La manie de l'évaluation
Depuis que notre président est arrivé à l'Élysée, il ne cesse de clamer qu'il veut des résultats. Mais comme il est incapable de produire quoique ce soit de
positif (tant de son passage à l'Intérieur où la délinquance n'avait cessé d'augmenter, ou aux finances où les déficits s'étaient creusés), il demande aujourd'hui à ses ministres, après leur
avoir donné une feuille de route à leur arrivée, de se donner des critères d'évaluation. Comme dans les collèges, où le ministère demande aux professeurs de ne cesser d'évaluer (quand vont-ils
pouvoir enseigner?), il demande aux ministres de se donner des critères chiffrés d'évaluation.
Derrière l'apparence du bon sens, il y a le ridicule d'une situation, où les ministres ou fonctionnaires, au prétexte de faire plaisir à leur hiérarchie, vont bientôt passer plus de temps à s'évaluer & à évaluer leur travail qu'à ... travailler.
On l'a vu de manière grotesque avec le ministère de l'immigration de M.Hortefeux, qui au prétexte d'atteindre 25.000 expulsions dans l'année a mis une pression gigantesque sur les préfets et les policiers et n'a abouti ... qu'à des arrestations à tout va, sans motifs, souvent illégales & remises en cause par les tribunaux, quand on n'a pas eu des situations ubuesques (touristes arrêtés pour être reconduits à la frontière, si l'on en croit Charlie Hebdo).
Comment va t-on chiffrer au ministère de la Santé les performances? En comptant le nombre de médecins manquants dans les hôpitaux? En fait, il est toujours possible de définir des indicateurs, que le gouvernement trouvera forcément objectifs (puisqu'il les aura défini lui-même), toutez la difficulté consistera à savoir s'ils sont pertinents ou non. On voit avec l'exemple de l'immigration qu'ils ne le sont pas!
Heureusement que le ridicule ne tue pas! Sans vouloir faire des comparaisons grotesques, rappelez-vous en 1932-1933 en URSS, les statisticiens soviétiques étaient formels: les récoltes de blé étaient exceptionnelles. Pendant ce temps-là, des centaines de milliers de russes mourraient de faim... Pourtant, Staline hurlait que les indicateurs étaient pertinents!
Derrière l'apparence du bon sens, il y a le ridicule d'une situation, où les ministres ou fonctionnaires, au prétexte de faire plaisir à leur hiérarchie, vont bientôt passer plus de temps à s'évaluer & à évaluer leur travail qu'à ... travailler.
On l'a vu de manière grotesque avec le ministère de l'immigration de M.Hortefeux, qui au prétexte d'atteindre 25.000 expulsions dans l'année a mis une pression gigantesque sur les préfets et les policiers et n'a abouti ... qu'à des arrestations à tout va, sans motifs, souvent illégales & remises en cause par les tribunaux, quand on n'a pas eu des situations ubuesques (touristes arrêtés pour être reconduits à la frontière, si l'on en croit Charlie Hebdo).
Comment va t-on chiffrer au ministère de la Santé les performances? En comptant le nombre de médecins manquants dans les hôpitaux? En fait, il est toujours possible de définir des indicateurs, que le gouvernement trouvera forcément objectifs (puisqu'il les aura défini lui-même), toutez la difficulté consistera à savoir s'ils sont pertinents ou non. On voit avec l'exemple de l'immigration qu'ils ne le sont pas!
Heureusement que le ridicule ne tue pas! Sans vouloir faire des comparaisons grotesques, rappelez-vous en 1932-1933 en URSS, les statisticiens soviétiques étaient formels: les récoltes de blé étaient exceptionnelles. Pendant ce temps-là, des centaines de milliers de russes mourraient de faim... Pourtant, Staline hurlait que les indicateurs étaient pertinents!
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