Un euro pour ruiner la santé!
Les principaux de syndicats de médecins généralistes ont obtenu un gain de un euro par consultation à partir de l'été prochain. On peut considérer que c'est un gain salarial non négligeable, auquel doit avoir droit tout travailleur. Mais le problème qui se pose est celui des contreparties imposées. En échange de cette concession, les médecins doivent faire des économies!!!
Pour 210 millions d'euros que va coûter la mesure à l'assurance sociale, les médecins se sont engagés à faire 1,4 milliards d'euros d'économie sur les prescriptions et les congés de maladie. On demande donc, après d'autres secteurs (Education nationale...), on demande à la santé d'être performante !!!! Comment peut-on demander de la performance à un médecin. Comment peut-on appliquer le libéralisme à ce type de fonction. La santé, tout comme l'éducation, n'a aucune vocation à être performant, à gagner de l'argent, à économiser quoique ce soit.
Or, on demande aux médecins, contre un petit gain financier, de gérer une pénurie organisée par le gouvernement. Une pénurie de moyens qui aboutit à brader la santé. Si une personne est malade, désormais, le médecin plutôt que de lui donner le traitement approprié, va avoir intérêt, dans l'esprit de l'accord, à faire un diagnostic minimaliste, pour éviter de lui prescrire des médicaments chers qui le guériraient, mais risquerait de faire sortir le médecin de ses quotas. De même, on incite les médecins à réduire les arrêts de travail, pour plus d'efficacité. En période d'infections virales, les conséquences seront pires que la prévention. Une personne malade, mal soignée qui continuera de travailler, faute d'arrêt de travail, risque de contaminer ses collègues de travail !!! Dans un réel souci d'efficacité, qui fonctionnait depuis la loi sur la sécurité sociale, on considérait qu'il valait mieux arrêter une personne malade quelques jours & la soigner efficacement plutôt que de la laisser traîner sa maladie à son travail.
La prescription des génériques peut être une bonne mesure, mais l'on sait les pressions exercées traditionnellement par les laboratoires pharmaceutiques sur les médecins.
Après avoir réduit à la portion congrue les moyens dans les hôpitaux, après avoir déremboursé des centaines de médicaments qui, subitement, sont devenus inefficaces, le gouvernement coupe les vivres à la médecine générale, qui s'occupe de la majeure partie de la population française. On risque donc d'arriver à un système où la population ne se soigne plus ou mal, & ainsi rattrapper les pays, de type Royaume Uni, où le nombre de journées de maladies est très faible, mais où la productivité est bien moins importante. À prétendre économiser sur tout, on en vient parfois à terme à l'inverse de l'effet escompté, mais ce gouvernement semble naviguer à vue, l'horizon de mai 2007, comme vague direction.
Pour 210 millions d'euros que va coûter la mesure à l'assurance sociale, les médecins se sont engagés à faire 1,4 milliards d'euros d'économie sur les prescriptions et les congés de maladie. On demande donc, après d'autres secteurs (Education nationale...), on demande à la santé d'être performante !!!! Comment peut-on demander de la performance à un médecin. Comment peut-on appliquer le libéralisme à ce type de fonction. La santé, tout comme l'éducation, n'a aucune vocation à être performant, à gagner de l'argent, à économiser quoique ce soit.
Or, on demande aux médecins, contre un petit gain financier, de gérer une pénurie organisée par le gouvernement. Une pénurie de moyens qui aboutit à brader la santé. Si une personne est malade, désormais, le médecin plutôt que de lui donner le traitement approprié, va avoir intérêt, dans l'esprit de l'accord, à faire un diagnostic minimaliste, pour éviter de lui prescrire des médicaments chers qui le guériraient, mais risquerait de faire sortir le médecin de ses quotas. De même, on incite les médecins à réduire les arrêts de travail, pour plus d'efficacité. En période d'infections virales, les conséquences seront pires que la prévention. Une personne malade, mal soignée qui continuera de travailler, faute d'arrêt de travail, risque de contaminer ses collègues de travail !!! Dans un réel souci d'efficacité, qui fonctionnait depuis la loi sur la sécurité sociale, on considérait qu'il valait mieux arrêter une personne malade quelques jours & la soigner efficacement plutôt que de la laisser traîner sa maladie à son travail.
La prescription des génériques peut être une bonne mesure, mais l'on sait les pressions exercées traditionnellement par les laboratoires pharmaceutiques sur les médecins.
Après avoir réduit à la portion congrue les moyens dans les hôpitaux, après avoir déremboursé des centaines de médicaments qui, subitement, sont devenus inefficaces, le gouvernement coupe les vivres à la médecine générale, qui s'occupe de la majeure partie de la population française. On risque donc d'arriver à un système où la population ne se soigne plus ou mal, & ainsi rattrapper les pays, de type Royaume Uni, où le nombre de journées de maladies est très faible, mais où la productivité est bien moins importante. À prétendre économiser sur tout, on en vient parfois à terme à l'inverse de l'effet escompté, mais ce gouvernement semble naviguer à vue, l'horizon de mai 2007, comme vague direction.
Commenter cet article
/image%2F0552712%2F20161029%2Fob_4573a2_2015-05-25-antillaise-carre-small.jpeg)