Punir les récidivistes, encore, toujours !
Au moyen Âge, on exposait les voleurs sur les places publiques et on les fouettait. À l'époque Moderne, quand les pauvres sont devenus
voyants dans les villes, on a fait de même avec eux. Être pauvre était un crime ! Aujourd'hui au XXIème siècle, on traque les malades mentaux ou sexuels, & à chaque fois qu'ols cèdent à une
pulsion, on les jette à la vindicte populaire dans une cours d'assises. Quand il ressortent (puisqu'ils ressortent forcément), ils sont toujours aussi malades, voire plus, puisqu'en prison, on ne
soigne personne... & ils récidivent. Les médias en font la une des journaux. Les malades mentaux ou sexuels deviennent les stars des médias, & on recommence avec la justice puis la
prison.
Dans son agitation, les gouvernements de droit ont multiplié les politiques répressives depuis 2002, avec de multiples lois sur les récidives, mais jamais dans un objectif de soigner. Avec les nouvelles technologies, favorisées par la diffusion de la série, "Les Experts" sur TF1, on a fiché l'ADN de nombreux "criminels". Le ministère de l'Intérieur a expliqué doctement hier soir qu'on était passé de 4.000 à plus de 716.000 fichés par l'ADN entre 2002 & 2008. Plus de 1% de la population française a donc son ADN fiché sur un central informatique. & les criminels continuent de récidiver. La droite a donc demandé pris une nouvelle mesure répressive : quand ils sortent les délinquants sexuels doivent donner une adresse viable qui ne soit pas à proximité d'écoles...
Sauf que contrairement aux grandes démocraties Nord coréenne ou tunisienne, la France n'a pas les moyens de pratiquer la politique de la résidence surveillée à grande échelle. Donc les personnes déjà condamnées sont libres de circuler... & toutes les mesures prises par la droite pour rassurer une population apeurée sont totalement inutiles. La peine de mort n'a jamais empêché les crimes, pas plus que les châtiments corporels en place de grève n'ont empêché les crimes sous l'Ancien régime. En multipliant les effets d'annonce, la droite cherche à rassurer son électorat tout en sachant pertinemment que sa politique était totalement inopérante.
Soigner des malades mentaux ? Mais ça coûte trop cher, mon brave Monsieur. L'hôpital psychiatrique ? Mais cela coûte trop cher, mon brave Monsieur. Une bonne cellule de prison coûte moins cher, tant en hygiène qu'en personnel ! Les criminels sexuels sont donc traités eux aussi de manière économique. On n'a pas les moyens de les soigner, alors on les enferme un temps, on prend leur ADN pour faire joli, & on les relâche...
D'ailleurs l'actualité me pose une question simple : un faux chauffeur de taxi a tué une étudiante suédoise, & est sans doute (on ne sait pas, le procès n'a pas eu lieu, présomption d'innonce, M.Pujadas) un criminel multirécidiviste. En quoi le fichage ADN qui n'a pas été fait pour lui aurait-il évité quoique ce soit ? En quoi l'adresse qu'il avait donnée, & qui était fausse, aurait-elle empêché le crime ??? Rappelons qu'il a pris l'étudiante dans sa voiture, & que ni son adresse, ni son ADN ne sont inscrites sur sa voiture. Rachida Dati va-t-elle donc proposer de remettre en application le pilori avec les crimes marqués au fer rouge sur le visage ???
Dans son agitation, les gouvernements de droit ont multiplié les politiques répressives depuis 2002, avec de multiples lois sur les récidives, mais jamais dans un objectif de soigner. Avec les nouvelles technologies, favorisées par la diffusion de la série, "Les Experts" sur TF1, on a fiché l'ADN de nombreux "criminels". Le ministère de l'Intérieur a expliqué doctement hier soir qu'on était passé de 4.000 à plus de 716.000 fichés par l'ADN entre 2002 & 2008. Plus de 1% de la population française a donc son ADN fiché sur un central informatique. & les criminels continuent de récidiver. La droite a donc demandé pris une nouvelle mesure répressive : quand ils sortent les délinquants sexuels doivent donner une adresse viable qui ne soit pas à proximité d'écoles...
Sauf que contrairement aux grandes démocraties Nord coréenne ou tunisienne, la France n'a pas les moyens de pratiquer la politique de la résidence surveillée à grande échelle. Donc les personnes déjà condamnées sont libres de circuler... & toutes les mesures prises par la droite pour rassurer une population apeurée sont totalement inutiles. La peine de mort n'a jamais empêché les crimes, pas plus que les châtiments corporels en place de grève n'ont empêché les crimes sous l'Ancien régime. En multipliant les effets d'annonce, la droite cherche à rassurer son électorat tout en sachant pertinemment que sa politique était totalement inopérante.
Soigner des malades mentaux ? Mais ça coûte trop cher, mon brave Monsieur. L'hôpital psychiatrique ? Mais cela coûte trop cher, mon brave Monsieur. Une bonne cellule de prison coûte moins cher, tant en hygiène qu'en personnel ! Les criminels sexuels sont donc traités eux aussi de manière économique. On n'a pas les moyens de les soigner, alors on les enferme un temps, on prend leur ADN pour faire joli, & on les relâche...
D'ailleurs l'actualité me pose une question simple : un faux chauffeur de taxi a tué une étudiante suédoise, & est sans doute (on ne sait pas, le procès n'a pas eu lieu, présomption d'innonce, M.Pujadas) un criminel multirécidiviste. En quoi le fichage ADN qui n'a pas été fait pour lui aurait-il évité quoique ce soit ? En quoi l'adresse qu'il avait donnée, & qui était fausse, aurait-elle empêché le crime ??? Rappelons qu'il a pris l'étudiante dans sa voiture, & que ni son adresse, ni son ADN ne sont inscrites sur sa voiture. Rachida Dati va-t-elle donc proposer de remettre en application le pilori avec les crimes marqués au fer rouge sur le visage ???
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