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Macron sur TF1 : au service de sa majesté le monarque !

Publié le par thalasrum

Le président de la République française vient s'exprimer à la télévision française. C'est la première fois de sa courte présidence. Ce n'est pas une information en soit : l'information serait qu'il va annoncer quelque chose ou qu'il a annoncé quelque chose. Pourtant, dans la sphère de médiacrates qui s'agitent dans tous les sens. L'expression du président est déjà une finalité en soi.

Le président de la République choisit TF1 comme chaîne exclusive. Là, il y a un message très clair. Le président choisit de s'exprimer sur une chaîne privée qui appartient à Martin Bouygues plutôt que de parler sur une chaîne du service publique. Cela dénote le mépris de cet immense libéral pour l'idée d'intérêt général, de service public.

Le choix des trois intervieweurs clôt tout suspense d'obtenir un quelconque scoop : Gilles Bouleau, Anne-Claire Coudray, et le cireur de pompes officiel de la République après Bruno Roger Petit : David Pujadas. Pas de risque de dérapage avec ces trois là !

D'ailleurs, l'interview commence formidablement dans l'entre-soi, avec les mots utilisés par le président. On pouvait espérer une question sur le glyphosate, sur l'emploi, sur le scandale lié à Sanofi avec la dépakine, sur des problèmes concrets des français. Mais non, le prince et ses trois serviteurs dévoués déblatèrent gentiment sur le ton présidentiel. Gilles Bouleau qui n'a même pas conscience du nain journalistique auquel il se trouve réduit se trouve même impertinent d'avoir demandé si on pouvait parler comme Audiard... Sic !

Et tout ronronne pendant un peu plus d'une heure, si ce n'est un minuscule couac quand Macron déclare que ses laquais sont aussi des riches, comme lui. Le président de riches, une petite fausse note, dans une symphonie à quatre mains au service de la glorification du pouvoir. Avec un réalisateur complice, qui met en valeur les objets du président sur son bureau. À tel point que le président Macron se sent obligé de remercier ses trois collaborateurs d'un soir pour lui avoir permis de s'exprimer, sic !

Même la douce Sonia Devillers sur France Inter est choquée de ce rôle de passe plats joués par ces trois nains qui ont défailli à leur mission journalistique et tente dans son interview matinale de l'instant M de Gilles Bouleau de lui faire admettre. Que nenni ! Il s'est trouvé très bon ! Pas du tout frustré. Il croit même avoir fait son travail de journaliste, puisque 9,5 millions de téléspectateurs étaient devant les écrans... Ce gars n'a décidément rien compris !

Tant qu'il n'y aura en France que des laquais du pouvoir, tout chose de pouvoir côtoyer les puissants, de leur servir la soupe, plutôt que de se comporter en quatrième pouvoir indépendant, enquêteur et intransigeant, la démocratie s'enterrera gentiment dans un abstentionnisme géant. Oui, Macron est le président des riches, mais pas un des trois en face de lui n'a réussi à le mettre devant ses responsabilités d'un chômage galopant, d'un enrichissement des plus riches et d'une fracture chaque jour plus béante entre la sphère dirigeant et le dur quotidien de tous les autres !

 

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Le rôle du chef dans une démocratie : l'exemple de la France à l'épreuve de l'élection présidentielle !

Publié le par thalasrum

La société monarchique d'Ancien Régime française s'est construite sur le principe d'un roi légitimé par la religion catholique romaine. Le principe du "Ejus regio, cujus religio" (Pour chaque roi, sa religion) a permis au roi de s'imposer sur son peuple, jusqu'au paroxysme de Louis XIV. Régulièrement, même après la fin de la monarchie, les français se sont cherchés des hommes providentiels pour les diriger. Napoléon 1er par un coup d'État, mais surtout Louis Napoléon Bonaparte, futur Napoléon III qui liquide la 2nde République après son élection aux premières élections présidentielles. En 1940, les français donneront les pleins pouvoirs au quasi-sénile maréchal Pétain, avant de voter massivement pour la constitution de la Vème République monarchique, entraînant le retour au pouvoir du général de Gaulle. On pourrait multiplier les exemples d'hommes d'État, considérés comme providentiels sans jamais parvenir à l'exhaustivité. À l'échelon d'en dessous, au niveau des partis politiques, ce sont aussi des hommes providentiels (et quasiment jamais des femmes bizarrement) qui dirigent les partis (Robespierre, Jaurès, Blum, Mitterrand, Clémenceau, Daladier, Chirac,...) tout au long de notre histoire

Dans cette histoire française, le collectif délègue systématiquement à un chef qui guide, qui décide à sa place, alors que la logique démocratique voudrait plutôt que la décision soit prise collectivement et s'impose au chef qui serait désigné comme simple exécutant des décisions collectives ! Et pourtant ! Historiquement, dans une société peu éduquée, on peut comprendre, ou en tout cas expliquer la manipulation de tout ou partie du peuple par des ambitieux, bien que la Révolution française apporte un gigantesque démenti collectif à cette prétendue incapacité du peuple à s'organiser et décider par lui-même !

Aujourd'hui en 2017, notre organisation politique est toujours dans cette même logique. Les partis élisent un chef qui leur sert non pas de porte-parole, mais à qui ils délèguent des prérogatives gigantesques. Il n'est qu'à voir comment le représentant de EELV, élu démocratiquement par les militants pour les représenter aux élections présidentielles, a pris l'initiative de s'allier avec le candidat PS Hamon, avant d'ensuite demander la légitimité des militants. Le chef décide, le peuple acquiesce. Il en va de même pour les autres partis politiques institués de la sorte, que ce soit le FN, LR, le PS, le PCF ou tous les autres. Deux mouvements semblent échapper à cette démarche : en Marche, et la France insoumise.

Dès la fin du premier tour de la présidentielle dimanche soir, les chefs des partis politiques, se considérant omnipotents, et ne prenant pas la peine de consulter leurs adhérents, se sont arrogés le droit, comme après chaque élection, de prendre la décision de donner une consigne de vote à leurs électeurs pour l'élection suivante. Comme si les militants n'avaient pas leur mot à dire. Comme si le peuple n'était pas assez intelligent pour se construire une opinion politique propre, personnelle, et pertinente. Qu'un responsable politique donne son avis, c'est totalement logique et légitime. Mais qu'il donne une consigne de vote, sans même avoir consulté sa base militante, c'est prendre une décision bien plus grande que le pouvoir qui lui a été délégué.

Ce système est exacerbé par les chiens de garde du système médiatique, qui par fainéantise intellectuelle autant que par servilité et déférence à l'égard du pouvoir libéral en place, qui se multiplient de médias en médias pour imposer une pensée unique, en colportant les mêmes propos, les mêmes semblant d'analyse de la radio à la télé. De la télé à la presse écrite, créant un écho ininterrompu. Les Apathie, Zemmour, Lenglet, Duhamel et consors monopolisent les plateaux et, avec leurs clones, finissent par ne plus diffuser qu'un bruit de fond que de moins en moins de gens écoute.

D'ailleurs, cela fonctionne de moins en moins bien, si tant est qu'il ait fonctionné correctement un jour. Rappelons le référendum perdu de De Gaulle en 1969, le référendum de 2005 sur le Traité Constitutionnel Européen, où l'immense majorité des responsables des principaux partis politiques appelaient à voter "Oui" avec le résultat que l'on connaît. Aujourd'hui, François Fillon et la plupart des leaders de LR ont appelé ouvertement et clairement à voter "Emmanuel Macron " au deuxième tour. Pourtant, le groupe "sens commun" ne votera clairement pas comme la consigne a été donnée.

À quoi sert une consigne quand on sait pertinemment qu'elle ne sera pas respectée, voire même pas écoutée ? Quand les responsables des partis politiques donnent une telle consigne de vote, ils se donnent simplement l'illusion -avec la complicité des grands média - qu'ils ont un pouvoir sur l'ensemble des électeurs qui ont voté pour eux. Pourtant, ils ont au mieux un petit pouvoir sur les militants, très largement minoritaires à l'échelle de l'élection, mais finalement très peu, voire aucune emprise sur la masse de l'électorat.

Dans le secret de l'isoloir, au grand dam des innombrables chiens de garde libéraux que ce système dérange, l'électeur retrouve l'ensemble de son pouvoir. Celui du choix de voter, ou de ne pas voter. Et sur cela, nul n'y peut rien ! Même les chefs de parti !

Voir aujourd'hui la pression mise sur Jean-Luc Mélenchon pour qu'il se prononce clairement et donne une consigne de vote pour le deuxième tour en dit long sur l'étroitesse de vue, la servilité des médias dominants, relayés en cela par les innombrables petits relais sur les réseaux sociaux qui s'érigent subitement en citoyens éclairés de la résistance au fascisme, est signifiant de deux choses effrayantes. Soit l'ensemble des médias croit toujours à la force de prescription du chef, malgré les contradictions violentes du passé, soit il y a une peur de Jean-Luc Mélenchon et de son mouvement avec une évidente volonté de le discréditer.

Comme les médias sont loin d'être idiots et savent pertinemment que le pouvoir prescripteur du chef est quasi-nulle, et encore plus dans le cas de JL Mélenchon qui n'a de cesse de répéter depuis des années que : "La consigne, c'est qu'il n'y a pas de consigne !" Il faut par conséquent en conclure que les médias mènent une opération de manipulation visant à tenter de discréditer le porte-parole de la France insoumise, et rien d'autre ! Qu'il appelle à voter Macron ou non, changera-t-il quoique ce soit au résultat de l'élection ? Cela influera-t-il sur la décision des 7 millions d'électeurs qui ont voté pour lui au premier tour. Tous ceux qui ont lu son programme et adhéré à ses idées ne glisseront quoiqu'il arrive jamais un bulletin Front National pour le deuxième tour. Les médias, en menant une campagne d'opinion contre JL Mélenchon, se discréditent encore un peu plus, au lieu de jouer leur rôle de contre-pouvoir.

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Présidentielles, deuxième tour : le vote Macron imposé !

Publié le par thalasrum

Macron contre Le Pen au deuxième tour des élections présidentielles. Il y a donc plusieurs choix possibles pour l'électeur. Voter pour l'un ou pour l'autre candidat, voter blanc, voter nul, ou faire le choix de l'abstention. Mais depuis lundi matin, sur toutes les antennes, dans tous les médias, il ne reste plus qu'un seul choix. Le vote Macron. Sur les chaînes, radios ou journaux privés détenues par les grands groupes de milliardaires, le choix s'explique aisément : le choix Macron répond aux attentes très libérales de ces grands groupes. Mais dans les médias publics, le choix demeure identique : il faut voter Macron, point final !

Pour quel motif ? Quelle question ! L'infâme Marine Le Pen est la présidente du tout aussi insupportable Front National, parti nauséabond, extrémiste et qui ne rentre pas dans le cadre de la République. Ah bon ? Mais pourquoi a-t-il le droit de participer s'il est si dangereux ce parti ? Il devrait être interdit et depuis longtemps ? Dans mes souvenirs, seule une pétition lancée par Charlie Hebdo avait tenté de le faire interdire en recueillant plus de 100.000 signatures, mais le président de l'époque s'était bien gardé de prendre une quelconque décision. Légalement, le Front National est un parti comme les autres.

D'ailleurs, les médias le considèrent quotidiennement comme tel en invitant très fréquemment ses plus hauts responsables. Florian Philippot a quasiment un rond de serviette attitré sur les chaines d'information en continu. Pire ! Les idées développées par le Front National sont reprises par les grands médias, que ce soit l'islamophobie (Le Point, l'Express, Valeurs Actuelles...), l'ethnicisation systématique de tous les actes délictueux ou criminels (toutes les chaînes de télévision sans exception) alors que les statistiques ethniques n'existent pas dans notre République Une et Indivisible, ou encore la multiplication des titres et informations anxiogènes pour convaincre le citoyen lambda que l'on vit dans un monde dangereux, qui fait peur.

Mais entre les deux tours de l'élection présidentielle exclusivement, le Front National devient subitement un parti infréquentable contre lequel il faut lutter ! Il fallait voir le visage déconfit de Patrick Cohen durant la chronique de Nicole Ferroni quand elle a osé - Ô blasphème ! - dire tout le mal qu'elle pensait du programme d'Emmanuel Macron. La machine médiatique s'est lancée dans une croisade pour le vote Macron obligatoire. Tous ceux qui osent ne pas s'y rallier sans condition sont immédiatement pointés du doigt. Les vilains petits canards de la France Insoumise, dont le leader, Jean-Luc Mélenchon, a osé organiser une consultation démocratique pour savoir quel positionnement tenir pour le second tour, sont vilipendés sur tous les tons ! Avec la complicité de tous les grands partis politiques qui, bien qu'incapables de figurer au deuxième tour de l'élection, donnent de grandes leçons de démocratie, en expliquant que le seul vote possible est le vote Macron.

Rappelez-moi comment s'appelle un système politique où le vote est imposé aux citoyens ? Ne serait-ce pas une dictature ? Le premier a en faire ouvertement les frais a été Pierre Emmanuel Barré, humoriste et chroniqueur du mercredi dans l'émission de Nagui sur France Inter. Pour avoir voulu faire une chronique sur son intention de s'abstenir, il a été immédiatement censuré. Sa grandeur intellectuelle lui a fait prendre la juste décision de démissionner immédiatement.

En 2017, sur France Inter, si vous ne suivez pas la ligne officielle dictée par la direction, on vous censure. Marine Le Pen n'a plus besoin de gagner dans les urnes, elle a déjà gagné intellectuellement. La radio française de service censure les "déviants" à la ligne politique obligatoire. Plus besoin d'interventions politiques comme sous Sarkozy pour virer Didier Porte et Stéphane Guillon, la chaîne prend directement les choses en main. Dans la même veine sur la chaîne privée Cnews, Audrey Pulvar vient d'être suspendue d'antenne pour avoir commis le crime de signer une pétition anti-Le Pen ! Oui ! Vous avez bien lu ! C'est cela notre fonctionnement démocratique. Le quatrième pouvoir qu'ils disaient ?

Il ne reste plus qu'Internet pour pouvoir critiquer le programme d'Emmanuel Macron et ses intentions. Car contrairement à Chirac en 2002, qui dans l'entre deux tours, avait fait profil bas, avait fait semblant de jouer au rassembleur de l'unité national, Macron pavoise déjà partout où il passe. Il affirme haut et fort à qui veut l'entendre, qu'il ne bougera pas d'une ligne son programme, et que chaque voix au second tour sera une vois qui le légitimera lui et son programme. Il en profite pour mépriser le peuple avec ses soutiens sans aucune vergogne. Oui le programme de Macron, c'est du libéralisme pur et dur, au service des grands groupes et des actionnaires, contre le intérêts de la majorité des citoyens. C'est plus de précarité, plus de chômage, moins de sécurité, moins de services publics, et plus de souffrance pour l'immense majorité.

Le vote pour Macron ne sera donc pas SIMPLEMENT un vote contre Marine Le Pen. Le vote pour Macron lui servira à légitimer sa politique de casse sociale programmée. Qu'il gagne avec 60 ou 80% des voix ne sera pas neutre pour l'avenir ! Il faut y réfléchir à deux fois avant de glisser un bulletin dans une urne politique !

Dans ce cadre idyllique de la République française, Marine Le Pen n'a pas à s'inquiéter du résultat d'un second tour qu'elle ne veut surtout pas gagner. Idéologiquement, elle a déjà remporté la bataille. La censure s'applique sur le service public médiatique sans même que le pouvoir en place n'ait besoin d'intervenir. L'humour oui, mais dans la ligne politique prévue, et le petit doigt sur la couture du pantalon. C'est cela la démocratie que l'on veut nous vendre ? Elle est surprenante cette conception de la démocratie.

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Deuxième tour présidentielle : le droit de ne pas voter Macron ou Le Pen !

Publié le par thalasrum

Le deuxième tour de l'élection présidentielle en France pour 2017 n'offre aucun choix ! Comme s'en vantent les instituts de sondage depuis hier soir, et comme ils le clamaient depuis des semaines : l'inéluctable devait se produire ! Macron devait affronter Le Pen au second tour de la présidentielle. Comme toute prophétie auto-réalisatrice voulue par la conjonction, des puissants, des médias aux ordres des puissants, du MEDEF, des conseillers de l'ombre de Hollande (Jean-Pierre Jouyet, Attali...), des libéraux de tout poil, Macron est au deuxième tour de l'élection présidentielle.

Macron ? L'homme de la commission de la libération de la croissance française avec Attali sous la présidence Sarkozy ! Macron ? Le ministre de l'économie de François Hollande ! Macron l'ultralibéral ! Macron et les 40 milliards du CICE offerts au MEDEF ! Macron et la loi qui porte son nom. Macron qui a permis la loi El Khomri. Macron qui a permis de créer 800.000 chômeurs de plus. Macron qui méprise le peuple. Macron qui méprise l'outre-mer en pensant que la Guyane est une île !

Macron qui a généré suffisamment de misère dans le monde pour permettre à la baudruche Le Pen de gonfler, gonfler, gonfler... au point de finir deuxième au premier tour de la présidentielle 2017.

Il faut respecter la démocratie. Il faut respecter le choix du peuple. Quand bien même la sagesse populaire est parfois douteuse. Il suffit de se retourner vers l'Histoire pour s'en rendre compte.

Cependant, maintenant face au deuxième tour entre le candidat de l'extrême libéralisme, et la candidate de l'extrême haine, est-il de ma responsabilité d'éliminer l'un de ces deux candidats ? Suis-je responsable du plan machiavélique échafaudé par François Hollande et ses soutiens qui a réussi le tour de force de supprimer le deuxième tour en tentant d'imposer Emmanuel Macron comme président, en tentant d'expliquer que la seule solution serait de voter pour Macron pour défendre la démocratie.

À quel titre devrais-je voter contre la baudruche Le Pen gonflée aux vents violents des conséquences du libéralisme, de la misère sociale, de la concurrence entre les territoires ? À quel titre devrais-je voter contre la baudruche Macron gonflée aux vents arides de la rigueur économique pour les pauvres, et des cadeaux incessants aux riches (CICE, loi Macron, loi El Khomri... ) ?

Imaginons le futur. Macron élu. Accroissant la violence de la concurrence économique, du libéralisme économique, de la concurrence entre les territoires, du combat insupportable et inégal des pauvres contre les riches, de la mise en concurrence du système éducatif, le chômage, ou pire les travailleurs pauvres vont exploser, la misère gagner sans cesse du terrain pour enrichir un peu plus les plus riches, rendant inéluctable la présence du candidat frontiste en première position à la présidentielle de 2022 !

Vous doutez que Macron est le candidat de l'élite financière ? Pourquoi les bourses étrangères ont-elles réagi au résultat de cette élection en faisant bondir l'euro par rapport aux autres devises ? Pourquoi la bourse de Paris a-t-elle fermé ce soir en hausse de 4% ?

Alors, refusant de participer à cette casse libérale, tout autant que je refuse de donner mon suffrage au front de la haine, j'utiliserai mon droit de vote parce que je respecte trop la démocratie pour partir à la pêche ce deuxième tour. Mais je refuse d'obéir au diktat ultralibéral qui voudrait m'imposer le vote de l'extrême libéralisme contre le vote de la haine. J'utiliserai ainsi le seul bulletin de vote qui me permettra de faire mon devoir républicain, tout en refusant d'éliminer la cause du vote Le Pen, tout en refusant d'éliminer sa conséquence... À ceux qui ont généré cette situation insupportable, de trancher en âme et conscience !

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Primaire du PS : rien à choisir au second tour !

Publié le par thalasrum

La primaire du PS n'avait pas beaucoup d'intérêt avant le premier tour. Déterminer qui des quatre ministres de Hollande allait représenter le PS à l'élection présidentielle n'avait pas grand intérêt tant le bilan du quinquennat Hollande est décrié !

D'ailleurs, les français se sont fort peu déplacés aux urnes ce jour et, malgré une forte croissance du nombre de votants très surprenant dans les dernières heures du scrutin, seuls 1,5 millions de personnes ont été mettre un bulletin dans l'urne.

Le résultat est sans surprise : le deuxième tour opposera deux anciens ministres de Hollande, qui représentent deux courants qui scindent le PS en deux courants irréconciliables : Benoît Hamon et Manuel Valls.

Benoît Hamon, le professionnel de la politique, ministre du gouvernement Hollande, qui a poussé et soutenu Valls à devenir premier ministre, avant de démissionner trois mois plus tard. Benoît Hamon qui a contesté les choix de l'homme qu'il avait poussé au pouvoir, sans jamais voter la censure contre son gouvernement. Benoît Hamon, qui est venu soutenir officiellement Najat Vallaud Belkacem et sa réforme insupportable du collège. Benoît Hamon qui se présente aujourd'hui comme la vierge politique avec un programme novateur, ancré à gauche, mais libéralo-compatible !

Manuel Valls, le premier ministre de Hollande pendant plus de deux ans. L'homme du libéralisme assumé, l'homme qui a soutenu l'ANI, l'homme qui a soutenu les loi Macron puis El Khomri. L'homme du sécuritaire assumé, qui a mis en place l'état d'urgence, les lois d'exception sur le terrorisme, l'homme qui a utilisé plusieurs fois la procédure d'urgence du 49.3 pour contourner le débat démocratique et prétend aujourd'hui l'éradiquer. L'homme qui voulait en finir avec le PS en 2011.

Entre deux ministres de Hollande, qui ont porté sa politique, qui sont tous les deux libéraux, qui défendent tous les deux les réformes libérales de l'éducation, qui défendent tous les deux le droit à la violence d'État incontrôlée au nom de la raison d'État, il faudrait donc choisir sur le degré de libéralisme et le degré de social dans la politique. Payer un euro pour savoir s'il faut dépénaliser le cannabis, ou mettre en place un revenu minimum universel inférieur au seuil de pauvreté au détriment de toutes les aides sociales existantes,  ou encore supprimer ou non le 49.3, c'est un euro de gaspillé !

Non ! Je ne paierai pas pour voter ! Je voterai pour le seul candidat de gauche, avec un programme de gauche, un passé de gauche, une ambition de gauche :  Jean-Luc Mélenchon !

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Gérard Filoche, le faux infiltré de gauche au PS !

Publié le par thalasrum

Le Parti Socialiste français n'a plus de socialiste que le nom, depuis bien longtemps déjà. Le PS est un parti allant de la social-démocratie au social-libéralisme selon l'envie, l'humeur, ou le micro-courant politique. La sortie du socialisme a été amorcée en 1983 avec le tournant de la rigueur et s'est finalisé en 2002, quand Lionel Jospin, en campagne à la présidentielle pour le PS,  a prononcé l'oraison funèbre : "Mon programme n'est pas socialiste !" Avec la funeste issue que chacun connaît !

De ce changement majeur d'orientation, le PS n'a jamais fait le bilan depuis quatorze années maintenant. Le vote sur le traité constitutionnel européen en 2005 a montré l'ampleur de la fracture croissante entre les sociaux libéraux, et les socialistes, et cette fracture n'a cessé de croître d'année en année.

Finalement, en 2008, Jean-Luc Mélenchon a décidé d'abandonner le navire PS pour lancer le parti de Gauche, un nouveau parti, plus en adéquation avec les valeurs socialistes, héritières de Jaurès ou Blum. Et la partie socialiste du PS n'a cessé de fondre, comme neige au soleil, bien que les militants refusent de donner aux vrais libéraux, une véritable majorité, Manuel Valls réalisant 5% aux primaires de 2012. Ce sont toujours les candidats de l'entre deux, partisans du grand écart, qui ont récolté la majorité des suffrages. Ce que les politiques du PS, une fois élus, n'ont jamais démontré.

Le mariage pour tous comme caution aux socialistes, les lois Macron, El Khomri, la réforme du collège (8% d'économie budgétaires), Valls premier ministre, le refus de l'amnistie des syndicalistes poursuivis, pour rassurer les libéraux.

Aujourd'hui, à moins de six mois des élections présidentielles, le PS n'a toujours pas de programme politique. Pourtant, le PS appelle les militants et sympathisants à se prononcer sur une primaire pour désigner le candidat. On désigne un candidat dans un parti qui n'a pas de ligne directrice. Le candidat désignerait donc lui-même l'orientation politique de son parti ? Personnalisation accrue du pouvoir ! On marche sur la tête !

Mais la primaire du PS n'est pas ouverte à tous ! On somme Macron et Mélenchon d'en être, alors qu'on interdit à des socialistes de concourir (Filoche), ou à des candidats qui le voudraient d'y participer (comme Larrouturou).

Ainsi Gérard Filoche, dont les idées et la philosophie sont extrêmement proches du programme politique de la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon, qui s'est vanté sur tous les réseaux sociaux de réunir la gauche du PS et avec qui on allait voir ce qu'on allait voir, qui allait poser les jalons d'une union de la gauche... n'a même pas réussi à rassembler les parrainages politiques pour se présenter à la primaire. Manœuvre d'appareil ? Sans aucun doute ! Le candidat faisant le programme, les sociaux-libéraux n'ont aucun intérêt à avoir un candidat trop à gauche.

La logique voudrait que Gérard Filoche claque la porte de ce PS qui ne veut ni de lui ni de ses idées, sauf pour servir de caution de gauche quand on a besoin de lui pour rassurer l'électorat. Et bien, que nenni ! Gérard Filoche pleurniche quelques paragraphes sur son blog, puis repose le petit doigt sur la couture du pantalon et se remet au garde à vous pour servir les intérêts du libéral qui va nécessairement être élu. Valls ou un autre, qu'importe ! 

Quel est donc le rôle de Gérard Filoche au PS ? Attirer l'électeur de gauche dans la nasse du PS pour mieux trahir ses idées et convictions une fois élu. Filoche la caution de gauche du PS ? Non Filoche l'éléphant du PS qui préfère trahir ses convictions et ses idées sur l'autel du parti. Et si Hamon devenait le candidat ? La réponse sonne comme une évidence : il y a Montebourg pour l'empêcher de rassembler suffisamment d'électeurs ! S'il avait constitué un réel danger, le camarade Cambadélis aurait manœuvré pour l'empêcher de se présenter.

Comment l'inspecteur du travail qu'a été Gérard Filoche peut-il prétendre être de gauche et au PS ? Comment peut-il accepter la criminalisation du mouvement syndical ? Comment peut-il accepter la casse du code du travail ? Quand vous voyez Gérard Filoche pleurnicher à la télé les trahisons de ses camarades du PS, pensez au crocodile qui vient de manger une antilope la larme à l'œil. Non Gérard Filoche ne sert pas la gauche, il sert le parti social-libéral appelé PS ! Comme les autres, il ment au peuple, il se grime en ce qu'il n'est pas, pour mieux trahir. Il fait partie de cette caste qui veut que surtout rien ne change ! Ne l'oubliez pas avant d'aller voter en 2017 !

 

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Christine Lagarde : coupable, mais pas condamnée !

Publié le par thalasrum

Dans tous les textes constitutionnels et législatifs, dans tous les cours de droit de la République, d’Éducation Civique et Morale de France, dans tous les cours de morale dispensés par des associations privées, dans toutes les leçons professées par les parents à leurs enfants, un principe de base s’applique : quand on commet un acte répréhensible, on est puni !

Le principe est valable juridiquement et moralement. Et il s’applique pour tous, pour toutes les catégories sociales. Le voleur est condamné, la caissière qui fait des erreurs de caisse est renvoyée, c’est dans la logique des choses, même si bien souvent la peine paraît bien plus violente que le délit initial.

Mais comme toute règle universelle, il y a ses exceptions. La journée d’hier en a créé une. Elle s’appelle Christine Lagarde. Elle a été reconnue coupable de négligence concernant la modique somme de 400 millions d'euros. Et ? 

Et bien rien ! Car Christine Lagarde n'a pas été jugée par un tribunal de la République digne de ce nom, mais par un tribunal d'arbitrage portant le nom de Cour de justice de la République. Madame Lagarde est coupable, mais dispensée de peine !

Message insupportable envoyé à la population ! La justice ne s'applique donc pas aux puissants ! L'oligarchie a encore une fois frappé. Il est grand temps de la renverser pour permettre de rétablir un ordre des choses plus sain. La justice doit s'appliquer à tous, sans distinction. Il est urgent de passer à la VIème République !

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Le nain Valls candidat à la primaire PS : un septième nain pour accompagner une Blanche Neige imaginaire !

Publié le par thalasrum

François Hollande a été élu sur un programme de gauche. Il a trahi ses électeurs en ne l'appliquant pas. On ne peut retenir de positif de son quinquennat que la loi sur le mariage pour tous et la maigre augmentation du nombre d'enseignants, assortie d'une toute aussi maigre revalorisation salariale ! Pour le reste, c'est le néant et du libéralisme à tout crin ! La lutte contre la finance ? Oubliée ! Les lois pour plus de précarité (Macron, El Khomri) ? Entérinées !

Le président Hollande, au milieu de tous ces renoncements a au moins eu une dignité, celle de ne pas se représenter devant les électeurs. Car Ô surprise ! Et c'est peut-être un enseignement de la primaire de la droite : l'électeur sait avoir de la mémoire quand il en a besoin. Hollande a été élu grâce au tout sauf Sarkozy en 2012 et Sarkozy a été balayé par les sympathisants de son propre parti lors de la primaire juste achevée. Hollande en a tiré les leçons et tire sa révérence !

Mais s'il y a bien une chose dont le pouvoir a horreur, c'est bien du vide. Et le renoncement de Hollande n'était pas encore annoncé que Manuel Valls, dont les dents rayent le parquet s'affichait déjà comme candidat potentiel, en bon Brutus de la politique la plus violente et la plus vile qui existe.

Manuel Valls ? Le candidat de la primaire de gauche qui avait rassemblé... 5% des électeurs de gauche en 2012. Manuel Valls qui voulait faire exploser le PS qu'il considérait périmé. Manuel Valls qui tirait le PS aussi fort que possible sur sa droite sans craindre de le déraciner !

Et bien 5 ans plus tard ce même Valls devenu entre-temps premier ministre d'un gouvernement qui ne survit que sous la perfusion de l'état d'urgence et s'est décrédibilisé avec des mesures que même la droite n'aurait pas osé faire passer, prétend aujourd'hui se présenter devant les militants du PS (pas de la gauche, le PS n'a plus de programme de gauche en l'état), avec le bilan du quinquennat Hollande, comme le rassembleur du PS (qu'il voulait détruire et éradiquer il y a 5 ans, vous n'avez pas oublié ?).

Comme le pompier pyromane, Manuel Valls qui n'avait pour seule ambition il y a 5 ans de faire exploser le PS se présente aujourd'hui comme le candidat de rassemblement ? Absurde ! Monsieur Valls se présente par appât du pouvoir ! Sans aucun autre programme politique que celui de garder le petit pouvoir qu'il a entrevu comme premier ministre ! Il se présente parait-il pour ne pas renouveler l'échec de 2002.

L'échec de 2002 parlons en ! Il y avait une candidature unique du PS en la personne de Lionel Jospin, contrairement à la primaire de cette année où les nains se multiplient en espérant qu'un adoubement du parti leur donnera le sésame de l'Élysée. Comme en 2002, il n'y a toujours pas de programme socialiste ! Ce qui a tué Lionel Jospin en 2002, c'est son choix d'affirmer que son programme politique n'était pas socialiste ! Les électeurs ont fui, soit à la pêche, soit dans les candidatures plus claires de Christiane Taubira par exemple !

Jamais le PS n'a fait le bilan de l'échec de 2002. D'où la cohabitation cocasse ou grotesque selon le point de vue, d'un Hollande avec une Lienemann, d'un Valls avec un Filoche, d'une Royal avec un Montebourg, une Aubry avec un Hamon. Le PS est-il encore socialiste ? Le PS est-il devenu social-libéral ? Voilà fondamentalement deux questions majeures qu'il serait urgent de trancher, avant même d'envisager de parler d'un candidat. Quel est le programme à proposer aux électeurs ? Une soupe libérale insipide qui ne s'assume teintée de bons sentiments sociétaux ? Quelle est la position énergétique de la France ? Quelle est la vision du PS sur l'avenir de la société ? Personne ne sait !

Pas plus le nain Valls que les six autres nains qui se débattent à la primaire pour obtenir leur Blanche Neige (Montebourg, Hamon, Lienemann, Filoche...): le ticket pour prendre une fessée au premier tour des présidentielles ! Car face à n'importe lequel de ces nains, il y a des programmes politiques bien définis, tant à droite avec Fillon qu'à l'extrême droite avec Le Pen, qu'à gauche, avec le rassemblement de la France insoumise ! Pourquoi départager des nains qui se battent pour le pouvoir, sans même avoir débattu du programme en amont ? Une primaire inutile !

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Sarkozy troisième : bon débarras ?

Publié le par thalasrum

Nicolas Sarkozy a reconnu officiellement son élimination de la course à la primaire de la droite et du centre. Tous les zozos adeptes du doigt mouillé, pardon des sondages, promettaient un second tour Sarkozy Juppé, avec peut-être Fillon en troisième position. Finalement, c'est Fillon qui arrive largement en tête et Juppé finit deuxième de justesse.

L'ancien président de la République, avec toutes ses casseroles judiciaires, a donc pris une vraie claque à l'intérieur de sa propre famille politique. Voir sa tête et celles de ses "amis" de toujours est un petit plaisir simple.

Mais reconnaître sa défaite à la primaire de la droite et du centre, est-ce renoncer à la présidentielle ? Nicolas Sarkozy peut-il attendre ses convocations devant la justice sans autre perspective que la case tribunal ? Il a dit qu'il se ferait plus discret ! Mais en 2012, il avait annoncé qu'il quittait la vie politique... Avec la suite que l'on sait !

Cet homme ne sachant pas perdre, est-il capable de faire l'impasse sur le résultat des primaires dont il ne voulait pas, pour tenter sa chance directement à la présidentielle en se posant en "homme libre et décomplexé" sur une ligne médiane entre Fillon et Le Pen ? Il en serait capable pour tenter d'échapper à la case condamnation...

Quant au futur candidat de la droite et du centre, loin d'être le candidat modéré que nous vendent les torchons, euh pardon, les journaux, cela sera sans aucun doute François Fillon et son programme ultra-libéral économiquement, réactionnaire sociétalement. À rendre insipide le programme de Margaret Thatcher !

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Le CETA est mort : merci la Wallonie !

Publié le par thalasrum

La décision avait été annoncée il y a quelques jours par la Wallonie : elle refusait la signature du CETA, le traité transatlantique commercial entre l'UE et le Canada. Malgré les cris d'orfraies des libéraux de tous bords qui ont alors tenté d'occuper le champ médiatique pour expliquer à quel point la décision de la Wallonie allait être catastrophique pour les économies de l'Union Européenne.

Le CETA prévoyait certes de préserver les AOC existantes, mais il allait permettre d'inonder le marché européen de viande, ou de contrefaire tous les fromages français sans AOC par exemple. Le CETA était un exemple de traité totalement déséquilibré entre l'ultralibéral Canada et de nombreux États de l'Union Européennes plutôt protectionnistes dans certains domaines comme l'éducation, la culture, l'agriculture.

Mieux, le principe de précaution qui s'applique dans l'Union Européenne risquait une forte remise en cause, puisqu'au nom du libre échange, des multinationales (Monsanto ? Bayer ? Vous m'entendez ?) pourraient attaquer devant la justice internationale tous les principes de précaution.

Aujourd'hui, la représentante du Canada chargée des négociations, a annoncé la fin de sa mission, l'échec du CETA et son retour au Canada. Enfin, une bonne nouvelle pour la journée ! Il n'y aura pas besoin d'un dangereux vote au Parlement européen : la Wallonie a mis un bon coup de pieds aux fesses au libéralisme. Je me sens Wallon ce jour, merci les amis belges !

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