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Articles avec #presse tag

Macron sur TF1 : au service de sa majesté le monarque !

Publié le par thalasrum

Le président de la République française vient s'exprimer à la télévision française. C'est la première fois de sa courte présidence. Ce n'est pas une information en soit : l'information serait qu'il va annoncer quelque chose ou qu'il a annoncé quelque chose. Pourtant, dans la sphère de médiacrates qui s'agitent dans tous les sens. L'expression du président est déjà une finalité en soi.

Le président de la République choisit TF1 comme chaîne exclusive. Là, il y a un message très clair. Le président choisit de s'exprimer sur une chaîne privée qui appartient à Martin Bouygues plutôt que de parler sur une chaîne du service publique. Cela dénote le mépris de cet immense libéral pour l'idée d'intérêt général, de service public.

Le choix des trois intervieweurs clôt tout suspense d'obtenir un quelconque scoop : Gilles Bouleau, Anne-Claire Coudray, et le cireur de pompes officiel de la République après Bruno Roger Petit : David Pujadas. Pas de risque de dérapage avec ces trois là !

D'ailleurs, l'interview commence formidablement dans l'entre-soi, avec les mots utilisés par le président. On pouvait espérer une question sur le glyphosate, sur l'emploi, sur le scandale lié à Sanofi avec la dépakine, sur des problèmes concrets des français. Mais non, le prince et ses trois serviteurs dévoués déblatèrent gentiment sur le ton présidentiel. Gilles Bouleau qui n'a même pas conscience du nain journalistique auquel il se trouve réduit se trouve même impertinent d'avoir demandé si on pouvait parler comme Audiard... Sic !

Et tout ronronne pendant un peu plus d'une heure, si ce n'est un minuscule couac quand Macron déclare que ses laquais sont aussi des riches, comme lui. Le président de riches, une petite fausse note, dans une symphonie à quatre mains au service de la glorification du pouvoir. Avec un réalisateur complice, qui met en valeur les objets du président sur son bureau. À tel point que le président Macron se sent obligé de remercier ses trois collaborateurs d'un soir pour lui avoir permis de s'exprimer, sic !

Même la douce Sonia Devillers sur France Inter est choquée de ce rôle de passe plats joués par ces trois nains qui ont défailli à leur mission journalistique et tente dans son interview matinale de l'instant M de Gilles Bouleau de lui faire admettre. Que nenni ! Il s'est trouvé très bon ! Pas du tout frustré. Il croit même avoir fait son travail de journaliste, puisque 9,5 millions de téléspectateurs étaient devant les écrans... Ce gars n'a décidément rien compris !

Tant qu'il n'y aura en France que des laquais du pouvoir, tout chose de pouvoir côtoyer les puissants, de leur servir la soupe, plutôt que de se comporter en quatrième pouvoir indépendant, enquêteur et intransigeant, la démocratie s'enterrera gentiment dans un abstentionnisme géant. Oui, Macron est le président des riches, mais pas un des trois en face de lui n'a réussi à le mettre devant ses responsabilités d'un chômage galopant, d'un enrichissement des plus riches et d'une fracture chaque jour plus béante entre la sphère dirigeant et le dur quotidien de tous les autres !

 

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Le rôle du chef dans une démocratie : l'exemple de la France à l'épreuve de l'élection présidentielle !

Publié le par thalasrum

La société monarchique d'Ancien Régime française s'est construite sur le principe d'un roi légitimé par la religion catholique romaine. Le principe du "Ejus regio, cujus religio" (Pour chaque roi, sa religion) a permis au roi de s'imposer sur son peuple, jusqu'au paroxysme de Louis XIV. Régulièrement, même après la fin de la monarchie, les français se sont cherchés des hommes providentiels pour les diriger. Napoléon 1er par un coup d'État, mais surtout Louis Napoléon Bonaparte, futur Napoléon III qui liquide la 2nde République après son élection aux premières élections présidentielles. En 1940, les français donneront les pleins pouvoirs au quasi-sénile maréchal Pétain, avant de voter massivement pour la constitution de la Vème République monarchique, entraînant le retour au pouvoir du général de Gaulle. On pourrait multiplier les exemples d'hommes d'État, considérés comme providentiels sans jamais parvenir à l'exhaustivité. À l'échelon d'en dessous, au niveau des partis politiques, ce sont aussi des hommes providentiels (et quasiment jamais des femmes bizarrement) qui dirigent les partis (Robespierre, Jaurès, Blum, Mitterrand, Clémenceau, Daladier, Chirac,...) tout au long de notre histoire

Dans cette histoire française, le collectif délègue systématiquement à un chef qui guide, qui décide à sa place, alors que la logique démocratique voudrait plutôt que la décision soit prise collectivement et s'impose au chef qui serait désigné comme simple exécutant des décisions collectives ! Et pourtant ! Historiquement, dans une société peu éduquée, on peut comprendre, ou en tout cas expliquer la manipulation de tout ou partie du peuple par des ambitieux, bien que la Révolution française apporte un gigantesque démenti collectif à cette prétendue incapacité du peuple à s'organiser et décider par lui-même !

Aujourd'hui en 2017, notre organisation politique est toujours dans cette même logique. Les partis élisent un chef qui leur sert non pas de porte-parole, mais à qui ils délèguent des prérogatives gigantesques. Il n'est qu'à voir comment le représentant de EELV, élu démocratiquement par les militants pour les représenter aux élections présidentielles, a pris l'initiative de s'allier avec le candidat PS Hamon, avant d'ensuite demander la légitimité des militants. Le chef décide, le peuple acquiesce. Il en va de même pour les autres partis politiques institués de la sorte, que ce soit le FN, LR, le PS, le PCF ou tous les autres. Deux mouvements semblent échapper à cette démarche : en Marche, et la France insoumise.

Dès la fin du premier tour de la présidentielle dimanche soir, les chefs des partis politiques, se considérant omnipotents, et ne prenant pas la peine de consulter leurs adhérents, se sont arrogés le droit, comme après chaque élection, de prendre la décision de donner une consigne de vote à leurs électeurs pour l'élection suivante. Comme si les militants n'avaient pas leur mot à dire. Comme si le peuple n'était pas assez intelligent pour se construire une opinion politique propre, personnelle, et pertinente. Qu'un responsable politique donne son avis, c'est totalement logique et légitime. Mais qu'il donne une consigne de vote, sans même avoir consulté sa base militante, c'est prendre une décision bien plus grande que le pouvoir qui lui a été délégué.

Ce système est exacerbé par les chiens de garde du système médiatique, qui par fainéantise intellectuelle autant que par servilité et déférence à l'égard du pouvoir libéral en place, qui se multiplient de médias en médias pour imposer une pensée unique, en colportant les mêmes propos, les mêmes semblant d'analyse de la radio à la télé. De la télé à la presse écrite, créant un écho ininterrompu. Les Apathie, Zemmour, Lenglet, Duhamel et consors monopolisent les plateaux et, avec leurs clones, finissent par ne plus diffuser qu'un bruit de fond que de moins en moins de gens écoute.

D'ailleurs, cela fonctionne de moins en moins bien, si tant est qu'il ait fonctionné correctement un jour. Rappelons le référendum perdu de De Gaulle en 1969, le référendum de 2005 sur le Traité Constitutionnel Européen, où l'immense majorité des responsables des principaux partis politiques appelaient à voter "Oui" avec le résultat que l'on connaît. Aujourd'hui, François Fillon et la plupart des leaders de LR ont appelé ouvertement et clairement à voter "Emmanuel Macron " au deuxième tour. Pourtant, le groupe "sens commun" ne votera clairement pas comme la consigne a été donnée.

À quoi sert une consigne quand on sait pertinemment qu'elle ne sera pas respectée, voire même pas écoutée ? Quand les responsables des partis politiques donnent une telle consigne de vote, ils se donnent simplement l'illusion -avec la complicité des grands média - qu'ils ont un pouvoir sur l'ensemble des électeurs qui ont voté pour eux. Pourtant, ils ont au mieux un petit pouvoir sur les militants, très largement minoritaires à l'échelle de l'élection, mais finalement très peu, voire aucune emprise sur la masse de l'électorat.

Dans le secret de l'isoloir, au grand dam des innombrables chiens de garde libéraux que ce système dérange, l'électeur retrouve l'ensemble de son pouvoir. Celui du choix de voter, ou de ne pas voter. Et sur cela, nul n'y peut rien ! Même les chefs de parti !

Voir aujourd'hui la pression mise sur Jean-Luc Mélenchon pour qu'il se prononce clairement et donne une consigne de vote pour le deuxième tour en dit long sur l'étroitesse de vue, la servilité des médias dominants, relayés en cela par les innombrables petits relais sur les réseaux sociaux qui s'érigent subitement en citoyens éclairés de la résistance au fascisme, est signifiant de deux choses effrayantes. Soit l'ensemble des médias croit toujours à la force de prescription du chef, malgré les contradictions violentes du passé, soit il y a une peur de Jean-Luc Mélenchon et de son mouvement avec une évidente volonté de le discréditer.

Comme les médias sont loin d'être idiots et savent pertinemment que le pouvoir prescripteur du chef est quasi-nulle, et encore plus dans le cas de JL Mélenchon qui n'a de cesse de répéter depuis des années que : "La consigne, c'est qu'il n'y a pas de consigne !" Il faut par conséquent en conclure que les médias mènent une opération de manipulation visant à tenter de discréditer le porte-parole de la France insoumise, et rien d'autre ! Qu'il appelle à voter Macron ou non, changera-t-il quoique ce soit au résultat de l'élection ? Cela influera-t-il sur la décision des 7 millions d'électeurs qui ont voté pour lui au premier tour. Tous ceux qui ont lu son programme et adhéré à ses idées ne glisseront quoiqu'il arrive jamais un bulletin Front National pour le deuxième tour. Les médias, en menant une campagne d'opinion contre JL Mélenchon, se discréditent encore un peu plus, au lieu de jouer leur rôle de contre-pouvoir.

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Présidentielles, deuxième tour : le vote Macron imposé !

Publié le par thalasrum

Macron contre Le Pen au deuxième tour des élections présidentielles. Il y a donc plusieurs choix possibles pour l'électeur. Voter pour l'un ou pour l'autre candidat, voter blanc, voter nul, ou faire le choix de l'abstention. Mais depuis lundi matin, sur toutes les antennes, dans tous les médias, il ne reste plus qu'un seul choix. Le vote Macron. Sur les chaînes, radios ou journaux privés détenues par les grands groupes de milliardaires, le choix s'explique aisément : le choix Macron répond aux attentes très libérales de ces grands groupes. Mais dans les médias publics, le choix demeure identique : il faut voter Macron, point final !

Pour quel motif ? Quelle question ! L'infâme Marine Le Pen est la présidente du tout aussi insupportable Front National, parti nauséabond, extrémiste et qui ne rentre pas dans le cadre de la République. Ah bon ? Mais pourquoi a-t-il le droit de participer s'il est si dangereux ce parti ? Il devrait être interdit et depuis longtemps ? Dans mes souvenirs, seule une pétition lancée par Charlie Hebdo avait tenté de le faire interdire en recueillant plus de 100.000 signatures, mais le président de l'époque s'était bien gardé de prendre une quelconque décision. Légalement, le Front National est un parti comme les autres.

D'ailleurs, les médias le considèrent quotidiennement comme tel en invitant très fréquemment ses plus hauts responsables. Florian Philippot a quasiment un rond de serviette attitré sur les chaines d'information en continu. Pire ! Les idées développées par le Front National sont reprises par les grands médias, que ce soit l'islamophobie (Le Point, l'Express, Valeurs Actuelles...), l'ethnicisation systématique de tous les actes délictueux ou criminels (toutes les chaînes de télévision sans exception) alors que les statistiques ethniques n'existent pas dans notre République Une et Indivisible, ou encore la multiplication des titres et informations anxiogènes pour convaincre le citoyen lambda que l'on vit dans un monde dangereux, qui fait peur.

Mais entre les deux tours de l'élection présidentielle exclusivement, le Front National devient subitement un parti infréquentable contre lequel il faut lutter ! Il fallait voir le visage déconfit de Patrick Cohen durant la chronique de Nicole Ferroni quand elle a osé - Ô blasphème ! - dire tout le mal qu'elle pensait du programme d'Emmanuel Macron. La machine médiatique s'est lancée dans une croisade pour le vote Macron obligatoire. Tous ceux qui osent ne pas s'y rallier sans condition sont immédiatement pointés du doigt. Les vilains petits canards de la France Insoumise, dont le leader, Jean-Luc Mélenchon, a osé organiser une consultation démocratique pour savoir quel positionnement tenir pour le second tour, sont vilipendés sur tous les tons ! Avec la complicité de tous les grands partis politiques qui, bien qu'incapables de figurer au deuxième tour de l'élection, donnent de grandes leçons de démocratie, en expliquant que le seul vote possible est le vote Macron.

Rappelez-moi comment s'appelle un système politique où le vote est imposé aux citoyens ? Ne serait-ce pas une dictature ? Le premier a en faire ouvertement les frais a été Pierre Emmanuel Barré, humoriste et chroniqueur du mercredi dans l'émission de Nagui sur France Inter. Pour avoir voulu faire une chronique sur son intention de s'abstenir, il a été immédiatement censuré. Sa grandeur intellectuelle lui a fait prendre la juste décision de démissionner immédiatement.

En 2017, sur France Inter, si vous ne suivez pas la ligne officielle dictée par la direction, on vous censure. Marine Le Pen n'a plus besoin de gagner dans les urnes, elle a déjà gagné intellectuellement. La radio française de service censure les "déviants" à la ligne politique obligatoire. Plus besoin d'interventions politiques comme sous Sarkozy pour virer Didier Porte et Stéphane Guillon, la chaîne prend directement les choses en main. Dans la même veine sur la chaîne privée Cnews, Audrey Pulvar vient d'être suspendue d'antenne pour avoir commis le crime de signer une pétition anti-Le Pen ! Oui ! Vous avez bien lu ! C'est cela notre fonctionnement démocratique. Le quatrième pouvoir qu'ils disaient ?

Il ne reste plus qu'Internet pour pouvoir critiquer le programme d'Emmanuel Macron et ses intentions. Car contrairement à Chirac en 2002, qui dans l'entre deux tours, avait fait profil bas, avait fait semblant de jouer au rassembleur de l'unité national, Macron pavoise déjà partout où il passe. Il affirme haut et fort à qui veut l'entendre, qu'il ne bougera pas d'une ligne son programme, et que chaque voix au second tour sera une vois qui le légitimera lui et son programme. Il en profite pour mépriser le peuple avec ses soutiens sans aucune vergogne. Oui le programme de Macron, c'est du libéralisme pur et dur, au service des grands groupes et des actionnaires, contre le intérêts de la majorité des citoyens. C'est plus de précarité, plus de chômage, moins de sécurité, moins de services publics, et plus de souffrance pour l'immense majorité.

Le vote pour Macron ne sera donc pas SIMPLEMENT un vote contre Marine Le Pen. Le vote pour Macron lui servira à légitimer sa politique de casse sociale programmée. Qu'il gagne avec 60 ou 80% des voix ne sera pas neutre pour l'avenir ! Il faut y réfléchir à deux fois avant de glisser un bulletin dans une urne politique !

Dans ce cadre idyllique de la République française, Marine Le Pen n'a pas à s'inquiéter du résultat d'un second tour qu'elle ne veut surtout pas gagner. Idéologiquement, elle a déjà remporté la bataille. La censure s'applique sur le service public médiatique sans même que le pouvoir en place n'ait besoin d'intervenir. L'humour oui, mais dans la ligne politique prévue, et le petit doigt sur la couture du pantalon. C'est cela la démocratie que l'on veut nous vendre ? Elle est surprenante cette conception de la démocratie.

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Armement pour répondre à la violence : l'erreur fatale !

Publié le par thalasrum

Face à la violence récurrente qui frappe la Guadeloupe, qui fait du département un des plus violents de France, avec 45 homicides recensés en 2015 (pour 932 sur l'ensemble du territoire soit 4.82% des homicides pour 0.6% de la population française), les médias locaux usent et abusent largement de cette situation pour remplir leurs pages ou leurs éditions, avec unes, gros titres et si possible photos choc. Une affaire de car-jacking avec viol a rempli les pages du quotidien France Antilles pendant presque une semaine entière.

Ce week-end, dans la suite logique de la semaine, comme les auteurs présumés des faits avaient été arrêtés, le quotidien s'est empressé de maintenir une pression anxiogène en titrant sur l'explosion de vente des armes d'auto-défense, avec micro-trottoir devant un magasin vendant ce type de produits.

Malheureusement, le quotidien n'a pas cru bon de mener une enquête sur les effectifs de police et de gendarmerie dans notre département. Il n'a pas cru bon non plus de comparer avec les moyens sur l'ensemble du territoire, pas plus qu'il ne lui est venu à l'esprit de s'interroger sur les conséquences de cette explosion de l'armement (même défensif) de la population.

Car s'il est bien une chose qui est prouvée, c'est que la violence génère la violence. Et la multiplication des armes, quelque soit leur nature, ne fait qu'aggraver la situation de violence ! L'exemple des États-Unis est un modèle du genre ! C'est le pays où il y a le plus d'armes à feu en circulation, et c'est le pays qui commet statistiquement le plus d'homicide. N'allons quand même pas trop réfléchir.

Il est tellement plus simple d'aller interviewer trois personnes devant un magasin et de rédiger un article anxiogène avec un titre aussi racoleur qu'inutile, plutôt que d'enquêter sur les sources de la violence, les causes profondes et multiples. Trop de travail sans doute ! Et pire, peut-être la mise en cause de puissants responsables qui mènent des politiques irresponsables depuis trop longtemps.

L'accentuation des écarts de richesse, l'enfermement socio-économique, l'absence de toute perspective, l'absence de formation initiale, l'absence de formation continue, les manques criants en services publics... Autant de sujets passionnants que l'on ne traitera surtout pas en lien avec la violence en Guadeloupe !

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Liberté d'expression : après Charlie, Rebelle ?

Publié le par Mouloud

Rendez-vous demain à 14h devant le tribunal

Rendez-vous demain à 14h devant le tribunal

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Conférence de presse journal Rebelle

Publié le

Conférence de presse journal Rebelle

Conférence de presse journal Rebelle

Seule RCI et Canal 10 ont cru bon de se déplacer. La répression de la presse lycéenne et étudiante n'intéresse visiblement pas les médias guadeloupéens !

Pourtant le combat continue. Les deux jeunes Rebelles condamnés ont fait appel de la décision de justice.

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Journal Rebelle condamné : la lutte continue !

Publié le par thalasrum

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