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guadeloupe

Quand la lutte contre l'obésité se transforme en cliché misogyne !

Publié le par thalasrum

femme-surpoids-obesite-guadeloupe.jpgL'objectif de l'ARS de Guadeloupe est louable. Dans un souci de faire de la prévention contre l'obésité, elle lance une grande campagne publicitaire. Même si on peut douter de l'effet de ce type de campagne par rapport au coût généré par l'opération (payer une agence de publicité, payer les affiche, payer l'afficheur...), c'est un outil de communication à la mode. L'ARS procède de la même manière pour la lutte contre le SIDA, pourquoi pas faire de même pour l'obésité, qui est un véritable fléau en Guadeloupe.

Malheureusement, l'agence de publicité en charge de la campagne n'a visiblement pas compris l'ambition du message à faire passer, & l'ARS a laissé passer le message presque scandaleux ! Que nous montre l'affiche incriminée ? Un gros plan sur deux fessiers de jeune fille, l'un proéminent par rapport à l'autre, avec le message suivant : "L'une des deux est en surpoids. Ce qui augmente son risque de diabète & de maladies cardio-vasculaires."

On comprend bien que le texte vient de l'ARS. Malheureusement, la photographie est totalement inappropriée & transforme le message de santé publique en image misogyne. Seules les femmes seraient donc concernées par l'obésité ? Absurdité la plus totale. Pire que la misogynie, le message est totalement brouillé par des caractéristiques esthétiques. En s'arrêtant à la photographie et au gros titre,  le passant en conclue que le problème de poids ne concerne que les femmes, & qu'une femme avec de grosses fesses, ce n'est pas esthétique ! Les conséquences médicales, & sanitaires passent à la trappe !

On est loin de l'ambition de l'ARS. Une affiche publicitaire, quand bien même, elle fait 4X3 m, n'attire pas le regard plus de deux ou trois secondes, étant placée au bord de la route, empruntée ultra-majoritairement par des voitures... Le message de fond ne peut pas passer dans ces conditions.

Les publicitaires sont connus pour leur misogynie primaire. Quand il s'agit d'un message de santé publique, l'ARS aurait pu intervenir pour empêcher le carnage... Elle n'a rien fait ! Le résultat est navrant ! & payé par de l'argent public !

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Jeunes filles exclues : la victoire de l'unité !

Publié le par thalasrum

rebelle-be-bad-journal-lycee-exclusion-rectorat.jpgLes trois jeunes filles exclues du lycée de Providence sont réintégrées dans l'établissement, sans aucune sanction ! C'est le Recteur qui a donné l'ordre à la chef d'établissement. C'est donc une victoire du droit sur la coutume. Une victoire de l'unité et du collectif sur l'individu, l'individualisme, l'ordre moral, la réaction, le passé que Mai 68 a balayé !

Contrairement à ce qu'à toujours voulu faire croire l'administration locale & rectorale, il ne s'est jamais agi d'une violation de la loi ou d'un trouble quelconque à l'ordre public. L'exclusion des trois jeunes filles était l'application de l'arbitraire sur la jeunesse. La loi bafouée est du côté de la jeunesse. Il a fallu l'union de syndicats, d'associations, de partis politiques & d'un collectif d'avocats pour que la loi soit finalement appliquée scrupuleusement !

Dans l'intervalle de temps, un lycée entier a été privé d'éducation. Gageons que cet épisode peu glorieux pour l'administration permettra de tirer les conclusions qui s'imposent : la Guadeloupe est un territoire de la République où l'ensemble des lois doit s'appliquer ! Il n'y a pas de particularisme qui justifie la perpétuation d'un ordre moral en Guadeloupe sur la jeunesse.

La peur suscitée par les élites lors du mouvement de 2009 ne peut justifier la répression à perpétuité contre une jeunesse qui ne demande qu'à s'exprimer pour faire vivre & avancer la région. Ces élites devraient méditer les paroles de Georges Bernard Shaw : "L'homme raisonnable s'adapte lui-même au monde. L'homme déraisonnable cherche sans cesse à adapter le monde à lui-même. C'est pourquoi tout progrès dépend nécessairement de l'homme déraisonnable."

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Rebelle : quand l'administration sort de la raison juridique pour couvrir un proviseur !

Publié le par thalasrum

journal-rebelle-tee-shirt-pins.jpgL'exclusion d'une élève du lycée Providence prend des proportions... disproportionnées. Non contente d'utiliser la force publique pour exclure de son établissement une élève qui portait un pin's, la proviseure de l'établissement a aussi renvoyé deux élèves qui ont eu l'audace de demander pourquoi la police emmenait l'élève en question. Question d'autant plus subversive quand c'est la soeur de la jeune fille interpelée qui la pose ! Mais le lycée de Providence a aussi fait le choix de fermer son établissement pendant deux jours !

Rappelons que le seul texte législatif voté par le Parlement interdit les signes religieux ostentatoires, non les discrets... & ne parle aucunement des signes politiques... Pour trouver trace de signes politiques dans les établissements scolaires, il y a bien une proposition de loi cosignée par messieurs Ayrault, Hollande ou Fabius, mais aux dernières nouvelles, cette proposition n'a jamais été votée ! Sinon, il faut remonter à une circulaire de 1936 signée par Jean Zay ! Depuis, la Convention Européenne des Droits de l'Enfant est passé par là, ratifié par la France et traduit dans le Code de l'Éducation.conference presse rebelle syndicats avocats

N'en déplaise aux chefs d'établissement et à M. le Recteur, ces textes prévoient la liberté d'expression des lycéens, mais surtout le droit à l'Éducation ! Droit nié aux trois élèves exclues sans motif, droit nié à un établissement entier, puni pendant deux jours d'éducation ! Si l'on passe sur la punition collective infligée à l'ensemble d'une communauté scolaire, rappelons que cette lourde sanction a pour cause un malheureux pin's... qui n'avait rien de politique, puisqu'il s'agit du pin's journal lycéen et étudiant !

La presse lycéenne est rappelons-le totalement légale et normalement protégée par l'administration. En Guadeloupe, ce n'est pas le cas ! Malheureusement. Les principes de l'ordre moral le plus réactionnaire priment sur les droits des lycéens, sur la liberté d'expression, sur le droit  à l'Éducation.

Cependant, la situation change. La presse s'est cette fois déplacée en nombre pour la conférence de presse organisée par le journal Rebelle ce matin au centre culturel Remy Nainsouta ! L'administration va devoir se justifier auprès du public de son action dans les établissements scolaires. La FSU, la CFDT, la CGTG se sont offusqués des actes du chef d'établissement et des propos du Recteur d'académie. Signe que les temps changent : la FSU sera reçu sur le sujet le 7 février prochain...

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Journal Rebelle : nouvelles remises en cause de la liberté d'expression !

Publié le par thalasrum

pins-Rebelle-delit-guadeloupe.JPGPeut-on venir dans un lycée avec le tee-shirt que l'on veut ? Peut-on porter un pin's quand on vient au lycée ? Non, ce questionnement ne se pose pas dans une dictature quelconque. Non, cet article ne porte ni sur l'Iran, ni sur la Corée du Nord, mais bien sur le territoire de la République française, & plus précisément de la Guadeloupe !

L'an passé, la FSU, principal syndicat dans l'enseignement avait du longuement batailler aux côtés de la jeunesse guadeloupéenne pour faire admettre au rectorat & aux chefs d'établissement qu'un garçon pouvait tout à fait étudier au lycée en portant les cheveux longs (ou en portant des tresses plaquées).

Cette année, les chefs d'établissement multiplient les menaces contre les lycéens qui osent porter un tee-shirt ou pire un pin's du journal Rebelle ! Il en va de même pour les adultes dans les mêmes établissements publics du second degré. La liberté de se vêtir est pourtant reconnue par tous les textes en vigueur dans notre bonne République !

Qu'à cela ne tienne ! L'administration de l'Éducation Nationale piétine le droit des lycéens et des adultes qui les soutiennent ! La semaine dernière, c'est une infirmière scolaire qui arborait le tee-shirt du journal lycéen Rebelle qui a été exclue d'un lycée de l'académie manu militari. Elle avait pourtant une convocation en bonne et due forme de l'administration. Quand bien même ! Dehors

Aujourd'hui, c'est une lycéenne qui portait un pin's du journal Rebelle qui a été empêchée de suivre les cours par le chef d'établissement d'un autre lycée, aidé par un équipier mobile de sécurité du rectorat, puis par la police, qui a fini par la conduire au poste de police pour la matinée. Le crime ? Porter un pin's dans un lycée ! La police n'aurait pas été appelée parce que la lycéenne portait un pin's, mais parce qu'elle s'est énervée et a refusé de le retirer pour pouvoir suivre les cours ! Quelle loi permet d'imposer à quelqu'un de retirer un pin's (qui n'est ni insultant, ni provoquant...) pour pouvoir suivre un cours dans un lycée public de la République française ?

Cette répression doit cesser au plus vite ! La liberté d'expression est un droit pour les lycéens et pour l'ensemble des citoyens. Il doit être reconnu & appliqué, même en Guadeloupe, même dans les établissements scolaires, qui ne peuvent plus être le bastion de la pensée aristocratique réactionnaire. Un élève a le droit de se coiffer et se vêtir comme il le souhaite. Il a le droit de lire et vendre un journal, quand bien même ce dernier est un poil à gratter...

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Marcelle Pierrot, préfète de la Guadeloupe : le PS joue le tout localisme !

Publié le par thalasrum

La nohttp://img.over-blog.com/352x500/0/58/79/61/Le-prefet-Marcelle-Pierrot.jpguvelle s'est répandue comme une trainée de poudre en Guadeloupe, le préfet Amaury de Saint Quentin est remplacé comme préfet de la Guadeloupe, par Marcelle Pierrot, préfète des Vosges. Une véritable promotion pour cette guadeloupéenne née à Trois Rivières.

Derrière la promotion extraordinaire d'une ultra-marine, femme qui plus est, à un poste à très haute responsabilité, se cache malheureusement un envers du décor moins reluisant. On peut déjà voir dans cette nomination l'empreinte du ministre des Outre-mers, Victorin Lurel, lui aussi guadeloupéen.

Cependant, d'un point de vue plus général, cette nomination à la préfecture de Guadeloupe est la conclusion de la politique voulue par Nicolas Sarkozy qui pose un problème fondamental pour la République. En effet, la République est fondée sur la Constitution, qui prévoit, qu'elle est Une et indivisible. Dans ce cadre, les préfets, garants de l'application des lois voulues par l'État dans les territoires, sont amenés à connaître une mobilité importante. Surtout, le préfet doit appliquer les lois de la République en toute indépendance, en toute neutralité.

Les préfets, descendants historiques des intendants royaux, portent dans leurs responsabilités la nécessité de ne dépendre, ni de près ni de loin, du territoire qu'ils régissent. Dans ce cadre s'ajoute une réflexion récente menée par la société sur les inégalités de représentation.

Nicolas Sarkozy, dans une vision américaine de la réflexion, a développé tout au long de ses mandats politiques (comme ministre, puis comme président), une vision communautariste de la société française, en opposition avec l'Histoire de la République Une et indivisible. Contrairement aux États-Unis où les communautés s'affirment & se revendiquent dans la nation étatsunienne, la France ne reconnaît que des citoyens, tous identiques, sans distinction possible.

Dans ce cadre, Nicolas Sarkozy avait élaboré le projet fumeux de promotion des "minorités visibles", au sein de leurs territoires, créant de facto une distinction entre les citoyens. Remettant en cause tous les principes d'une République Une et indivisible, le projet de Nicolas Sarkozy visait à promouvoir les "minorités" sur les territoires dont ils étaient issus. Cependant, derrière les paroles, le président Sarkozy n'avait jamais agi.

Dans la stricte continuité avec cette politique, le président Hollande a validé la proposition du ministre de l'Intérieur en conseil des ministres de nommer une préfète guadeloupéenne à la tête de la préfecture de Guadeloupe. Il ne s'agit pas ici de remettre en cause les compétences de cette haute fonctionnaire, mais bien de constater que loin de la rupture affichée, le gouvernement de François Hollande poursuit cette politique voulue par Nicolas Sarkozy de communautarisation de la société française et de remise en cause de la République Une et indivisible.

Le changement, ce serait de nommer des préfets, non en fonction de leurs origines, mais bien en fonction de leurs compétences et des missions qui leur sont affectées. Si M.Hollance veut être le président du changement, qu'il nomme à la tête de la région Île de France ou PACA cette préfète. Qu'il mette en place la parité dans toute la haute administration de la République, qu'il permette la réussite de tous les ultra-marins, & non simplement celle d'une minuscule élite !

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Journal Rebelle : la conférence de presse censurée par la presse !

Publié le par thalasrum

http://cdn.streamzoo.com/si_9781612_32nq20fyzx_lr.jpgOn accuse souvent la presse de corporatisme. Ce ne fut pas le cas ce matin. Le journal lycéen & étudiant Rebelle dont deux membres sont renvoyés devant la justice, tenait une conférence de presse au centre culturel Remy Nainsouta pour appeler à un soutien massif lors des deux procès injustes lancés contre Raphaël Cécé & Sony Laguerre mercredi 14 à 8h & vendredi 16 à 14 heures au tribunal correctionnel de Pointe à Pitre.

Les soutiens s'étaient déplacés, les partis politiques Combat Ouvrier et le Parti de Gauche, les syndicats FSU et SNES-FSU, & l'association Cap Guadeloupe, ainsi qu'un collectif d'avocats qui ont accepté de défendre les deux jeunes gratuitement, dont maître Démocrite. Mais c'était sans compter avec la presse guadeloupéenne. Faut-il croire que l'actualité était tellement brûlante en ce lundi matin pour qu'aucun média ne trouve le temps de se déplacer à Pointe à Pitre à l'exception d'une journaliste de France Antilles !

Ce choix délibéré des médias de ne pas médiatiser une action d'un journal de la jeunesse guadeloupéenne en dit long sur le Quatrième pouvoir en Guadeloupe & ses liens avec la classe dominante ! Défendre la liberté de la presse, défendre la liberté d'expression ne font visiblement pas partie des priorités de la presse guadeloupéenne !

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Mariage pour tous : les maires guadeloupéens ont un siècle de retard !

Publié le par thalasrum

http://mw2.google.com/mw-panoramio/photos/medium/27713184.jpgAlors que les médias multiplient les annonces & les appels à la manifestation homophobe contre le mariage pour tous organisée demain, le 13 janvier, France Antilles fait sa Une aujourd'hui sur les maires guadeloupéens qui, quasi-unanimement s'opposent au mariage pour tous !

Il faut dire que Victorin Lurel a fait l'ensemble de sa campagne législative en juin dernier, en répétant à qui voulait l'entendre que lui élu député, il ne voterait jamais cette loi & ferait jouer la clause de conscience ! Heureusement pour lui, il n'aura pas à se ridiculiser à l'Assemblée Nationale, le président de la République l'a entre temps nommé ministre, il ne siège donc plus personnellement à l'Assemblée Nationale.

Les maires de Guadeloupe se prétendent majoritairement de gauche. La gauche est la conviction que la tradition doit être changée pour faire place à plus de tolérance, d'ouverture d'esprit, plus de droits pour tous ! Sans revenir sur l'argumentaire pour le mariage pour tous, que l'on peut facilement retrouver ici, cette levée massive et quasi-unanime des élites locales élurs guadeloupéennes doit nécessairement interroger !

Cela renvoie au tissu social de cette région, & la prégnance d'élites traditionnalistes, très liées à l'Église catholique, toujours considérée comme instrument de domination sociale du peuple méprisé. La fracture du LKP entre le peuple & ses élites ne se résorbe pas, elle se creuse chaque jour un peu plus. Des élites archaïques, dont le seul objectif est de se maintenir coûte que coûte au pouvoir, utilisant sans vergogne leur clientèle, dont fait partie le clergé local.

La loi de 1905, loin d'être intégrée, est totalement oubliée, & les élites élues guadeloupéennes font comme si la France était toujours fille aînée de l'Église, comme si la population guadeloupéenne, à l'instar de la population française, se détournait chaque jour un peu plus de la religion, surtout en ce qu'elle a de plus traditionnaliste & réactionnaire !

Les maires guadeloupéens ne veulent qu'une chose : figer la Guadeloupe dans un traditionnalisme & un passé qui n'a jamais existé ! Le réveil pour ces élites risque d'être douloureux quand le peuple s'éveillera. Car l'alliance objective entre le clergé & les élites en Guadeloupe... date de l'esclavage ! Il n'est qu'à lire à ce sujet les travaux du scientifique Frédéric Régent sur le sujet, qui démontre comment l'Église catholique a servi les intérêts des planteurs contre les esclaves, les intérêts des élites contre le peuple.

Aujourd'hui, le rapport de force n'a pas changé, l'Église catholique (pas les catholiques, l'institution) défend les intérêts des pires réactionnaires & défilera demain avec l'extrême droite. Les maires guadeloupéens ont eux aussi choisi leur camp ! Que le peuple guadeloupéen s'en souvienne quand il s'agira de renouveler leur mandat !

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20.000 emplois menacés en Guadeloupe !

Publié le par thalasrum

http://blob.keldom.com/domactu/photos/400/121072017308565.jpgLes entreprises de Guadeloupe doivent 130 millions d'euros à la caisse générale de la sécurité sociale. Cette dernière ne veut plus faire crédit aux entreprises qui ne payent pas leurs cotisations patronales salariales obligatoire et a annoncé son intention de se retourner contre les entreprises, dont la plupart risquent de se retrouver en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce.

Rien que pour la Guadeloupe, pas moins de 20.000 emplois sont menacés si une solution rapide n'est pas trouvée. À force de vivre sous perfusion d'argent public, à force d'exonérations permanentes de charges patronales, certaines entreprises ont pris la mauvaise habitude de ne plus payer ce qui est un dû à la collectivité ! À l'arrivée, les travailleurs se retrouvent une nouvelle fois pris en otage.

Car même si l 'État en venait à passer l'éponge, c'est à dire à recouvrer les dettes, ce que finira sans aucun doute par faire le ministre des Outre-mers Victorin Lurel pour s'épargner une nouvelle crise sociale majeure, ce seront l'ensemble des contribuables, par le biais de leurs impôts qui paieront pour l'inconséquence des patrons ! Là est le véritable scandale !

Le patronat guadeloupéen vous souhaite une bonne année 2013 !

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Tempête tropicale Rafael, inondations monstres, un disparu, aucune remise en question !

Publié le par thalasrum

http://sphotos-a.xx.fbcdn.net/hphotos-prn1/c38.0.403.403/p403x403/47095_480455568653828_1515136667_n.jpgLa tempête tropicale Rafael est passée hier & cette nuit au large des côtes de la Guadeloupe. Pas juste à côté. À près de 300 kilomètres des côtes. Les conséquences ont une nouvelle fois été dramatiques pour les deux îles principales de l'Archipel, & en particulier pour la Basse Terre & la côte sous le vent, étant donné que la tempête est passée à l'Ouest de l'archipel, en mer des Caraïbes.

Le bilan humain faut état d'une disparue, emportée par les eaux alors qu'elle était au volant, mais le bilan matériel est absolument dramatique, avec des dizaines de maisons inondées, des routes coupées, & des exploitations agricoles inondées.

Que les effets de 300 mm de pluie tombés subitement ne soient pas communs apparaît comme une évidence, cependant, ces pluies très fortes & très localisées sont plutôt fréquentes dans cette région, surtout pendant la saison tropicale qui va de juin à décembre.

Là où la situation devient insupportable, c'est quand on découvre l'étendue des inondations, & surtout les espaces inondés. La marina de Rivière Sens, qui est une construction récente, a vu l'ensemble des rez-de-chaussée, envahit de 80 cm d'eau ! De nombreux quartiers de villes ont aussi fait l'objet d'inondations importantes. Comme à chaque phénomène pluvieux. La commune des Abymes est une victime chronique de la situation.

Cependant, qu'un cours d'eau monte quand il pleut, c'est connu ! Pire, c'est même prévisible ! D'ailleurs, toute commune est astreinte à mettre en place un plan d'organisation de l'urbanisme, en fonction de ces risques prévisibles, en particulier, il est du ressort du maire d'interdire toute construction en zone inondable. Plutôt que de pleurer à chaque événement pluvieux, peut-être serait-il temps de prendre les choses en main & s'interroger sur les permis de construire, donnés en zones inondables !

D'autre part, les images de Guadeloupe 1ère, la télévision locale sont absolument accablantes pour la voirie locale. Faute d'avoir plus d'une tronçonneuse en état de marche, les personnels de la voirie en sont réduits à couper les arbres qui obstruent les routes... à la machette ! Où sont les moyens pour rétablir rapidement les voies de communication ? Regarder la pluie tomber avec fatalité est une option, mettre en oeuvre de véritables plans de prévention des risques pour limiter au maximum les dégats serait une vraie politique d'avenir du XXIème siècle !

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Internet très haut débit : 178 millions d'euros pour mettre la Guadeloupe au niveau !

Publié le par thalasrum

http://actualitedu.net/wp-content/uploads/2012/09/120917-THD-anterovium-fotolia2-ebusiness-telecoms-fai-1199131.jpgLe constat est accablant pour la région Guadeloupe : l'accès à Internet en très haut débit, voire simplement en haut débit est très limité, malgré l'installation d'un cable sous-marin depuis Porto-Rico, qui arrive à Sainte Rose. Si l'on s'en tient aux statistiques pour l'éducation Nationale, 75% des écoles primaires & 48% des collèges n'ont pas accès au haut débit du tout. Si l'on rapporte cela à l'ensemble de la population, on imagine facilement la faiblesse de l'accès au haut débit, les écoles primaires étant tout a fait représentatives de la distribution de la population.

On se dit alors que l'investissement nécessaire doit être tel que les collectivités territoriales ne peuvent y faire face. Il y a le massif de la Soufrière, la Basse Terre & la Grande Terre & leur morphologie parfois complexe... Mais à en croire le conseil général, le coût est de... 178 millions d'euros ! C'est à dire rien du tout, quand on imagine que la Guadeloupe est considérée par l'Union Européenne comme une région ultra-périphérique & à ce titre se trouve à pouvoir profiter de la manne des fonds européens spécifiques, comme le FEDER (Fonds Européen de Développement Régional) par exemple, qui peuvent largement compenser les difficultés financières de la Guadeloupe.

Mais non ! La région Guadeloupe a fait le choix de mettre aux normes très haut débit d'ici... 2025. Quand on connaît la vitesse de progression des technologies à l'heure actuelle, assurer que le très haut débit (actuel) sera en place dans 13 ans, c'est faire le choix conscient d'être assuré qu'en 2025, la région Guadeloupe sera en retard technologiquement d'une décennie ! L'option d'utiliser les fonds européens permettait de rattrapper le retard en très haut débit dans les deux ou trois ans !

Une nouvelle fois, le choix politique défaillant permet de maintenir un territoire en dessous du niveau de flottaison ! À force de faire le choix d'hommes politiques incompétents, mal conseillés ou trop vieux pour comprendre les enjeux des nouvelles technologies, on obtient le résultat acuel : des retards structurels qui se surajoutent à d'autres retards & maintiennent le territoire au niveau d'un pays sous-développé !

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