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Des milliers de veaux au Trocadéro contre la République !

Publié le par thalasrum

François Fillon, englué dans le "Penelopegate", convoqué par les juges, lâché par son parti, a décidé de poursuivre, contre vents et marées sa campagne pour l'élection présidentielle. Ce dimanche, il avait lancé un appel à rassemblement au Trocadéro pour un discours de campagne. Des milliers de supporters se sont déplacés, avec force drapeaux tricolores pour soutenir leur candidat. Des groupes proches de la manif pour tous avaient rameuté ban et arrière ban pour "réussir l'événement" !

Le bilan est catastrophique pour la République ! François Fillon a commencé par se parjurer en persistant dans sa candidature, malgré ses casseroles judiciaires insupportables, alors qu'il expliquait qu'un homme politique mise en examen ne pouvait pas être candidat à une élection. En 1999, il prônait même l'exclusion de sa famille politique des mis en examen. Mais le parjure fait partie depuis longtemps du trouble et sale jeu de la politique politicienne dans son acception la plus vile.

Le bilan est catastrophique pour la République ! Des milliers de drapeaux tricolores ont été salis lors de ce rassemblement de soutien ! Le drapeau tricolore, celui de la Révolution française, celui qui servait de bannière de ralliement pour la patrie contre les tyrans étrangers, contre les réactionnaires de tous bords. Ce drapeau fièrement brandis par ces gens qui revendiquent une culture de l'ancien régime où certains, par leur position seraient moins justiciables que d'autres. Certains, selon ces milliers de gens, pourraient s'affranchir des règles communes ! Le drapeau tricolore brandi par des partisans de la contre-Révolution ! Quelle honte !

Le bilan est catastrophique pour la République ! Des milliers de gens ont revendiqué ce jour de voter pour un homme mis en examen. Certes pas condamné ! Mais mis en examen. Le vote pour ce personnage reviendrait à lui accorder une grâce de cinq ans ! À quel titre peut-on vouloir souiller à ce point les institutions de la République ? Les commentateurs étrangers raillent notre République, qui s'apprête à laisser concourir deux mis en examen : François Fillon et Marine Le Pen, quand dans toute démocratie qui se respecte un mis en examen ne tient pas trois heures devant la pression générale !

Le bilan est catastrophique pour la République ! À l'heure où des millions de citoyens se désintéressent de la politique, encrassée par le mensonge, la corruption, les affaires, deux candidats importants salissent un peu plus l'image de la classe politicienne en maintenant leur candidature en dépit du bon sens ! Cette situation doit cesser ! Il en va de notre République ! Il ne s'agit de couleur politique ! Il s'agit d'éthique, de bon sens ! Laisser deux mis en examen concourir à la présidence de la République, c'est prendre le risque d'une grave crise de la société. Car alors, comment expliquer à la population qu'il faut respecter les lois qui permettent le vivre ensemble quand les dirigeants s'en affranchissent éhontément ? Liberté, égalité, fraternité ?

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Fillon largement en tête des primaires : l'échec des sondages et des analystes politiques !

Publié le par thalasrum

Source : AcrimedFrançois Fillon est arrivé largement en tête des primaires de la droite et du centre au grand désarroi des chiens de garde médiatique et de leurs principaux pourvoyeurs de vide intellectuel sur lequel gloser : les instituts de sondage. En se forçant à la écouter, à l'insu de mon plein gré, mais il faut dire qu'ils sont présents partout, on pouvait entendre que tout était plié, on aurait un deuxième tour Juppé-Sarkozy et Fillon serait le troisième homme, comme symbole de sa "bonne campagne électorale". Si si ! Jusqu'à dimanche c'était la mono-analyse "politique". D'ailleurs sur tous les plateaux télévisés, il y avait un soutien de Juppé et un de Sarkozy, jamais un de Fillon. 

Les instituts de sondage se sont largement plantés... de plus de 12 points sur le score de François Fillon, une paille ! sic ! Et le troisième homme est soudain devenu le leader incontesté de la droite. Le grandissime favori Juppé relégué au rang de faire valoir. Une nouvelle fois, les instituts de sondage français, qui donnaient de grandes leçons de morale à leurs homologues étatsuniens, incapables de prédire la victoire de Donald Trump, viennent de se prendre la porte dans la figure. 

Pourquoi ? Parce que leur travail est tout sauf scientifique ! C'est au mieux du doigt mouillé, au pire un vague sentiment exprimé par les milieux autorisés (voir le fameux sketch de Coluche à ce sujet, il n'a pas vieilli d'une virgule, à partir de 2'15" dans la vidéo). L'excellent site les Jours, a d'ailleurs démonté un sondage de cette primaire de la droite qui s'appuie sur un panel de plus de 9.700 personnes... ce que retiennent les chiens de garde médiatique... mais dont seulement 800 sont sûrs d'aller voter !!! Le sondage sur moins de 1.000 personnes n'a donc aucun fondement !

Par ailleurs, les instituts de sondage s'interrogeaient, lissaient, en clair inventaient des règles en fonction de leur feeling sur le nombre d'électeurs de gauche qui allaient se déplacer. Ils regardaient à gauche, et l'action s'est déroulé à l'extrême droite ! Qui a porté François Fillon largement en tête ? La France blanche, rurale, catholique intégriste ("Je suis personnellement contre l'avortement" a twitté Fillon), réactionnaire ("Il faut réécrire le roman national pour les enfants" dixit le candidat Fillon), rance ("La colonisation est un partage de culture"), homophobe ("Je réécrirai la loi Taubira sur le mariage pour tous"), anti-musulmane ("Je défendrai les maires et je légiférerai contre le port du burkini").

Ce sont donc les électeurs propres sur eux du Front National, l'électorat de De Villiers, l'électorat de la Manif pour Tous qui a porté Fillon en tête, cette France nostalgique d'avant... d'avant la Révolution, d'avant la République, d'avant 1936, où le slogan Travail, Famille, Patrie résonne favorablement. Ça, aucun institut de sondage n'avait ne serait-ce que pressenti que ce peuple rance se déplacerait ! Et en masse !

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Sarkozy troisième : bon débarras ?

Publié le par thalasrum

Nicolas Sarkozy a reconnu officiellement son élimination de la course à la primaire de la droite et du centre. Tous les zozos adeptes du doigt mouillé, pardon des sondages, promettaient un second tour Sarkozy Juppé, avec peut-être Fillon en troisième position. Finalement, c'est Fillon qui arrive largement en tête et Juppé finit deuxième de justesse.

L'ancien président de la République, avec toutes ses casseroles judiciaires, a donc pris une vraie claque à l'intérieur de sa propre famille politique. Voir sa tête et celles de ses "amis" de toujours est un petit plaisir simple.

Mais reconnaître sa défaite à la primaire de la droite et du centre, est-ce renoncer à la présidentielle ? Nicolas Sarkozy peut-il attendre ses convocations devant la justice sans autre perspective que la case tribunal ? Il a dit qu'il se ferait plus discret ! Mais en 2012, il avait annoncé qu'il quittait la vie politique... Avec la suite que l'on sait !

Cet homme ne sachant pas perdre, est-il capable de faire l'impasse sur le résultat des primaires dont il ne voulait pas, pour tenter sa chance directement à la présidentielle en se posant en "homme libre et décomplexé" sur une ligne médiane entre Fillon et Le Pen ? Il en serait capable pour tenter d'échapper à la case condamnation...

Quant au futur candidat de la droite et du centre, loin d'être le candidat modéré que nous vendent les torchons, euh pardon, les journaux, cela sera sans aucun doute François Fillon et son programme ultra-libéral économiquement, réactionnaire sociétalement. À rendre insipide le programme de Margaret Thatcher !

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Deuxième débat de la primaire de droite et du centre : le passé, c'est là !

Publié le par thalasrum

J'avoue ne pas avoir tout suivi minute par minute de ce deuxième débat, aussi insupportable que le précédent, malgré le rythme certes un peu plus enlevé. Insupportable pourquoi ? Tout d'abord parce que les "changement" proposé par l'ensemble des sept candidats n'est qu'un vaste retour en arrière, à tous les niveaux.

Le niveau de méconnaissance de l'éducation chez les sept candidats à la primaire est telle qu'ils en restent à la seule éducation qu'ils ont connu eux : celle de 1950, élitiste, enfermée dans un carcans insupportable. L'uniforme, l'ordre, l'autorité, les fondamentaux. Rien à voir avec les débats pédagogiques actuels sur l'autonomie, la construction du citoyen, le développement d'une culture commune. Surtout pas ! Entre les approximations sur les difficultés de maîtrise de la langue (confondues avec l'illettrisme) et les délires sur le maintien d'un élève en CP tant qu'il ne sait pas lire, ou l'envoi des décrocheurs à l'armée (pour y faire quoi mon brave Monsieur ?).

La seule idée force est de faire des économies, couper les budgets de l'Éducation, alors que c'est l'exacte politique inverse qui créerait de l'emploi ! En creux, cela signifie que ces sept candidats vont s'engager à piller les cerveaux des pays qui auront investi dans l'éducation pour répondre aux besoins croissants en personnels de très haut niveau dans les années à venir. Notre système est aujourd'hui incapable de fournir suffisamment d'enseignants, incapable de fournir suffisamment de médecins, d'infirmières... et les sept candidats proposent de baisser les moyens alloués à l'éducation ! Aucun ne propose de revenir sur la réforme du collège, qui permet d'économiser 10% de moyens, et diminue les attendus des élèves.

Pour le reste, c'est l'idée du libéralisme extrême ou de l'extrême libéralisme qui prévaut ; casser le droit du travail, casser tout ce qui crée du lien social, de l'égalité, pour en revenir au Far West du XIXème siècle ! Voilà le beau projet des sept candidats de la droite et du centre.

La drague au FN et à l'extrême droite est lancée à plein, de Poisson à Sarkozy en passant par Copé, quand il s'agit de parler immigration ou stratégie électorale. C'est du no-limit, chacun se plaçant sur la corde raide d'une ligne rouge qu'ils sont tous prêts à franchir ! Le problème est que leurs propositions sur l'immigration sont en inadéquation totale avec leur politique éducative. Renoncer à une éducation de haut niveau, c'est ouvrir largement les vannes de l'immigration pour récupérer ailleurs la jeunesse que la République n'a pas voulu former !

Quant aux journalistes qui ont été chargé des débats, aucune volonté de mettre clairement les pieds dans le plat des différentes affaires judiciaires en cours dans le lequel Nicolas Sarkozy fait la Une de Mediapart ou du Monde ces derniers jours. Aucune contestation des affirmations des candidats, alors que les décodeurs sur le site du Monde parviennent à le faire en temps réel !

Rien de nouveau à l'horizon de ce côté-là ! Si vous voulez supprimer tous les droits des salariés, si vous voulez payer par vous-mêmes l'éducation de vos enfants, si vous voulez une politique d'extrême droite en matière de sécurité, votez pour n'importe lequel des sept, c'est la même chose ! 

 

 

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Sarkozy crache sur les enseignants ! Encore une fois !

Publié le par thalasrum

Une nouvelle fois ce matin sur France Inter, Nicolas Sarkozy, ancien président de la République, s'est illustré par une déclaration qui a fait le buzz sur les enseignants accusés de travailler que devant leurs élèves 6 mois de l'année !

Pourtant, Nicolas Sarkozy sait pertinemment qu'il ment, puisque les enseignants ont 16 semaines de vacances, non 6 mois. D'autre part, le service d'un enseignant n'est pas composé uniquement de sa présence devant les élèves, puisque les enseignants doivent préparer les cours, corriger les copies, rencontrer les parents d'élèves, se réunir avec les collègues...

Le temps de travail estimé d'un enseignant dépasse les 40 heures par semaine, bien au-dessus le temps de travail légal des 35 heures. D'ailleurs, la loi Aubry sur la réduction du temps de travail ne s'est jamais appliquée pour les enseignants.

Quel intérêt pour Nicolas Sarkozy de taper une nouvelle fois sur les enseignants ? Rassurer son électorat qui n'est ultra-majoritairement pas enseignant ? Faire le buzz médiatique ? Pour le premier cas, taper sur les fonctionnaires atteint une limite certaine quand cela devient de la discussion de comptoir sans fondement réel ! Le peu que Nicolas Sarkozy gagne auprès de la frange la plus aigrie et anti-fonctionnaire de son électorat, est perdu en électeurs soucieux d'élire un président responsable qui maîtrise les dossiers. 

Quant au buzz médiatique, certes, Nicolas Sarkozy a réussi son pari. Mais pour se ridiculiser dans tous les grands médias qui dénoncent les approximations et la méconnaissance du dossier du candidat à la primaire, de Libération à l'Express, qu'on ne peut classer à gauche ! Les Echos se fendent même d'un dossier très complet sur le temps de travail des enseignants qui bat en brèche le discours simpliste de Nicolas Sarkozy ! 

La dérive extrême-droitière de Nicolas Sarkozy ne fait qu'accroître le champ d'action des autres candidats de droite vers des propositions moins déraisonnables ! Cependant, à la veille des primaires, il n'est pas inutile de noter ce mépris affiché pour les serviteurs publics de l'État que sont les enseignants. Peut-on voter pour un candidat qui fait de la politique de comptoir ? Peut-on voter pour un candidat qui ne connaît pas ses dossiers ? Les enseignants ont un bulletin de vote. Les enseignants répondront si besoin est à ces deux questions dans les isoloirs !

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Bilan du débat de la primaire de la droite : ne soyez ni pauvre, ni salarié, ni fonctionnaire !

Publié le par thalasrum

C'est vrai j'ai zappé largement avant la fin du premier débat des candidats de la primaire de la droite et du centre. Il y avait un agité au centre du plateau qui me donnait le tournis, mais surtout parce que j'ai très vite saisi que je ne faisais décidément pas partie de l'électorat de ces sept candidats potentiels. Mais quel est donc leur programme ? Il faut un bon microscope pour trouver des nuances entre ces acteurs potentiels.

Tous veulent diminuer les impôts sur le revenu et diminuer ou supprimer l'impôt sur la fortune. Traduit en français de base, c'est très clair. Comme environ 50% des français ne payent pas d'impôts, diminuer ces impôts, c'est nécessairement favoriser les riches, et supprimer l'impôt sur la fortune, c'est favoriser les plus riches. Soyons juste avec M.Poisson qui propose lui de faire payer à tous l'impôt sur le revenu, donc aussi aux plus pauvres qui n'en payent pas jusque là, pour les appauvrir un peu plus.

Tous veulent augmenter la TVA ! La TVA, vous savez, Taxe sur la Valeur Ajoutée, que vous payez à chaque achat que vous faites. La TVA, cet impôt aussi injuste que possible, qui frappe donc  plus fortement les pauvres que les riches, puisqu'il est identique pour tous quand vous achetez votre litre de lait ou votre baguette de pain (ne ricanez pas ! Copé n'a pas parlé de pain au chocolat)

Tous veulent diminuer le nombre de fonctionnaires. Entre 300.000 et 600.00 pour les plus audacieux. Mais leur ambition est clair : il faut détruire les services publics. Vous savez, l'école gratuite  pour tous, l'hôpital, tout ce qui permet aux citoyens, sans distinction de richesse de profiter du même service de qualité, exercé par des professionnels qui ont pour vocation de servir les citoyens en exerçant leur métier. Quand même, contexte d'attentats oblige, tous ont une petite gêne concernant la sécurité (police et armée), alors on ne créera pas de nouveaux fonctionnaires dans la sécurité, mais on ne les diminuera pas non plus... Tant pis pour les forces de sécurité en sous effectifs exsangues par leurs missions liées à l'état d'urgence !

Tous veulent casser le statut de fonctionnaire et augmenter leur temps de travail. Même s'il y a de graves approximations et une méconnaissance très large du statut de fonctionnaire, l'idée est là. Il faut que les fonctionnaires travaillent 35 à 39 heures selon les candidats ! Enfin une mesure pour les enseignants qui n'ont jamais bénéficié de la diminution du temps de travail de la loi Aubry, direz-vous. Gageons que quand ils s'en rendront compte, ils augmenteront le temps prescrit. L'objectif est clair, le regard haineux, ils veulent casser du fonctionnaire. Quant au statut, NKM a commis la meilleure. Elle a pris l'exemple de l'armée où, "dans une fonction régalienne, les militaires sont sous contrat". Certes, ma chère NKM, mais après 15 ans de contrat, ils touchent une retraite à taux plein... ce qui n'est pas le cas des autres fonctionnaires. Enfin passons ! Fonctionnaire ! Ces sept candidats ne t'aiment pas du tout !

Tous veulent casser plus ou moins gravement les 35 heures et le code du travail. Il y a certes des nuances entre ceux qui veulent revenir totalement sur les 35 heures et ceux qui veulent laisser chaque entreprise décider par elle-même (Sarkozy himself, qui propose de réintroduire le Far West du XIXème siècle dans toutes les entreprises). Le message est clair : redonner tous les pouvoirs au patron et réduire tous les droits des salariés !

Le bilan est clair : si vous êtes fonctionnaires, salariés du privés, pauvres, classes moyennes, ces sept candidats n'ont que des propositions pour dégrader votre vie ! Maintenant, vous le savez bien clairement ! Ces sept candidats sont les candidats du MEDEF, de l'oligarchie, de la grande finance et ils l'assument tous ! Prenez vos dispositions pour 2017 !

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Faut-il aller voter à la primaire de la droite ?

Publié le par thalasrum

Quatre euros (deux au premier tour et deux au second) pour dégager le nain Sarkozy de la course à la présidentielle, et lui permettre de consacrer son temps à répondre à la justice, c'est vrai que ça fait envie. En tout cas, la partie irrationnelle du cerveau se dit que c'est finalement un calcul simple : on peut éliminer un candidat dont on ne veut pas, et cela avant le premier tour de la présidentielle !

Cependant, soyons pragmatique, puisque c'est de cela qu'il s'agit ! Si l'on y va pour fermer la porte à Sarkozy, c'est nécessairement pour le remplacer par quelqu'un. Et là ! Ça se complique fermement. Parce que parmi les six autres candidats, si l'on enlève les candidatures de vitrine ( ce malheureux Poisson du parti chrétien démocratie, ce malheureux Copé qui traine sa misère de plateau en plateau, cette pauvre NKM qui cherche un style), il ne reste plus guère de choix.

Bruno Le Maire ? Le "jeune" polytechnicien méprisant et libéral, avec les dents qui rayent le parquet, qui veut faire des coupes sombres dans l'emploi public, qui promet un énième plan de rigueur aux français avec une baisse des impôts (donc plus d'argent pour les plus riches) ?

François Fillon ? Le bourgeois rural libéral qui n'est jamais entré dans le XXIème siècle ? Celui qui a déjà dirigé pendant cinq ans la France comme premier Ministre, qui a osé la déclarer en faillite ? Celui qui a appliqué strictement la RGPP (la Réforme Générale des Politiques Publiques qui a conduit à 80.000 suppressions de fonctionnaires dont 12.000 dans la police et la gendarmerie) et qui promet de continuer une fois élu, en mettant tous les fonctionnaires à 39h (peut-être faudrait-il lui expliquer que le plus grand corps de fonctionnaire, les enseignants n'a jamais bénéficié du passage aux 35h)?

Alain Juppé ? Le condamné du RPR, qui revient, encore plus vieux, encore plus libéral, encore plus anti-fonctionnaire qu'en 1995 quand il était alors premier ministre de Chirac (avec des millions de français dans la rue contre sa scandaleuse réforme des retraites) ? Les médias se battent pour le faire passer pour le gars "cool" de la droite, mais son programme est un copier-coller du libéralisme primaire : baisser les impôts (des riches), ne pas toucher à la TVA (qui frappe au plus fort les pauvres), passer les fonctionnaires à 37 heures, réduire le nombre de fonctionnaires (donc diminuer les services publics pour tous.

Comme ils se battent tous pour enterrer le gaullisme, l'État-providence, les services publics, et la France du CNR (Conseil National de la Résistance) dont ils se prétendent pourtant les héritiers, on va les laisser s'étriper entre eux. Entre le nain Sarkozy, le nain Juppé, le nain Fillon et le nain Le Maire, aucun n'a la carrure d'un président de la République, aucun n'a la vision pour améliorer la vie des français, aucun n'a d'autre ambition que son minuscule ego largement surdimensionné !

Quatre euros, c'est finalement beaucoup trop cher pour aller choisir celui qui propose de servir au mieux les intérêts de l'oligarchie contre le peuple français ! 

 

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