La cocotte minute risque d'exploser
La manifestation de grande ampleur à Marseille ce matin contre le CPE devrait alerter le gouvernement au plus haut point. D'une part, par l'ampleur de la mobilisation qui se confirme de ville en ville. Au-delà de la bataille des chiffres dont chacun s'accorde à sire qu'ils sont largement sous-estimés par la police & surestimés par les syndicats, tout un chacun s'accorde pour dire que lycéens et étudiants étaient bien plus nombreux ce matin en province que la semaine dernière.
Mais le cas marseillais doit focaliser notre attention, non car c'est la deuxième ville de France, mais par la tournure des événements. En effet, en raison d'un nombre gigantesque de manifestants, & malgré un service d'ordre intersyndical, les débordements de casseurs n'ont pu être évités, & la manifestation inbitialement prévue entre le Vieux Port & la porte d'Aix via la gare Saint-Charles s'est transformée en aller retour Vieux Port gare Saint-Charles Vieux Port en raison des actes de violence impossible à maîtriser.
Pourtant, les organisateurs savaient les difficultés à venir, mais ils ont du faire face à des violences trop nombreuses et incontrôlables. Les services de police, volontairement discrets en début de manifestation ne sont pas intervenus à bon escient, amplifiant la peur & l'agitation. En effet, alors, que la tête de manufestation s'enflammait dans une bagarre maîtrisée par le service d'ordre intersyndical, un policier en civil gaze à la hussarde, désorganisant provisoirement tout le service d'ordre, qui ne parviendra à reprendre le dessus que quelques minutes plus tard!
Ensuite, devant le danger des casseurs, la manifestation est dans un premier temps déviée, puis fait demi-tour, avant que les CRS qui, jusque là n'avaient chargé que les casseurs, interviennent dans la manifestation même, provoquant des incidents avec les lycéens & étudiants restés dans le cortège.
Finalement, alors que la manifestation se dispersait vers midi, les CRS tentaient toujours de disperser les derniers irréductibles après 14 heures.
Le bilan des dégâts semble important dans le centre ville de Marseille (plusieurs vitrines fracassées), & les "sauvageons" qui n'avaient pas mis le feu à l'automne dernier, ont montré qu'ils étaient aussi présents à Marseille. Ce qui devrait faire réfléchir le gouvernement quant aux réponses qu'il a apporté au mouvement d'octobre novembre dernier. Les jeunes désoeuvrés sont toujours bien présents, ils en veulent de plus en plus au gouvernement & ils se retrouvent aujourd'hui alliés dans la rue à la gauche la plus extrême : pendant que les jeunes manifestement venus des quartiers Nord affrontaient les charges des CRS, quelque peu en retrait, on entendait clairement des membres, de Sud, des Solidaires et de la CNT les encourager en scandant : "police partout, justice nulle part!"
En laissant pourrir la situation, le gouvernement risque d'avoir face à lui une société contestataire et militante, mais aussi des extrêmes turbulents qui vont se montrer d'autant plus ingérables que la crise sociale s'aggravera. Il ne s'agit là nullement de cautionner les violences ou les vandalismes, mais bien de faire le constat que cette violence qui semblait en sourdine risque de revenir au premier plan si aucune mesure n'est prise en faveur de la jeunesse.
Mais le cas marseillais doit focaliser notre attention, non car c'est la deuxième ville de France, mais par la tournure des événements. En effet, en raison d'un nombre gigantesque de manifestants, & malgré un service d'ordre intersyndical, les débordements de casseurs n'ont pu être évités, & la manifestation inbitialement prévue entre le Vieux Port & la porte d'Aix via la gare Saint-Charles s'est transformée en aller retour Vieux Port gare Saint-Charles Vieux Port en raison des actes de violence impossible à maîtriser.
Pourtant, les organisateurs savaient les difficultés à venir, mais ils ont du faire face à des violences trop nombreuses et incontrôlables. Les services de police, volontairement discrets en début de manifestation ne sont pas intervenus à bon escient, amplifiant la peur & l'agitation. En effet, alors, que la tête de manufestation s'enflammait dans une bagarre maîtrisée par le service d'ordre intersyndical, un policier en civil gaze à la hussarde, désorganisant provisoirement tout le service d'ordre, qui ne parviendra à reprendre le dessus que quelques minutes plus tard!
Ensuite, devant le danger des casseurs, la manifestation est dans un premier temps déviée, puis fait demi-tour, avant que les CRS qui, jusque là n'avaient chargé que les casseurs, interviennent dans la manifestation même, provoquant des incidents avec les lycéens & étudiants restés dans le cortège.
Finalement, alors que la manifestation se dispersait vers midi, les CRS tentaient toujours de disperser les derniers irréductibles après 14 heures.
Le bilan des dégâts semble important dans le centre ville de Marseille (plusieurs vitrines fracassées), & les "sauvageons" qui n'avaient pas mis le feu à l'automne dernier, ont montré qu'ils étaient aussi présents à Marseille. Ce qui devrait faire réfléchir le gouvernement quant aux réponses qu'il a apporté au mouvement d'octobre novembre dernier. Les jeunes désoeuvrés sont toujours bien présents, ils en veulent de plus en plus au gouvernement & ils se retrouvent aujourd'hui alliés dans la rue à la gauche la plus extrême : pendant que les jeunes manifestement venus des quartiers Nord affrontaient les charges des CRS, quelque peu en retrait, on entendait clairement des membres, de Sud, des Solidaires et de la CNT les encourager en scandant : "police partout, justice nulle part!"
En laissant pourrir la situation, le gouvernement risque d'avoir face à lui une société contestataire et militante, mais aussi des extrêmes turbulents qui vont se montrer d'autant plus ingérables que la crise sociale s'aggravera. Il ne s'agit là nullement de cautionner les violences ou les vandalismes, mais bien de faire le constat que cette violence qui semblait en sourdine risque de revenir au premier plan si aucune mesure n'est prise en faveur de la jeunesse.
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