Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Articles avec #ps tag

Deuxième tour présidentielle : le droit de ne pas voter Macron ou Le Pen !

Publié le par thalasrum

Le deuxième tour de l'élection présidentielle en France pour 2017 n'offre aucun choix ! Comme s'en vantent les instituts de sondage depuis hier soir, et comme ils le clamaient depuis des semaines : l'inéluctable devait se produire ! Macron devait affronter Le Pen au second tour de la présidentielle. Comme toute prophétie auto-réalisatrice voulue par la conjonction, des puissants, des médias aux ordres des puissants, du MEDEF, des conseillers de l'ombre de Hollande (Jean-Pierre Jouyet, Attali...), des libéraux de tout poil, Macron est au deuxième tour de l'élection présidentielle.

Macron ? L'homme de la commission de la libération de la croissance française avec Attali sous la présidence Sarkozy ! Macron ? Le ministre de l'économie de François Hollande ! Macron l'ultralibéral ! Macron et les 40 milliards du CICE offerts au MEDEF ! Macron et la loi qui porte son nom. Macron qui a permis la loi El Khomri. Macron qui a permis de créer 800.000 chômeurs de plus. Macron qui méprise le peuple. Macron qui méprise l'outre-mer en pensant que la Guyane est une île !

Macron qui a généré suffisamment de misère dans le monde pour permettre à la baudruche Le Pen de gonfler, gonfler, gonfler... au point de finir deuxième au premier tour de la présidentielle 2017.

Il faut respecter la démocratie. Il faut respecter le choix du peuple. Quand bien même la sagesse populaire est parfois douteuse. Il suffit de se retourner vers l'Histoire pour s'en rendre compte.

Cependant, maintenant face au deuxième tour entre le candidat de l'extrême libéralisme, et la candidate de l'extrême haine, est-il de ma responsabilité d'éliminer l'un de ces deux candidats ? Suis-je responsable du plan machiavélique échafaudé par François Hollande et ses soutiens qui a réussi le tour de force de supprimer le deuxième tour en tentant d'imposer Emmanuel Macron comme président, en tentant d'expliquer que la seule solution serait de voter pour Macron pour défendre la démocratie.

À quel titre devrais-je voter contre la baudruche Le Pen gonflée aux vents violents des conséquences du libéralisme, de la misère sociale, de la concurrence entre les territoires ? À quel titre devrais-je voter contre la baudruche Macron gonflée aux vents arides de la rigueur économique pour les pauvres, et des cadeaux incessants aux riches (CICE, loi Macron, loi El Khomri... ) ?

Imaginons le futur. Macron élu. Accroissant la violence de la concurrence économique, du libéralisme économique, de la concurrence entre les territoires, du combat insupportable et inégal des pauvres contre les riches, de la mise en concurrence du système éducatif, le chômage, ou pire les travailleurs pauvres vont exploser, la misère gagner sans cesse du terrain pour enrichir un peu plus les plus riches, rendant inéluctable la présence du candidat frontiste en première position à la présidentielle de 2022 !

Vous doutez que Macron est le candidat de l'élite financière ? Pourquoi les bourses étrangères ont-elles réagi au résultat de cette élection en faisant bondir l'euro par rapport aux autres devises ? Pourquoi la bourse de Paris a-t-elle fermé ce soir en hausse de 4% ?

Alors, refusant de participer à cette casse libérale, tout autant que je refuse de donner mon suffrage au front de la haine, j'utiliserai mon droit de vote parce que je respecte trop la démocratie pour partir à la pêche ce deuxième tour. Mais je refuse d'obéir au diktat ultralibéral qui voudrait m'imposer le vote de l'extrême libéralisme contre le vote de la haine. J'utiliserai ainsi le seul bulletin de vote qui me permettra de faire mon devoir républicain, tout en refusant d'éliminer la cause du vote Le Pen, tout en refusant d'éliminer sa conséquence... À ceux qui ont généré cette situation insupportable, de trancher en âme et conscience !

Voir les commentaires

Primaire du PS : rien à choisir au second tour !

Publié le par thalasrum

La primaire du PS n'avait pas beaucoup d'intérêt avant le premier tour. Déterminer qui des quatre ministres de Hollande allait représenter le PS à l'élection présidentielle n'avait pas grand intérêt tant le bilan du quinquennat Hollande est décrié !

D'ailleurs, les français se sont fort peu déplacés aux urnes ce jour et, malgré une forte croissance du nombre de votants très surprenant dans les dernières heures du scrutin, seuls 1,5 millions de personnes ont été mettre un bulletin dans l'urne.

Le résultat est sans surprise : le deuxième tour opposera deux anciens ministres de Hollande, qui représentent deux courants qui scindent le PS en deux courants irréconciliables : Benoît Hamon et Manuel Valls.

Benoît Hamon, le professionnel de la politique, ministre du gouvernement Hollande, qui a poussé et soutenu Valls à devenir premier ministre, avant de démissionner trois mois plus tard. Benoît Hamon qui a contesté les choix de l'homme qu'il avait poussé au pouvoir, sans jamais voter la censure contre son gouvernement. Benoît Hamon, qui est venu soutenir officiellement Najat Vallaud Belkacem et sa réforme insupportable du collège. Benoît Hamon qui se présente aujourd'hui comme la vierge politique avec un programme novateur, ancré à gauche, mais libéralo-compatible !

Manuel Valls, le premier ministre de Hollande pendant plus de deux ans. L'homme du libéralisme assumé, l'homme qui a soutenu l'ANI, l'homme qui a soutenu les loi Macron puis El Khomri. L'homme du sécuritaire assumé, qui a mis en place l'état d'urgence, les lois d'exception sur le terrorisme, l'homme qui a utilisé plusieurs fois la procédure d'urgence du 49.3 pour contourner le débat démocratique et prétend aujourd'hui l'éradiquer. L'homme qui voulait en finir avec le PS en 2011.

Entre deux ministres de Hollande, qui ont porté sa politique, qui sont tous les deux libéraux, qui défendent tous les deux les réformes libérales de l'éducation, qui défendent tous les deux le droit à la violence d'État incontrôlée au nom de la raison d'État, il faudrait donc choisir sur le degré de libéralisme et le degré de social dans la politique. Payer un euro pour savoir s'il faut dépénaliser le cannabis, ou mettre en place un revenu minimum universel inférieur au seuil de pauvreté au détriment de toutes les aides sociales existantes,  ou encore supprimer ou non le 49.3, c'est un euro de gaspillé !

Non ! Je ne paierai pas pour voter ! Je voterai pour le seul candidat de gauche, avec un programme de gauche, un passé de gauche, une ambition de gauche :  Jean-Luc Mélenchon !

Voir les commentaires

Gérard Filoche, le faux infiltré de gauche au PS !

Publié le par thalasrum

Le Parti Socialiste français n'a plus de socialiste que le nom, depuis bien longtemps déjà. Le PS est un parti allant de la social-démocratie au social-libéralisme selon l'envie, l'humeur, ou le micro-courant politique. La sortie du socialisme a été amorcée en 1983 avec le tournant de la rigueur et s'est finalisé en 2002, quand Lionel Jospin, en campagne à la présidentielle pour le PS,  a prononcé l'oraison funèbre : "Mon programme n'est pas socialiste !" Avec la funeste issue que chacun connaît !

De ce changement majeur d'orientation, le PS n'a jamais fait le bilan depuis quatorze années maintenant. Le vote sur le traité constitutionnel européen en 2005 a montré l'ampleur de la fracture croissante entre les sociaux libéraux, et les socialistes, et cette fracture n'a cessé de croître d'année en année.

Finalement, en 2008, Jean-Luc Mélenchon a décidé d'abandonner le navire PS pour lancer le parti de Gauche, un nouveau parti, plus en adéquation avec les valeurs socialistes, héritières de Jaurès ou Blum. Et la partie socialiste du PS n'a cessé de fondre, comme neige au soleil, bien que les militants refusent de donner aux vrais libéraux, une véritable majorité, Manuel Valls réalisant 5% aux primaires de 2012. Ce sont toujours les candidats de l'entre deux, partisans du grand écart, qui ont récolté la majorité des suffrages. Ce que les politiques du PS, une fois élus, n'ont jamais démontré.

Le mariage pour tous comme caution aux socialistes, les lois Macron, El Khomri, la réforme du collège (8% d'économie budgétaires), Valls premier ministre, le refus de l'amnistie des syndicalistes poursuivis, pour rassurer les libéraux.

Aujourd'hui, à moins de six mois des élections présidentielles, le PS n'a toujours pas de programme politique. Pourtant, le PS appelle les militants et sympathisants à se prononcer sur une primaire pour désigner le candidat. On désigne un candidat dans un parti qui n'a pas de ligne directrice. Le candidat désignerait donc lui-même l'orientation politique de son parti ? Personnalisation accrue du pouvoir ! On marche sur la tête !

Mais la primaire du PS n'est pas ouverte à tous ! On somme Macron et Mélenchon d'en être, alors qu'on interdit à des socialistes de concourir (Filoche), ou à des candidats qui le voudraient d'y participer (comme Larrouturou).

Ainsi Gérard Filoche, dont les idées et la philosophie sont extrêmement proches du programme politique de la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon, qui s'est vanté sur tous les réseaux sociaux de réunir la gauche du PS et avec qui on allait voir ce qu'on allait voir, qui allait poser les jalons d'une union de la gauche... n'a même pas réussi à rassembler les parrainages politiques pour se présenter à la primaire. Manœuvre d'appareil ? Sans aucun doute ! Le candidat faisant le programme, les sociaux-libéraux n'ont aucun intérêt à avoir un candidat trop à gauche.

La logique voudrait que Gérard Filoche claque la porte de ce PS qui ne veut ni de lui ni de ses idées, sauf pour servir de caution de gauche quand on a besoin de lui pour rassurer l'électorat. Et bien, que nenni ! Gérard Filoche pleurniche quelques paragraphes sur son blog, puis repose le petit doigt sur la couture du pantalon et se remet au garde à vous pour servir les intérêts du libéral qui va nécessairement être élu. Valls ou un autre, qu'importe ! 

Quel est donc le rôle de Gérard Filoche au PS ? Attirer l'électeur de gauche dans la nasse du PS pour mieux trahir ses idées et convictions une fois élu. Filoche la caution de gauche du PS ? Non Filoche l'éléphant du PS qui préfère trahir ses convictions et ses idées sur l'autel du parti. Et si Hamon devenait le candidat ? La réponse sonne comme une évidence : il y a Montebourg pour l'empêcher de rassembler suffisamment d'électeurs ! S'il avait constitué un réel danger, le camarade Cambadélis aurait manœuvré pour l'empêcher de se présenter.

Comment l'inspecteur du travail qu'a été Gérard Filoche peut-il prétendre être de gauche et au PS ? Comment peut-il accepter la criminalisation du mouvement syndical ? Comment peut-il accepter la casse du code du travail ? Quand vous voyez Gérard Filoche pleurnicher à la télé les trahisons de ses camarades du PS, pensez au crocodile qui vient de manger une antilope la larme à l'œil. Non Gérard Filoche ne sert pas la gauche, il sert le parti social-libéral appelé PS ! Comme les autres, il ment au peuple, il se grime en ce qu'il n'est pas, pour mieux trahir. Il fait partie de cette caste qui veut que surtout rien ne change ! Ne l'oubliez pas avant d'aller voter en 2017 !

 

Voir les commentaires

Le nain Valls candidat à la primaire PS : un septième nain pour accompagner une Blanche Neige imaginaire !

Publié le par thalasrum

François Hollande a été élu sur un programme de gauche. Il a trahi ses électeurs en ne l'appliquant pas. On ne peut retenir de positif de son quinquennat que la loi sur le mariage pour tous et la maigre augmentation du nombre d'enseignants, assortie d'une toute aussi maigre revalorisation salariale ! Pour le reste, c'est le néant et du libéralisme à tout crin ! La lutte contre la finance ? Oubliée ! Les lois pour plus de précarité (Macron, El Khomri) ? Entérinées !

Le président Hollande, au milieu de tous ces renoncements a au moins eu une dignité, celle de ne pas se représenter devant les électeurs. Car Ô surprise ! Et c'est peut-être un enseignement de la primaire de la droite : l'électeur sait avoir de la mémoire quand il en a besoin. Hollande a été élu grâce au tout sauf Sarkozy en 2012 et Sarkozy a été balayé par les sympathisants de son propre parti lors de la primaire juste achevée. Hollande en a tiré les leçons et tire sa révérence !

Mais s'il y a bien une chose dont le pouvoir a horreur, c'est bien du vide. Et le renoncement de Hollande n'était pas encore annoncé que Manuel Valls, dont les dents rayent le parquet s'affichait déjà comme candidat potentiel, en bon Brutus de la politique la plus violente et la plus vile qui existe.

Manuel Valls ? Le candidat de la primaire de gauche qui avait rassemblé... 5% des électeurs de gauche en 2012. Manuel Valls qui voulait faire exploser le PS qu'il considérait périmé. Manuel Valls qui tirait le PS aussi fort que possible sur sa droite sans craindre de le déraciner !

Et bien 5 ans plus tard ce même Valls devenu entre-temps premier ministre d'un gouvernement qui ne survit que sous la perfusion de l'état d'urgence et s'est décrédibilisé avec des mesures que même la droite n'aurait pas osé faire passer, prétend aujourd'hui se présenter devant les militants du PS (pas de la gauche, le PS n'a plus de programme de gauche en l'état), avec le bilan du quinquennat Hollande, comme le rassembleur du PS (qu'il voulait détruire et éradiquer il y a 5 ans, vous n'avez pas oublié ?).

Comme le pompier pyromane, Manuel Valls qui n'avait pour seule ambition il y a 5 ans de faire exploser le PS se présente aujourd'hui comme le candidat de rassemblement ? Absurde ! Monsieur Valls se présente par appât du pouvoir ! Sans aucun autre programme politique que celui de garder le petit pouvoir qu'il a entrevu comme premier ministre ! Il se présente parait-il pour ne pas renouveler l'échec de 2002.

L'échec de 2002 parlons en ! Il y avait une candidature unique du PS en la personne de Lionel Jospin, contrairement à la primaire de cette année où les nains se multiplient en espérant qu'un adoubement du parti leur donnera le sésame de l'Élysée. Comme en 2002, il n'y a toujours pas de programme socialiste ! Ce qui a tué Lionel Jospin en 2002, c'est son choix d'affirmer que son programme politique n'était pas socialiste ! Les électeurs ont fui, soit à la pêche, soit dans les candidatures plus claires de Christiane Taubira par exemple !

Jamais le PS n'a fait le bilan de l'échec de 2002. D'où la cohabitation cocasse ou grotesque selon le point de vue, d'un Hollande avec une Lienemann, d'un Valls avec un Filoche, d'une Royal avec un Montebourg, une Aubry avec un Hamon. Le PS est-il encore socialiste ? Le PS est-il devenu social-libéral ? Voilà fondamentalement deux questions majeures qu'il serait urgent de trancher, avant même d'envisager de parler d'un candidat. Quel est le programme à proposer aux électeurs ? Une soupe libérale insipide qui ne s'assume teintée de bons sentiments sociétaux ? Quelle est la position énergétique de la France ? Quelle est la vision du PS sur l'avenir de la société ? Personne ne sait !

Pas plus le nain Valls que les six autres nains qui se débattent à la primaire pour obtenir leur Blanche Neige (Montebourg, Hamon, Lienemann, Filoche...): le ticket pour prendre une fessée au premier tour des présidentielles ! Car face à n'importe lequel de ces nains, il y a des programmes politiques bien définis, tant à droite avec Fillon qu'à l'extrême droite avec Le Pen, qu'à gauche, avec le rassemblement de la France insoumise ! Pourquoi départager des nains qui se battent pour le pouvoir, sans même avoir débattu du programme en amont ? Une primaire inutile !

Voir les commentaires

Le scandale du TES : un décret de fichage généralisé !

Publié le par thalasrum

Le décret a été promulgué pendant le week-end de la Toussaint. En catimini le plus total ! Le ministère de l'Intérieur et de la justice ont omis d'en parler... à leurs collègues ministres, à la CNIL, au conseil national du numérique ! Une broutille !

Pas de chance pour le gouvernement, un député LR, Lionel Tardy ne dormait pas et a fait son travail de député. Il a posé une question au gouvernement pendant la séance du mercredi suivant. La réponse de Bernard Cazeneuve, pleine de mauvaise foi et de mensonge n'a convaincu personne ! 

Mais elle a surtout permis à tous ceux qui n'avaient pas été prévenus de se réveiller pour se désolidariser du décret scandaleux pour les libertés publiques ! Le TES, quezako ? TES : fichier des Titres Électroniques Sécurisés, qui existe déjà. Mais le décret propose de fusionner le fichier des demandeurs de cartes d'identité, avec celui des passeports, en stockant notamment données personnelles et empreintes digitales.

La difficulté majeure de ce fichier de 60 millions de personnes est qu'en cas de piratage, il stocke des données personnelles pérennes et non modifiables (les empreintes génétiques, qui, contrairement à un mot de passe ne peuvent êtres modifiées). Autant l'authentification d'une personne peut être légitime, autant l'identification est-elle un problème plus grave et plus sérieux.

La CNIL s'était déjà opposée à la création d'un tel fichier en 2011. Aujourd'hui, la position de l'organisme n'a pas changé. Le conseil national du numérique s'est lui aussi insurgé, de même que la secrétaire d'État chargée du numérique, Axelle Lemaire. Finalement, Bernard Cazeneuve, faisant quelque peu marche arrière a proposé aujourd'hui un débat parlementaire aux deux assemblées... Il aurait peut-être fallu commencer par cela ?

Voir les commentaires

Manifestations nocturnes illégales de policiers : un mal profond et violent !

Publié le par thalasrum

Depuis trois nuits, plusieurs centaines de policiers se réunissent et manifestent dans les rues de Paris, en toute illégalité, mais sans faire de casse, ni être réprimés par le pouvoir. Plus que des manifestations, le mouvement ressemble plus à un cri de colère, sourd et profond, qu'à une volonté véritable de remettre en cause les institutions. 

Les motifs de mécontentement de la police, comme dans tous les corps de fonctionnaires ne manquent pas. Les douze mille postes supprimés par la RGPP de Nicolas Sarkozy pèsent lourds au moment où l'on demande un surcroît de travail à ces fonctionnaires en lien avec l'état d'urgence et le risque d'attentat. D'autant que l'abandon de territoires faute d'effectifs pendant trop longtemps est un facteur aggravant du risque de violence. C'est d'ailleurs la violente agression de policiers et la réaction plus que molle du pouvoir qui est la cause immédiate de la réaction policière, cependant nourrie depuis des années par une multitude d'autres causes plus profondes.

La police est indispensable, et il s'agit de lui donner les moyens de remplir correctement ses missions. À partir du moment où l'État persiste dans sa volonté de maintenir l'état d'urgence, il apparaît nécessaire de recruter en nombre des fonctionnaires de police pour assurer les missions de sécurité publique traditionnelles auxquelles s'ajoutent les missions nouvelles de surveillance et protection des lieux publics.

Y a-t-il instrumentalisation des policiers par le Front National ? Il est nécessairement difficile de répondre à cette question de manière simple. D'autant plus que les études montrent que 50 à 70% de ce corps a voté FN aux dernières régionales. 

Ce mouvement apparaît cependant bien plus anti-hiérarchie, voire anti-syndical, venant d'une base désabusée, qu'organisé et structuré par un parti politique extrême. L'absence de réaction forte et rapide du pouvoir, en dehors du verbiage habituel de gestion de crise, risque par contre de générer un discours violent que le Front National se fera alors un plaisir d'instrumentaliser !

Les manques d'effectifs, le sous-équipement chronique, l'absence de véritables budgets, l'impossibilité de récupérer ou de se faire rémunérer les heures supplémentaires sont des problèmes chroniques dans l'ensemble des fonctions publiques : il suffit de demander à n'importe quel personnel hospitalier pour s'en convaincre. Les sous-effectifs sont aussi chroniques dans l'Éducation Nationale, malgré le discours apparent sur une pseudo-politique de recrutement !

Oui, il y a urgence à répondre aux attentes d'un mouvement spontané et persistent qui vient de la base. Dans la situation présente, aucun français ne comprendrait l'abandon de policiers à leur sort, alors que dans le même temps, on leur demande de se démultiplier pour assurer des missions de sécurité toujours plus grandes.

Voir les commentaires

Hollande à Florange : retour sur les lieux d'un crime social !

Publié le par thalasrum

Hollande est de retour à Florange. Florange, ses hauts fourneaux. Florange, le fleuron de l'acier français. Florange, où Hollande candidat en 2012 était monté sur une camionnette syndicale pour promettre la main sur le coeur qu'il trouverait une solution. Florange, que Hollande président s'est empressé d'abandonner, en bon nain politique, sans état d'âme, au nom du sacro-saint libéralisme.

Hollande est de retour à Florange, bien heureusement accueilli comme il se doit par les anciens des hauts fourneaux, par ces syndicalistes, ces citoyens dont la vie a été bouleversée par l'inaction d'un président chantre du libéralisme économique.

Qu'ose dire ce nain politique érigé en président ? Qu'une nationalisation partielle n'aurait rien solutionné du tout ! Il est évident qu'en n'essayant même pas, on est sûr de n'arriver à rien ! La bonne politique du président Hollande. J'ai promis, je n'ai rien fait, j'assume de n'avoir rien fait. Et si j'avais fait cela n'aurait servi à rien. 

Un président qui assume de ne servir à rien. Au moins le message est clair pour 2017. Ce Monsieur Hollande est un nain politique, incapable d'agir pour les citoyens, pour les salariés ! Pensez-y avant d'aller voter en 2017 !

Voir les commentaires

L'irresponsable Manuel Valls veut donner trois régions au FN

Publié le par thalasrum

Comment qualifier les propos du premier ministre si ce n'est par l'irresponsabilité ? Dans trois régions (PACA, Nord, Est), le premier ministre appelle les socialistes qui pourraient se maintenir à se désister pour laisser un second tour entre LR et FN. Dans ces trois régions, si l'on suit le premier ministre, les grands choix concernant les lycées, la formation professionnelle, les transports ferroviaires, l'environnement, le développement économique... seront entre les mains exclusives des libéraux LR, ou des ultra-libéraux qui veulent détruire tout service public du FN. Le retrait à la fin du premier tour voulu par Manuel Valls est un véritable attentat à la démocratie, aux citoyens, aux électeurs, aux militants, aux candidats.

Tout cela dans l'esprit électoraliste de 2017 pour arriver devant les électeurs avec un seul programme sécuritaire et la menace du rempart ultime contre le FN. "Rappelez vous les régionales de 2015 clameront-ils !"

L'esprit de Manuel Valls semble obnubilé par l'union Nationale, et par une fusion LR PS à laquelle il aspire en appliquant d'ores et déjà le programme de la droite. Mais le premier ministre a oublié l'essentiel : les Républicains de Nicolas Sarkozy préfèrent pour la plupart une alliance avec le FN qu'avec le PS... Erreur stratégique majeure qui condamne le PS ! Manuel Valls veut à tout prix se maintenir au pouvoir, comme feu le géant Cavanna décrivait les relations entre les hommes et le pouvoir : "Il n’y a pas de bon pouvoir. Le pouvoir est le pouvoir, il fait de toi ce qu’il veut, dès que tu crois l’avoir conquis. Quelles qu’aient été tes intentions, ton idéal, tu es prisonnier de la férocité des factions et de la connerie de la foule."

Quels zozos vont se laisser enfermer dans ce refus de faire de la politique ? Dans ce refus d'entendre le peuple, ses envies et ses choix ? Dans ce refus d'accepter la lourdeur du sens "socialiste" dans la dénomination de ce parti ?

Il faut donc être admiratif du choix fait par Jean-Pierre Masseret dans l'Est de la France de se maintenir contre l'avis obscène du premier ministre Valls. Et espérer qu'il va faire tâche d'huile dans les 24 heures dans le Nord et en région PACA pour donner une chance à une liste "de gauche" de prendre un maximum de voix et faire obstacle au FN.

Voir les commentaires

Lettre à mes amis socialistes !

Publié le par thalasrum

Je ne suis pas socialiste et je ne suis pas encore quadra. Mais pour que vous compreniez bien qui je suis, sans aucunement vouloir réécrire l'Histoire, j'aurais choisi 1792 plutôt que 1789, Robespierre plutôt que Danton, Cachin plutôt que Blum en 1920, les 80 plutôt que les pleins pouvoirs à Pétain, le CNR plutôt que la collaboration, l'État providence plutôt que le social libéralisme...

En 2002, j'assume pleinement avoir voté Christiane Taubira plutôt que Lionel Jospin qui bien que candidat PS avait clamé "mon programme n'est pas socialiste !"

Je suis de gauche. Celle qui pense que la fraternité, est tout aussi importante que l'égalité, sans remettre en cause la liberté.

Ce soir, mes amis socialistes, je me demande quel calcul vous faites ! Quand votre secrétaire M.Cambadélis explique que vos listes qui pourraient se maintenir au deuxième tour, vont se désister pour laisser au deuxième tour le choix entre FN et "LR", je me demande quel est le niveau de réflexion.

Qui êtes vous donc pour croire une seule seconde qu'un homme de gauche puisse se déplacer le 13 décembre pour voter LR contre le Front National ? Qui êtes vous donc pour croire qu'un homme de gauche va aller mettre un bulletin dans une urne pour Xavier Bertrand ou Christian Estrosi qui a appelé en 1998 à s'unir avec le Front National ? Qui êtes vous donc pour penser un seul instant que ceux qui ont voté Chirac contre Le Pen en 2002 vont reproduire cette chianlit ?

Car que va-t-il se passer dimanche prochain ? La gauche - ceux qui s'en revendiquent sans y ajouter l'adjectif de libéral, ou de tout autre adjectif qui discrédite immédiatement la revendication initiale - n'ira pas choisir entre la droite ou l'extrême droite ! La gauche gonflera le rang des abstentionnistes, amenant à 60 ou 70% de chiffre, et le FN gagnera une majorité absolue qui lui garantira - au moins - deux présidences de région. Les électeurs ne pourront être accablés par ce choix insupportable de la direction nationale du Parti Socialiste.

Mes amis socialistes, il est encore temps de faire le choix de votre camp, de la démocratie, de la République. Maintenez vos listes partout où cela est possible ! Panachez les avec toutes les forces de gauche qui sont en présence sur place et en position de le faire ! Proposez un sursaut républicain de gauche. Ne laissez pas les électeurs face au choix insupportable de la droite extrême face à l'extrême droite.

Mes amis socialistes, ne laissez pas M.Cambadélis faire le choix sordide de jouer la présidentielle 2017 contre ces élections régionales. Car quoi d'autre ? Pourquoi ce choix insupportable de retirer des listes pour laisser le champ libre au Front National ? Si ce n'est le choix abject de laisser le FN l'emporter dimanche prochain pour mieux vampiriser l'élection présidentielle de 2017 en ne laissant le choix aux électeurs que du PS ou le néant !

Mes amis socialistes, il est encore temps de retrouver nos valeurs communes, de refuser le pis aller vers l'orgre FN. Mes amis socialistes, cessons ces calculs de nains politiques qui tentent un coup de poker FN aux régionales en vue des présidentielles de 2017. Il est temps de se retrouver sur nos valeurs communes, de maintenir des listes de gauche partout où cela est possible, comme M.Castaner l'a proposé en PACA.

"Ces brutes vous ont promis toutes ces choses
pour que vous leur donniez le pouvoir : ils mentaient.
Ils n'ont pas tenu leurs merveilleuses promesses ; jamais ils ne le feront.
Les dictateurs s'affranchissent en prenant le pouvoir
mais ils font un esclave du peuple.
Alors, il faut nous battre pour accomplir toutes leurs promesses.
Il faut nous battre pour libérer le monde,
pour renverser les frontières et les barrières raciales,
pour en finir avec l'avidité, avec la haine et l'intolérance.
Il faut nous battre pour construire un monde de raison,
un monde où la science et le progrès mèneront tous les hommes vers le bonheur." Discours final "Le Dictateur" Charles Chaplin

 

Voir les commentaires

Le PS perd la moitié des départements !

Publié le par Mouloud

Le PS perd la moitié des départements !

Voir les commentaires

1 2 > >>