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Articles avec #medias tag

Edouard Philippe, l'illustre inconnu précédé par le chant de ses casseroles !

Publié le par thalasrum

Édouard Philippe premier ministre. Pas une surprise, son nom avait fuité depuis bien longtemps dans les médias. Le retard dans l'annonce de 8 secondes a permis à Ruth Elkrief de faire une performance télévisuelle de vide et de son meublement. Car de surprise il n'y eut pas. Tout un chacun était tellement préparé à ce premier ministre, que toutes les recherches avaient été faites à son sujet !

Pas de chance ! Contrairement à ce que clame Alain Duhamel sur tous les tons, le nouveau premier ministre est tout sauf un novice politique. Maire du Havre, député LR, ex-d'Areva, Monsieur Philippe traîne déjà de nombreuses casseroles malgré ses 46 ans. Entre ses interventions douteuses au Niger à propos de l'uranium, son refus de la transparence sur son propre patrimoine qui lui a valu un blâme du la Haute Autorité pour la Transparence dans la Vie Publique (HATVP), et son indolence, pour ne pas envoyer un mot plus violent, à l'Assemblée Nationale. Faut-il passer sur l'œuvre littéraire de notre nouveau premier ministre dont le héros fait preuve d'un machisme sans commune mesure ?

Un inconnu réellement Édouard Philippe ? À en croire l'article du yetiblog, M.Philippe est un pur produit du système, créé par le système et vendu par les médias. En faisant croire qu'un inconnu tout beau tout neuf débarque à Matignon, les grands médias tentent de vendre un beau mensonge à la population !

Dans ce méli-mélo où chacun se réinvente une virginité avec la baguette magique Macron, on arrive à des situations cocasses. Ainsi, l'opposant socialiste malheureux d'Édouard Philippe à la mairie du Havre, en 2014, un certain Camille Galap (président d'Université), fervent soutien de François Hollande, s'est vu recasé recteur de l'académie de Guadeloupe par le président de la République d'alors pour oublier sa peine.

Trois ans après, Édouard Philippe est le premier ministre de Macron, auquel il s'est rallié (pas par l'opération du saint esprit comme on nous le chante sur tous les tons...). Va-t-il travailler main dans la main pour l'éducation en Guadeloupe avec le recteur Galap, qui en bon fidèle de François Hollande devrait normalement se rallier au président Macron ?

Quelle est belle cette politique des entourloupes, des petits arrangements entre amis, des clientèles, des services rendus qui en amènent d'autres, des relations malsaines entre privé et public ! Vous ne comprenez toujours pas pourquoi l'abstention monte ?

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Marine Le Pen a explosé le débat du deuxième tour !

Publié le par thalasrum

Les "experts" médiatiques ont passé la journée à se déployer pour savoir qui, de Marine Le Pen ou d'Emmanuel Macron, a gagné le débat présidentiel du deuxième tour. Pourtant, la question ne se pose pas ! Marine Le Pen l'a très largement emporté sur Emmanuel Macron, non pas selon les codes habituels voulus et mis en scène par les grands médias.

Les médias se multiplient pour montrer les incohérences, erreurs et mensonges de Marine Le Pen. Il n'y a qu'à prendre le site du Monde pour en dénicher une vingtaine ! Mais la violence développée par la candidate du FN a pesé sur son électorat, et même au-delà ! Non ! Le FN n'est pas un parti comme les autres. Non ! Le FN n'est pas dans la sphère rationnelle de la conviction. Non ! Le FN n'est pas là pour proposer un programme avec des idées !

Parce que le Front National n'est pas venu au débat pour débattre point par point contre Emmanuel Macron, mais bien pour mener le coup de poing contre ce qu'elle considère comme l'élite ! Même si Marine Le Pen est une très riche héritière méprisante pour le peuple, elle a réussi le tour de force de se placer dans la position de la représentante du peuple contre les élites. Elle a réussi le tour de force de faire croire que le débat était celui de la lutte des classes !

Et contre cela, Emmanuel Macron ne pouvait pas gagner ! On ne gagne pas contre une trolleuse irrationnelle ! De la même manière qu'en jouant contre la mort, on ne gagne qu'en perdant définitivement, on ne débat pas avec le FN, faute de quoi on ne peut pas gagner. Marine Le Pen a très bien tiré les leçons de la victoire de Trump contre Hillary Clinton. Elle a utilisé exactement les mêmes ressorts. L'affect, l'irrationnel, la violence verbale. Tous ces éléments ont nécessairement parlé à l'électorat de Marine Le Pen, mais aussi au-delà ! Chez tous les exclus, les victimes du libéralisme économique. Oui Marine Le Pen a su leur dire ce qu'ils voulaient entendre !

Comme l'a très bien écrit le twittos @sanescot,  "Débattre avec Marine Le Pen, c'est comme jouer aux échecs avec un pigeon. Peu importe votre niveau, le pigeon va juste renverser toutes les pièces, chier sur le plateau, et se pavaner fièrement comme s'il avait gagné". Tout est malheureusement écrit. 

En acceptant de débattre avec Marine Le Pen, Emmanuel Macron a accepté de dédiaboliser un peu plus le FN. Il a accepté les règles d'un jeu pipé ! Il peut s'en mordre les doigts aujourd'hui. Au mieux, il n'y a rien gagné. Au pire, il a donné une légitimité à la fille Le Pen. Chirac, en 2002, ne s'y était pas trompé.

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Le rôle du chef dans une démocratie : l'exemple de la France à l'épreuve de l'élection présidentielle !

Publié le par thalasrum

La société monarchique d'Ancien Régime française s'est construite sur le principe d'un roi légitimé par la religion catholique romaine. Le principe du "Ejus regio, cujus religio" (Pour chaque roi, sa religion) a permis au roi de s'imposer sur son peuple, jusqu'au paroxysme de Louis XIV. Régulièrement, même après la fin de la monarchie, les français se sont cherchés des hommes providentiels pour les diriger. Napoléon 1er par un coup d'État, mais surtout Louis Napoléon Bonaparte, futur Napoléon III qui liquide la 2nde République après son élection aux premières élections présidentielles. En 1940, les français donneront les pleins pouvoirs au quasi-sénile maréchal Pétain, avant de voter massivement pour la constitution de la Vème République monarchique, entraînant le retour au pouvoir du général de Gaulle. On pourrait multiplier les exemples d'hommes d'État, considérés comme providentiels sans jamais parvenir à l'exhaustivité. À l'échelon d'en dessous, au niveau des partis politiques, ce sont aussi des hommes providentiels (et quasiment jamais des femmes bizarrement) qui dirigent les partis (Robespierre, Jaurès, Blum, Mitterrand, Clémenceau, Daladier, Chirac,...) tout au long de notre histoire

Dans cette histoire française, le collectif délègue systématiquement à un chef qui guide, qui décide à sa place, alors que la logique démocratique voudrait plutôt que la décision soit prise collectivement et s'impose au chef qui serait désigné comme simple exécutant des décisions collectives ! Et pourtant ! Historiquement, dans une société peu éduquée, on peut comprendre, ou en tout cas expliquer la manipulation de tout ou partie du peuple par des ambitieux, bien que la Révolution française apporte un gigantesque démenti collectif à cette prétendue incapacité du peuple à s'organiser et décider par lui-même !

Aujourd'hui en 2017, notre organisation politique est toujours dans cette même logique. Les partis élisent un chef qui leur sert non pas de porte-parole, mais à qui ils délèguent des prérogatives gigantesques. Il n'est qu'à voir comment le représentant de EELV, élu démocratiquement par les militants pour les représenter aux élections présidentielles, a pris l'initiative de s'allier avec le candidat PS Hamon, avant d'ensuite demander la légitimité des militants. Le chef décide, le peuple acquiesce. Il en va de même pour les autres partis politiques institués de la sorte, que ce soit le FN, LR, le PS, le PCF ou tous les autres. Deux mouvements semblent échapper à cette démarche : en Marche, et la France insoumise.

Dès la fin du premier tour de la présidentielle dimanche soir, les chefs des partis politiques, se considérant omnipotents, et ne prenant pas la peine de consulter leurs adhérents, se sont arrogés le droit, comme après chaque élection, de prendre la décision de donner une consigne de vote à leurs électeurs pour l'élection suivante. Comme si les militants n'avaient pas leur mot à dire. Comme si le peuple n'était pas assez intelligent pour se construire une opinion politique propre, personnelle, et pertinente. Qu'un responsable politique donne son avis, c'est totalement logique et légitime. Mais qu'il donne une consigne de vote, sans même avoir consulté sa base militante, c'est prendre une décision bien plus grande que le pouvoir qui lui a été délégué.

Ce système est exacerbé par les chiens de garde du système médiatique, qui par fainéantise intellectuelle autant que par servilité et déférence à l'égard du pouvoir libéral en place, qui se multiplient de médias en médias pour imposer une pensée unique, en colportant les mêmes propos, les mêmes semblant d'analyse de la radio à la télé. De la télé à la presse écrite, créant un écho ininterrompu. Les Apathie, Zemmour, Lenglet, Duhamel et consors monopolisent les plateaux et, avec leurs clones, finissent par ne plus diffuser qu'un bruit de fond que de moins en moins de gens écoute.

D'ailleurs, cela fonctionne de moins en moins bien, si tant est qu'il ait fonctionné correctement un jour. Rappelons le référendum perdu de De Gaulle en 1969, le référendum de 2005 sur le Traité Constitutionnel Européen, où l'immense majorité des responsables des principaux partis politiques appelaient à voter "Oui" avec le résultat que l'on connaît. Aujourd'hui, François Fillon et la plupart des leaders de LR ont appelé ouvertement et clairement à voter "Emmanuel Macron " au deuxième tour. Pourtant, le groupe "sens commun" ne votera clairement pas comme la consigne a été donnée.

À quoi sert une consigne quand on sait pertinemment qu'elle ne sera pas respectée, voire même pas écoutée ? Quand les responsables des partis politiques donnent une telle consigne de vote, ils se donnent simplement l'illusion -avec la complicité des grands média - qu'ils ont un pouvoir sur l'ensemble des électeurs qui ont voté pour eux. Pourtant, ils ont au mieux un petit pouvoir sur les militants, très largement minoritaires à l'échelle de l'élection, mais finalement très peu, voire aucune emprise sur la masse de l'électorat.

Dans le secret de l'isoloir, au grand dam des innombrables chiens de garde libéraux que ce système dérange, l'électeur retrouve l'ensemble de son pouvoir. Celui du choix de voter, ou de ne pas voter. Et sur cela, nul n'y peut rien ! Même les chefs de parti !

Voir aujourd'hui la pression mise sur Jean-Luc Mélenchon pour qu'il se prononce clairement et donne une consigne de vote pour le deuxième tour en dit long sur l'étroitesse de vue, la servilité des médias dominants, relayés en cela par les innombrables petits relais sur les réseaux sociaux qui s'érigent subitement en citoyens éclairés de la résistance au fascisme, est signifiant de deux choses effrayantes. Soit l'ensemble des médias croit toujours à la force de prescription du chef, malgré les contradictions violentes du passé, soit il y a une peur de Jean-Luc Mélenchon et de son mouvement avec une évidente volonté de le discréditer.

Comme les médias sont loin d'être idiots et savent pertinemment que le pouvoir prescripteur du chef est quasi-nulle, et encore plus dans le cas de JL Mélenchon qui n'a de cesse de répéter depuis des années que : "La consigne, c'est qu'il n'y a pas de consigne !" Il faut par conséquent en conclure que les médias mènent une opération de manipulation visant à tenter de discréditer le porte-parole de la France insoumise, et rien d'autre ! Qu'il appelle à voter Macron ou non, changera-t-il quoique ce soit au résultat de l'élection ? Cela influera-t-il sur la décision des 7 millions d'électeurs qui ont voté pour lui au premier tour. Tous ceux qui ont lu son programme et adhéré à ses idées ne glisseront quoiqu'il arrive jamais un bulletin Front National pour le deuxième tour. Les médias, en menant une campagne d'opinion contre JL Mélenchon, se discréditent encore un peu plus, au lieu de jouer leur rôle de contre-pouvoir.

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Présidentielles, deuxième tour : le vote Macron imposé !

Publié le par thalasrum

Macron contre Le Pen au deuxième tour des élections présidentielles. Il y a donc plusieurs choix possibles pour l'électeur. Voter pour l'un ou pour l'autre candidat, voter blanc, voter nul, ou faire le choix de l'abstention. Mais depuis lundi matin, sur toutes les antennes, dans tous les médias, il ne reste plus qu'un seul choix. Le vote Macron. Sur les chaînes, radios ou journaux privés détenues par les grands groupes de milliardaires, le choix s'explique aisément : le choix Macron répond aux attentes très libérales de ces grands groupes. Mais dans les médias publics, le choix demeure identique : il faut voter Macron, point final !

Pour quel motif ? Quelle question ! L'infâme Marine Le Pen est la présidente du tout aussi insupportable Front National, parti nauséabond, extrémiste et qui ne rentre pas dans le cadre de la République. Ah bon ? Mais pourquoi a-t-il le droit de participer s'il est si dangereux ce parti ? Il devrait être interdit et depuis longtemps ? Dans mes souvenirs, seule une pétition lancée par Charlie Hebdo avait tenté de le faire interdire en recueillant plus de 100.000 signatures, mais le président de l'époque s'était bien gardé de prendre une quelconque décision. Légalement, le Front National est un parti comme les autres.

D'ailleurs, les médias le considèrent quotidiennement comme tel en invitant très fréquemment ses plus hauts responsables. Florian Philippot a quasiment un rond de serviette attitré sur les chaines d'information en continu. Pire ! Les idées développées par le Front National sont reprises par les grands médias, que ce soit l'islamophobie (Le Point, l'Express, Valeurs Actuelles...), l'ethnicisation systématique de tous les actes délictueux ou criminels (toutes les chaînes de télévision sans exception) alors que les statistiques ethniques n'existent pas dans notre République Une et Indivisible, ou encore la multiplication des titres et informations anxiogènes pour convaincre le citoyen lambda que l'on vit dans un monde dangereux, qui fait peur.

Mais entre les deux tours de l'élection présidentielle exclusivement, le Front National devient subitement un parti infréquentable contre lequel il faut lutter ! Il fallait voir le visage déconfit de Patrick Cohen durant la chronique de Nicole Ferroni quand elle a osé - Ô blasphème ! - dire tout le mal qu'elle pensait du programme d'Emmanuel Macron. La machine médiatique s'est lancée dans une croisade pour le vote Macron obligatoire. Tous ceux qui osent ne pas s'y rallier sans condition sont immédiatement pointés du doigt. Les vilains petits canards de la France Insoumise, dont le leader, Jean-Luc Mélenchon, a osé organiser une consultation démocratique pour savoir quel positionnement tenir pour le second tour, sont vilipendés sur tous les tons ! Avec la complicité de tous les grands partis politiques qui, bien qu'incapables de figurer au deuxième tour de l'élection, donnent de grandes leçons de démocratie, en expliquant que le seul vote possible est le vote Macron.

Rappelez-moi comment s'appelle un système politique où le vote est imposé aux citoyens ? Ne serait-ce pas une dictature ? Le premier a en faire ouvertement les frais a été Pierre Emmanuel Barré, humoriste et chroniqueur du mercredi dans l'émission de Nagui sur France Inter. Pour avoir voulu faire une chronique sur son intention de s'abstenir, il a été immédiatement censuré. Sa grandeur intellectuelle lui a fait prendre la juste décision de démissionner immédiatement.

En 2017, sur France Inter, si vous ne suivez pas la ligne officielle dictée par la direction, on vous censure. Marine Le Pen n'a plus besoin de gagner dans les urnes, elle a déjà gagné intellectuellement. La radio française de service censure les "déviants" à la ligne politique obligatoire. Plus besoin d'interventions politiques comme sous Sarkozy pour virer Didier Porte et Stéphane Guillon, la chaîne prend directement les choses en main. Dans la même veine sur la chaîne privée Cnews, Audrey Pulvar vient d'être suspendue d'antenne pour avoir commis le crime de signer une pétition anti-Le Pen ! Oui ! Vous avez bien lu ! C'est cela notre fonctionnement démocratique. Le quatrième pouvoir qu'ils disaient ?

Il ne reste plus qu'Internet pour pouvoir critiquer le programme d'Emmanuel Macron et ses intentions. Car contrairement à Chirac en 2002, qui dans l'entre deux tours, avait fait profil bas, avait fait semblant de jouer au rassembleur de l'unité national, Macron pavoise déjà partout où il passe. Il affirme haut et fort à qui veut l'entendre, qu'il ne bougera pas d'une ligne son programme, et que chaque voix au second tour sera une vois qui le légitimera lui et son programme. Il en profite pour mépriser le peuple avec ses soutiens sans aucune vergogne. Oui le programme de Macron, c'est du libéralisme pur et dur, au service des grands groupes et des actionnaires, contre le intérêts de la majorité des citoyens. C'est plus de précarité, plus de chômage, moins de sécurité, moins de services publics, et plus de souffrance pour l'immense majorité.

Le vote pour Macron ne sera donc pas SIMPLEMENT un vote contre Marine Le Pen. Le vote pour Macron lui servira à légitimer sa politique de casse sociale programmée. Qu'il gagne avec 60 ou 80% des voix ne sera pas neutre pour l'avenir ! Il faut y réfléchir à deux fois avant de glisser un bulletin dans une urne politique !

Dans ce cadre idyllique de la République française, Marine Le Pen n'a pas à s'inquiéter du résultat d'un second tour qu'elle ne veut surtout pas gagner. Idéologiquement, elle a déjà remporté la bataille. La censure s'applique sur le service public médiatique sans même que le pouvoir en place n'ait besoin d'intervenir. L'humour oui, mais dans la ligne politique prévue, et le petit doigt sur la couture du pantalon. C'est cela la démocratie que l'on veut nous vendre ? Elle est surprenante cette conception de la démocratie.

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Victoire de Mélenchon eclipsée par François Fillon !

Publié le par thalasrum

Ce week-end a marqué une grande étape dans l'union de la gauche, celle qui aspire à gouverner la France sur un programme construit, pensé et axé sur les besoins du peuple. La candidature de Jean-Luc Mélenchon et son programme de la France insoumise ont ainsi été rejoints par le Parti Communiste Français, dont les militants ont majoritairement voté pour se rallier plutôt que de présenter une candidature communiste isolée.

Les cadres du PCF ont été désavoués par le base et Pierre Laurent et Marie-Georges Buffet se retrouvent confortés dans leurs choix de soutien à la candidature Mélenchon. Le PCF a fait le triple choix du refus de  l'isolement suicidaire, du refus de la servitude de la primaire du PS, et donc d'une union sur un programme au service de la population.

Pas un seul des grands médias n'a cru bon de noter cet événement, pourtant fondateur d'un grand projet commun de gauche. Les médias étaient tellement occupés à gloser sur la victoire de Fillon et anticiper sur un deuxième tour Le Pen Fillon - les mêmes rappelez-vous qui expliquaient avec le sérieux et la gravité de l'omniscience que Juppé serait le candidat de la droite il y a trois semaines - qu'ils ne se préoccupent même plus de ce qui se passe à gauche.

De temps en temps concèdent-ils à discuter du sac de nœuds du PS, qui ressemble en l'état à tout sauf à un parti en ordre de marche. Où est le programme ? On verra quand on aura le candidat ! Sic ! C'est le monde à l'envers. Le PS va donc demander dans quelques semaines à des gens de se prononcer sur un nom, mais sans avoir défini le moindre programme en amont... à moins de six mois de l'élection présidentielle. Sur le ton : votez pour nous ! On s'occupera de tout ensuite ! Depuis 2012 on a vu : la loi macron, la loi El Khomri, la répression syndicale, la réforme du collège...

À l'arrivée, la crédibilité de la candidature Mélenchon prend tout son sens. L'union de la gauche se forme tranquillement mais sûrement. Et ce d'autant plus que la dérive droitière du PS, et du candidat LR, François Fillon, ouvrent un boulevard pour proposer aux citoyens une alternative crédible aux programmes libéraux, au service du patronat et des rentiers proposés par les autres partis politiques. Oui le programme de la France insoumise, basé sur l'écologie et la révolution citoyenne est au service du peuple, pas des actionnaires !

Quant à ceux qui ne peuvent dépasser la personne de Mélenchon et refusent de voir le programme qui va avec, on ne peut que leur répondre qu'ils sont complices d'un système qu'ils cautionnent et qui porte le nom de Vème République. Un régime qui personnalise à outrance le pouvoir avec la complicité des médias, tellement friands des petites phrases, des bons mots et des provocations verbales de Jean-Luc Mélenchon. Rappelons à ceux qui essayent de se faire croire que Mélenchon est un autocrate, dictateur, que les deux premières années de la fondation du Parti de Gauche, il s'est contenté d'argumenter et de parler des idées, mais sans avoir droit à une seule seconde de présence médiatique. C'est au moment où il a décidé de prendre l'option du jeu médiatique construit par les médias qu'il a pu avoir de l'audience !

Maintenant que la gauche est en ordre de bataille, il reste à convaincre le plus grand nombre d'aller voir le programme de la France insoumise, de le lire attentivement, et de voter en conscience pour le programme le plus avantageux !

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Fillon largement en tête des primaires : l'échec des sondages et des analystes politiques !

Publié le par thalasrum

Source : AcrimedFrançois Fillon est arrivé largement en tête des primaires de la droite et du centre au grand désarroi des chiens de garde médiatique et de leurs principaux pourvoyeurs de vide intellectuel sur lequel gloser : les instituts de sondage. En se forçant à la écouter, à l'insu de mon plein gré, mais il faut dire qu'ils sont présents partout, on pouvait entendre que tout était plié, on aurait un deuxième tour Juppé-Sarkozy et Fillon serait le troisième homme, comme symbole de sa "bonne campagne électorale". Si si ! Jusqu'à dimanche c'était la mono-analyse "politique". D'ailleurs sur tous les plateaux télévisés, il y avait un soutien de Juppé et un de Sarkozy, jamais un de Fillon. 

Les instituts de sondage se sont largement plantés... de plus de 12 points sur le score de François Fillon, une paille ! sic ! Et le troisième homme est soudain devenu le leader incontesté de la droite. Le grandissime favori Juppé relégué au rang de faire valoir. Une nouvelle fois, les instituts de sondage français, qui donnaient de grandes leçons de morale à leurs homologues étatsuniens, incapables de prédire la victoire de Donald Trump, viennent de se prendre la porte dans la figure. 

Pourquoi ? Parce que leur travail est tout sauf scientifique ! C'est au mieux du doigt mouillé, au pire un vague sentiment exprimé par les milieux autorisés (voir le fameux sketch de Coluche à ce sujet, il n'a pas vieilli d'une virgule, à partir de 2'15" dans la vidéo). L'excellent site les Jours, a d'ailleurs démonté un sondage de cette primaire de la droite qui s'appuie sur un panel de plus de 9.700 personnes... ce que retiennent les chiens de garde médiatique... mais dont seulement 800 sont sûrs d'aller voter !!! Le sondage sur moins de 1.000 personnes n'a donc aucun fondement !

Par ailleurs, les instituts de sondage s'interrogeaient, lissaient, en clair inventaient des règles en fonction de leur feeling sur le nombre d'électeurs de gauche qui allaient se déplacer. Ils regardaient à gauche, et l'action s'est déroulé à l'extrême droite ! Qui a porté François Fillon largement en tête ? La France blanche, rurale, catholique intégriste ("Je suis personnellement contre l'avortement" a twitté Fillon), réactionnaire ("Il faut réécrire le roman national pour les enfants" dixit le candidat Fillon), rance ("La colonisation est un partage de culture"), homophobe ("Je réécrirai la loi Taubira sur le mariage pour tous"), anti-musulmane ("Je défendrai les maires et je légiférerai contre le port du burkini").

Ce sont donc les électeurs propres sur eux du Front National, l'électorat de De Villiers, l'électorat de la Manif pour Tous qui a porté Fillon en tête, cette France nostalgique d'avant... d'avant la Révolution, d'avant la République, d'avant 1936, où le slogan Travail, Famille, Patrie résonne favorablement. Ça, aucun institut de sondage n'avait ne serait-ce que pressenti que ce peuple rance se déplacerait ! Et en masse !

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Après 31 jours de grève, reprise du travail à I-télé !

Publié le par thalasrum

Certes, I-télé n'est pas ma chaîne préférée. Le fait que Zemmour y ait eu porte ouverte pendant très longtemps, les soirées foot, ainsi que tous les travers d'une chaîne d'info en continue qui radote et met en scène le quotidien, plutôt que de l'analyser.

Mais en 31 jours de grève, les salariés d'I-télé ont démontré leur capacité à résister à l'empire Bolloré, à l'arbitraire, à se battre pour tenter de rester indépendant, à se battre contre la télé poubelle de Morandini !

Ils n'ont pas gagné grand'-chose, mais leur combat est salutaire pour démonter la mainmise d'un empire financier sur un média. Combat exemplaire puisque l'immense majorité de la presse français est détenue par des grands groupes financiers. À l'arrivée, Bolloré a réussi à maintenir Morandini, même s'il est enserré dans un cordon sanitaire, et a surtout obtenu le départ d'une trentaine de salariés. Pire, les salariés n'ont pas obtenu que Serge Nedjar ne porte plus la double casquette de directeur et de directeur de la rédaction, gage d'indépendance pour les journalistes !

Ci-dessous, la reproduction du texte des salariés d'I-télé publié ce jour par les Jours.

Le texte des salariés d’i-Télé

« Après 31 jours de grève, nous, salariés d’i-Télé, avons décidé de suspendre notre mouvement. 31 jours, pendant lesquels nous sommes restés unis. 31 jours âpres, où reconduire la grève ne fut jamais un moment facile compte tenu des sacrifices financiers exigés et de notre soif de couvrir l’actualité du monde. 31 jours qui font de ce conflit, le plus long de l’audiovisuel depuis 1968. Notre objectif ne fut pas d’écrire l’histoire mais de donner un avenir à chacun de nous dans une chaîne que nous avons portée depuis 17 ans. 
Ce combat fut celui de notre indépendance éditoriale, de la défense de l’honnêteté et de la rigueur de notre travail. 

L’arrivée de Jean-Marc Morandini sur i-Télé, deuxième chaîne d’information en continu en France, à un horaire exposé, a suscité l’émotion légitime des salariés.
La signification brutale par la direction de l’ouverture d’une clause de conscience nous a donné le sentiment d’être poussés dehors.
Ces éléments se sont ajoutés à un malaise déjà profond. Deux motions de défiance en quatre mois. Une grève de 4 jours en juin suite à l’annonce de la suppression de 50 postes – dans une chaîne où l’exigence demandée à chacun était déjà critique.
Voilà pourquoi nous avons décidé de nous mettre en grève le 17 octobre.
Ce mouvement fut à l’image d’i-Télé. Fort mais fragile, déterminé mais respectueux. Nos assemblées générales quotidiennes ont permis à tous de s’exprimer. Les salariés ont su faire preuve de maturité et de sang froid face aux nombreuses épreuves qui ont émaillé ce conflit.
Le dialogue avec la direction a été lent, difficile, rythmé par de trop nombreuses plages de silence. 

Nous n’avons pas obtenu le retrait de Jean-Marc Morandini. Mais nous avons obtenu que son travail soit très encadré et qu’aucun collaborateur d’i-Télé ne soit contraint de travailler avec lui contre son gré, une disposition sans précédent dans une entreprise de presse. Nous n’avons pas obtenu la séparation des postes de directeur général et de directeur de la rédaction. Mais nous avons obtenu des garanties sur l’indépendance de la rédaction. Une charte éthique sera rédigée, dans le cadre de la loi Bloche, dans les 4 mois.
Ces dispositions, nous les avons obtenues pour ceux qui demeurent à i-Télé. Pour tenter de leur assurer un cadre de travail pérenne. Pour protéger ceux qui quittent i-Télé nous avons revendiqué un cadre collectif de négociation. 

Aujourd’hui, rester ou partir est un choix difficile. Et pour beaucoup d’entre nous cela ne s’apparente pas à un choix. 

Tout au long de ce conflit, notre détermination a été renforcée au fil des messages de soutiens de plus en plus nombreux. Des messages émanant de toutes les rédactions. Des témoignages de téléspectateurs. Des prises de position de responsables politiques et de personnalités médiatiques. Nous remercions chacun avec émotion. 

Nous sortons de ce conflit éreintés et meurtris mais la tête haute, avec au cœur le sentiment d’avoir tenté de défendre notre honneur. 
Nous sortons tous ensemble de cette grève plus que jamais attachés à cette chaîne. Ensemble nous demeurerons vigilants.
Notre combat a dépassé les murs d’i-Télé car il soulève des questions sur l’information aujourd’hui en France. Nous, salariés d’i-Télé, avons tenté d’y répondre humblement et en conscience. »

Les salariés d'I-télé

 

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11 - 13 novembre, pourquoi commémorer exclusivement la mort et la violence ?

Publié le par thalasrum

Après le 11 novembre vendredi pour commémorer la boucherie de 14-18, revoilà deux jours plus tard nos écrans remplis de larmes et de bon sentiments pour commémorer la boucherie de l'année dernière ! Si l'on ajoute le 8 mai, pour commémorer la boucherie de 39-45, ça en fait des morts à s'occuper.

Quelle utilité pour une société de vouloir se rassembler uniquement sur des événements commémorant la violence, la mort ? Maintenir un niveau anxiogène élevé ? Sur le ton, ne soyez pas trop heureux, la mort, la violence et la guerre sont toujours à nos portes ? Le 11 novembre et le 8 mai, la France clame en cœur sa revanche contre l'Allemagne, quand bien même il s'agit d'une réécriture simpliste de l'histoire. Quand bien même aujourd'hui, cette revanche n'a plus aucun sens.

Mais alors pourquoi officialiser le un an après du 13 novembre ? Ce n'est pas uniquement un choix médiatique, mais aussi un choix politique, puisque le gouvernement et son président ont choisi de créer des commémorations officielles. Et alors quoi ? Veut-on nous préparer une "guerre de civilisation" ? Mais contre qui ?

On ne se bat pas contre le terrorisme, excepté en éduquant les gens aux valeurs de la République : Liberté, mais aussi et surtout Égalité et Fraternité ! Si le gouvernement voulait arrêter la guerre contre Daesh, cela ferait un éternité que l'État français aurait interdit toute vente d'armes à l'Arabie Saoudite !

Il faut en conclure que ces commémorations sont un subterfuge. Elles ne servent qu'à tenter d'unir les gens dans une peur, dans une douleur, si possible une angoisse contre un ennemi quasiment imaginaire pour plus de 99,9% de la population. Le but unique est de faire oublier au peuple la trahison des élites. Leur faire oublier que les politiques menées depuis plus de trente ans ne sont qu'au service des plus riches, des entreprises, du capital et au détriment du peuple.

Pour unir le peuple, on pourrait commémorer le bonheur, le positif, les victoires populaires, plutôt que la mort et les marchands de canon. Pourquoi ne pas commémorer la création des congés payés de 1936 avec les accords de Matignon ? Pourquoi ne pas commémorer le droit à l'IVG pour les femmes ? Pourquoi ne pas commémorer l'abolition de la peine de mort ? Ça aurait une autre image pour la société. On comprendrait alors les véritables priorités de notre société !

Plus l'oligarchie parvient à enfermer le peuple dans une peur la moins rationnelle possible, en lui faisant oublier ses véritables préoccupations, plus l'oligarchie a de chance de poursuivre sa politique contre le peuple. Ces commémorations morbides, largement sur-médiatisées contribuent à accroître la puissance de l'oligarchie !

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Quand Pernaut, TF1 et France 2 servent ouvertement la soupe au FN !

Publié le par thalasrum

Tout a commencé avec France 2 qui a cru bon d'inviter Marine Le Pen en plateau le 9 à 20 heures pour commenter l'élection de Donald Trump aux États-Unis ! Grand écart facial de "journalistes" français qui donnent de grandes leçons de morale à leurs confrères étatsuniens sur leur responsabilité dans l'élection de Trump, et qui font semblant de ne pas voir le javelot qu'ils ont planté dans l'œil en servant ouvertement la soupe à la droite la plus extrême et au FN.

TF1, jalouse du choix éditorial de sa concurrente directe a donc réagi dès aujourd'hui, durant le journal de Jean-Pierre Pernaut à 13 heures et qui, faisant le lien entre deux reportages qui n'avaient strictement rien à voir, s'est permis d'éructer : «Voilà, plus de place pour les sans-abri mais en même temps les centres pour migrants continuent à ouvrir partout en France». Aucun membre du Front National n'aurait enlevé une virgule à cette assertion, aussi scandaleuse qu'inexacte.

Vous allez me dire, c'est différent ! France 2, c'est le service public, alors que TF1, c'est une chaîne privée ! Oui mais ! Car il y a toujours un mais ! TF1 a été confiée à M.Bouygues en échange d'un "mieux disant culturel". Comme pour M6, TF1 n'a qu'une délégation de service public, et se doit donc d'exercer avec déontologie le travail de journaliste. Jean-Pierre Pernaut n'en est pas à son coup d'essai en matière de sortie nauséabonde. Il suffit pour s'en convaincre de suivre ce lien

Alors aujourd'hui, les chaînes publiques servent ouvertement la soupe de Nicolas Sarkozy et du Front National ! Il suffit ! L'argent des impôts doit servir une nécessaire égalité politique et pas simplement une équité qui n'est que de façade ! Le Pen tente d'utiliser la même stratégie que Trump à la différence notable que les médias main streams étatsuniens crachaient sur ce dernier, alors que nos médias tricolores servent la soupe de la première !

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Trump 45ème président des États-Unis : l'Amérique blanche et raciste l'a emporté !

Publié le par thalasrum

Donald Trump deviendra en janvier le 45ème président des États-Unis d'Amérique. Son duel avec Hillary Clinton s'est soldé par une victoire par KO qu'aucun des grands médias américain n'a été en état de prévoir ! D'ailleurs, les médias reconnaissaient eux-mêmes qu'ils soutenaient la candidature Clinton à 97%. Qui a donc bien pu voter Trump dans ces conditions ?

La réponse est limpide : les hommes blancs, laissés pour compte de la croissance, loin de la côte Est ou Ouest, dont aucun autre homme politique ne se soucie. Il suffit d'y ajouter les républicains sans distinction de sexe, les anti-Clinton, la majorité des déçus et frustrés des huit années Obama, et les innombrables millions d'abstentionnistes qui ne se sont retrouvés dans aucun des deux candidats : en clair les latinos, les noirs et les asiatiques dont Hillary Clinton n'a pas su saisir le vote malgré les efforts désespérés du couple Obama.

Donald Trump s'est contenté de raconter à tous ces gens-là une belle histoire : personne ne vous écoute ? Moi je suis là ! Vous n'avez pas de travail ? Moi je vais vous en trouver en menant une politique protectionniste ! Vous avez peur pour votre sécurité ? Je vais mettre les immigrés dehors avec les musulmans ! Comment vais-je réussir ? Regardez mon parcours personnel, je suis devenu milliardaire, j'ai réussi ! Je vous mènerai vous aussi à la réussite ! Et pour enrober le tout, Trump a utilisé la corde sensible du machisme beauf primaire en se présentant comme le candidat mâle dominant prêt à conduire un pays vers le renouveau.

La réussite politique de la campagne de Trump a été totale ! Plus les médias l'accablaient, plus il s'en servait pour se présenter comme le candidat de l'anti-système. Ce qu'il n'est absolument pas ! Pour s'en convaincre, il suffit de renvoyer à un post précédent ! Car qui est Donald Trump ? Un businessman milliardaire qui fait pleinement partie de l'élite qu'il prétend dénoncer ! Les Clinton étaient à son mariage ! Il a financé en partie de la campagne de la sénatrice de New York Hillary Clinton ! Il parle aujourd'hui de protectionnisme alors qu'il a délocalisé les productions de ses entreprises dans des pays à bas coût !

Maintenant qu'il est président, que va-t-il faire ? L'interrogation est grande ! Construire un mur avec le Mexique ? L'économie étatsunienne a trop besoin de cette immigration pour remplir toutes les tâches que les blancs étatsuniens ne veulent pas remplir ! Mettre tous les musulmans sous surveillance ? Tout simplement impossible ! Sans doute va-t-il prendre quelques décisions choc pour faire joli dans les médias, mais il sera bien vite obligé de s'arrêter sur l'immigration.

Mener une politique protectionniste ? C'est sans aucun doute un levier qu'il va partiellement actionner. Mais partiellement seulement, puisque l'économie des États-Unis est bien trop intégrée dans la mondialisation pour rompre les liens qui existent aujourd'hui. Pour prendre un seul exemple, celui d'un iphone, dix pays du monde entier sont concernés dans sa fabrication. En faire un produit 100% made in USA multiplierait son prix par deux ou par trois... Qui pourrait encore se l'acheter à un tel prix ? Sans compter les mesures de rétorsion des pays qui subiraient les conséquences de cette politique protectionniste (Chine, Inde...)

Le discours ségrégationniste ? Si le président Trump ne veut pas d'un pays à feu et à sang, il a tout intérêt à ne surtout pas activer ce levier s'il souhaite gouverner le pays pendant quatre ans. Certes, le risque est grand de voir la police se sentir en toute impunité avec ce président et les meurtres de noirs se multiplier. Mais le président Trump ne pourra en aucun cas les soutenir comme il a pu le faire pendant la campagne. Au pire, sera-t-il tenu au silence !

Ce sont finalement les femmes qui risquent de pâtir le plus de cette élection. Puisqu'il reviendra au président Trump de nommer le neuvième juge de la cour suprême, vacant pour l'instant. Et l'on ne peut douter qu'il nomme un juge conservateur, ce qui ouvrira la porte à tous les retours en arrière possibles, en cautionnant les choix les plus rétrogrades d'États réactionnaires. Le droit à l'avortement risque ainsi de connaître de profondes remises en cause, pour ne prendre qu'un seul exemple.

En tout état de cause, l'élection de Trump marque définitivement la défaite du fonctionnement médiatique actuel et des instituts de sondages, dont aucun n'a été capable de donner une véritable image électorale des États Unis en amont de l'élection.

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