiste en cas de victoire électorale, le corps enseignant peut nourrir les plus grandes inquiétudes quant à son avenir, sans parler des élèves.
Le projet de Ségolène Royal tient en deux éléments affligeants : l'interdiction du string pour les collégiens (vaste programme) & la présence 35 heures par semaine des enseignants dans les établissements scolaires. On se rapproche donc dangereusement des arguments de droite qui multiplient les processus pour punir les professeurs & les amener à travailler plus dans de moins bonnes conditions de travail !!!
C'est oublier complètement que le corps enseignant est un corps (pour les PE, PLP, certifiés & argégés) de catégorie A, donc compris dans un milieu intellectuel, dont l'avancement devrait être totalement dissocié de l'évaluation, ce qui est loin d'être le cas. Pourtant, tous les personnels de catégorie A, excepté les enseignants ont un avancement unique, (commissaires de police, chefs d'établissement, IPR...) qui implique que leur travail soit reconnu en dehors de leurs "performances".
Un travail intellectuel nécessite donc un temps de travail personnel, de réflexion, d'accès à la culture qui ne peut être mesuré avec une montre ou un chronomètre, il s'agit de temps dont l'enseignant doit pouvoir bénéficier pour se cultiver, apprendre des choses nouvelles, pour pouvoir un jour les enseigner ou les utiliser dans son enseignement. Vouloir enfermer un enseignant 35 heures dans un établissement scolaire permettra sans aucun doute de faire des économies de personnels de surveillance, voire de vie scolaire ou d'administratifs, mais en aucun cas, elle ne permettra à l'enseignant d'avoir une réflexion sur son travail, d'accumuler de nouvelles connaissances ou de réviser ses propres connaissances.
De la même manière, la fantastique perte de pouvoir d'achat du corps enseignant entre le XIXème siècle & aujourd'hui pose le problème de la rémunération des enseignants. C'est dans ce sens là que devrait être posée le problème du salaire des professeurs. Il paraissait évident à la fin du XIXème siècle qu'un enseignant ait du personnel de service pour assurer les tâches ménagères, ce qui libérait du temps de réflexion, de culture ou de repos. à l'heure actuelle, alors que la profession se féminise de plus en plus, les tâches ménagères sont de plus en plus à la charge de ces personnes qui n'ont plus les moyens d'entretenir un quelconque personnel.
Cela est d'autant plus grave si l'on envisage qu'un certifié commence sa carrière à 1,2 fois le SMIC. Dans une grande ville, se loger & se nourrir laisse ensuite peu de moyens pour la culture, le repos & les loisirs nécessaires une profession intellectuelle...
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