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Articles avec #guadeloupe tag

Irma et les îles du Nord : amateurisme à tous les étages !

Publié le par thalasrum

Contrairement au discours lénifiant distillé sur toutes les antennes par le président lui-même, Emmanuel MACRON, par le premier ministre, par le ministre de l’intérieur, par le ministre Nicolas HULOT ou par la ministre des outre-mers, rien n’avait été anticipé ni prévu pour gérer le cyclone IRMA et sa réplique dans les jours suivants JOSÉ.

Contrairement à un tremblement de terre par nature imprévisible à l’avance, si ce n’est par de la prévention de long terme, plusieurs jours à l’avance les autorités connaissaient la trajectoire du cyclone IRMA et tout un chacun pouvait le voir grossir sur l’ensemble des écrans radar.

Qu’a fait le gouvernement en préventif ? Rien ou presque ! Qu’ont fait les autorités locales ? Rien, si ce n’est se gausser sur toutes les antennes, avec la complicité des médias locaux de leur habitude de ce type de phénomène et de la préparation de tout le monde, ce qui n’était pourtant absolument pas le cas. Qu’ont fait les hauts fonctionnaires ? Rien si ce n’est aggraver la crise, comme par exemple le Recteur qui a fait le choix de ne reporter la rentrée des élèves que de 48 heures, imposant à tous les fonctionnaires de se rendre sur Saint-Martin quand bien même IRMA couvait. Qu’ont fait les populations ? Ce qu’elles pouvaient, comme elles le pouvaient à la hauteur de leurs connaissances.

À l’arrivée, le PC de commandement à la préfecture s’est retrouvé immédiatement hors service, et la sous-préfète a été tellement choquée qu’elle se trouve encore à l’heure actuelle en brun out, les deux casernes des pompiers de Saint-Martin et Saint-Barthelemy ont été totalement inondées et rendues inopérationnelles. La centrale électrique a été inondée et a cessé de distribuer du courant, interdisant par là-même l’accès à l’eau potable, puisque la désalinisation est le principal accès à l’eau sur ces îles dépourvues de cours d’eau. Les destructions de bâtiments publics ont été gigantesques, au premier rang desquels l’hôpital qui n’est quasiment plus fonctionnel, de même que les destructions privées. Autant d’éléments qui étaient prévisibles et n’ont absolument pas été anticipés.

Les pillages ? De quoi parle-t-on ? Du pillage de misère de gamins qui ont dévalisé des jouets ? Des pauvres qui sont allés se servir au supermarché ? Ou des braquages des bandes organisées qui végètent habituellement sur ce territoire et n’intéressent d’habitude absolument personne. On ne parle pas de la même chose. Dans le premier cas, c’est la conséquence directe du libéralisme, dans le second, c’est une lacune grave de l’État incapable d’assurer la sécurité de ses ressortissants.

Au final, il a fallu attendre samedi matin pour que les secours se mettent correctement en place et que la sécurité soit finalement rétablie. Il a fallu attendre dimanche matin pour des que navettes aériennes régulières commencent pour rapatrier ceux qui le souhaitaient. Soit quatre à cinq jours après les événements !

Oui, il était possible d’anticiper le manque d’eau, et il aurait fallu procéder en préventif à des distributions massives. Oui il était possible d’anticiper le problème de sécurité, et il aurait fallu envoyer des renforts policiers en amont. Oui, il était possible d’anticiper le problème électrique et il aurait fallu déplacer des générateurs de secours au moins pour assurer le minimum. Oui il était possible d’anticiper que les services régaliens demeurent opérationnels, pour pouvoir agir et intervenir dès la fin du cyclone ! Oui, il était possible d’informer la population en préventif et d’imposer à tous un minimum (garder ses papiers sur soi pendant tout l’événement, ainsi que les documents de base : passeport, livret de famille, carte de crédit…, tout ce qui éviterait aujourd’hui la panique et la désorganisation à l’arrivée des avions à Pôle Caraïbes avec des gens qui débarquent et dont on ne sait que faire, faute de papiers et faute d’avoir anticipé des hébergements).

L’État a été lourdement défaillant. Les collectivités des îles du Nord l’ont été aussi. Les hauts fonctionnaires en charge de la gestion de crise ont été totalement débordés. Par exemple, jeudi le Recteur réunissait l’ensemble des psychologues de l’éducation nationale pour leur demander de se rendre sur Saint-Martin pour assurer des cellules psychologiques, sans avoir aucune idée des moyens de les héberger, de les nourrir et même de les transporter ! Amateurisme ! À aucun moment, le recteur n’a entamé une procédure de recensement de ses personnels sur place, pour connaître leur situation, pour éventuellement les rechercher, voire organiser leur rapatriement ! On ne peut se vanter avant un événement que tout soit sous contrôle et constater le bazar organisé depuis que le cyclone est passé, la détresse des populations et parfois leur mise en danger !

Peut-être serait-il utile de s’intéresser à ce que font des pays comme Cuba, voire les États-Unis en matière de prévention, plutôt que de réagir lentement, en catastrophe, quand le pire est arrivé !

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Edouard Philippe, l'illustre inconnu précédé par le chant de ses casseroles !

Publié le par thalasrum

Édouard Philippe premier ministre. Pas une surprise, son nom avait fuité depuis bien longtemps dans les médias. Le retard dans l'annonce de 8 secondes a permis à Ruth Elkrief de faire une performance télévisuelle de vide et de son meublement. Car de surprise il n'y eut pas. Tout un chacun était tellement préparé à ce premier ministre, que toutes les recherches avaient été faites à son sujet !

Pas de chance ! Contrairement à ce que clame Alain Duhamel sur tous les tons, le nouveau premier ministre est tout sauf un novice politique. Maire du Havre, député LR, ex-d'Areva, Monsieur Philippe traîne déjà de nombreuses casseroles malgré ses 46 ans. Entre ses interventions douteuses au Niger à propos de l'uranium, son refus de la transparence sur son propre patrimoine qui lui a valu un blâme du la Haute Autorité pour la Transparence dans la Vie Publique (HATVP), et son indolence, pour ne pas envoyer un mot plus violent, à l'Assemblée Nationale. Faut-il passer sur l'œuvre littéraire de notre nouveau premier ministre dont le héros fait preuve d'un machisme sans commune mesure ?

Un inconnu réellement Édouard Philippe ? À en croire l'article du yetiblog, M.Philippe est un pur produit du système, créé par le système et vendu par les médias. En faisant croire qu'un inconnu tout beau tout neuf débarque à Matignon, les grands médias tentent de vendre un beau mensonge à la population !

Dans ce méli-mélo où chacun se réinvente une virginité avec la baguette magique Macron, on arrive à des situations cocasses. Ainsi, l'opposant socialiste malheureux d'Édouard Philippe à la mairie du Havre, en 2014, un certain Camille Galap (président d'Université), fervent soutien de François Hollande, s'est vu recasé recteur de l'académie de Guadeloupe par le président de la République d'alors pour oublier sa peine.

Trois ans après, Édouard Philippe est le premier ministre de Macron, auquel il s'est rallié (pas par l'opération du saint esprit comme on nous le chante sur tous les tons...). Va-t-il travailler main dans la main pour l'éducation en Guadeloupe avec le recteur Galap, qui en bon fidèle de François Hollande devrait normalement se rallier au président Macron ?

Quelle est belle cette politique des entourloupes, des petits arrangements entre amis, des clientèles, des services rendus qui en amènent d'autres, des relations malsaines entre privé et public ! Vous ne comprenez toujours pas pourquoi l'abstention monte ?

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L'importance de la première abolition de l’esclavage du 4 février 1794 en Guadeloupe

Publié le par thalasrum

Le 4 février 1794, la convention montagnarde décide d’abolir l’esclavage sur tous les territoires de la République, après cinq années d’âpres discussions entre les tenants de l’égalité entre tous les citoyens et les lobbys des planteurs esclavagistes soucieux de préserver leurs intérêts économiques. Robespierre, qui était depuis le début favorable à cette mesure, obtient un vote favorable de la convention. Le processus abolitionniste a commencé plusieurs décennies auparavant dans les textes philosophiques, et s’est progressivement répandu dans l’ensemble de la société.

Si bien que lors de la préparation des états généraux du royaume de France, convoqués par Louis XVI, plusieurs cahiers de doléances affirment la nécessité d’abolir l’esclavage au nom de l’égalité entre tous les hommes. C’est en particulier le cas du petit village de Champagney dans la Haute Saône où Jean-Luc Mélenchon a salué la volonté des habitants et le choix de la convention montagnarde.

Pour la Guadeloupe, l’événement est d’importance, puisque notre territoire a bénéficié du décret de la Convention de Robespierre, avec la première abolition. La Guadeloupe était un territoire de la République française, contrairement à la Martinique, envahie alors par les anglais.

Il apparaît primordial de saluer cet épisode historique glorieux, qui permettra pendant presque 8 ans la mise en place d’une égalité entre tous les citoyens, sans distinction de couleur. Cette période se refermera avec le refus d’un retour en arrière et l’insurrection de la Guadeloupe le 21 octobre 1801 (salué depuis lors par des drapeaux rouges sur tous les ponts) et la création d’un gouvernement autonome contre la décision de Bonaparte de rétablir l’esclavage à la demande de sa femme, la békée martiniquaise Joséphine de Beauharnais. Cette insurrection est clôturée par le suicide de Delgrès et des derniers insurgés qui préféreront mourir plutôt qu’être rabaissés de nouveau à leur condition d’esclave.

Le courage de ces révoltés passés qui ont préféré mourir que renoncer à leur liberté ne doit pas tomber dans l'oubli !

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Prix de l'essence en Guadeloupe : le peuple doit enrichir Rubis avec la complicité des élus !

Publié le par thalasrum

Le prix des carburants est fixé en Guadeloupe par arrêté préfectoral. Le préfet n'est pas seul décideur, mais malgré les demandes et les engagements pris lors des négociations du LKP en 2009, aucune transparence n'a été faite sur les conditions et les discussions tarifaires des prix des carburants dans l'archipel.

Au premier janvier, les prix du super sans plomb ont ainsi augmenté de 9 centimes et ceux du diesel de 10 centimes. La corrélation entre les deux augmentations n'est donc aucunement une mesure écologique visant à réduire la différence entre les deux carburants, le diesel étant plus polluant. Comment expliquer cette augmentation ? Mystère ! La SARA, entreprise qui détient le monopole du raffinage et de l'approvisionnement des trois départements français d'Amérique (Guadeloupe, Guyane, Martinique) apparaît très vite comme le premier responsable de l'augmentation ! La SARA, qu'est ce que c'est ? Une entreprise voulue par De Gaulle pour "développer les outre-mers" dixit wikipédia et contrôlée par les entreprises suivantes : Rubis (71%), et Sol (29 %).

Malgré la situation de crise généralisée du territoire, avec un chômage qui atteint toujours des records, le silence des hommes politiques a été assourdissant ! Et ce d'autant plus qu'il n'existe en Guadeloupe toujours aucun réseau régional de transport permettant aux habitants de s'affranchir du tout voiture ! Pourtant, les augmentations sont respectivement de 6,87% et 9,17% pour les deux carburants !

Il a donc fallu l'intervention salutaire de Eli Domota, responsable syndical de l'UGTG pour dénoncer ce coup de force des actionnaires qui veulent tout simplement accroître leurs marges sur une population captive et dépendante, puisqu'il n'existe aucune alternative d'approvisionnement ou de transport ! Clairement, cette augmentation ressemble à la profitation dénoncée en 2009 et depuis par des monopoles contre les guadeloupéens. On peut retrouver son argumentation dans cette vidéo de deux minutes ! Aucun élu politique n'a cru bon de réagir ! Comme si les problèmes de la population ne les concernait pas !

Pourtant, cette augmentation est tout aussi inexplicable que scandaleuse en temps de crise ! La SARA a fini par réagir et nier le fait que les hydrocarbures proviennent majoritairement de la Caraïbe et a promis la transparence. Ah bon ? Mais depuis 2009, la SARA promet la transparence et depuis ? Ben rien ! L'opacité demeure. La SARA accroît ses profits régulièrement et les guadeloupéens payent, avec la complicité des élus politiques silencieux et du préfet qui répercutent par arrêté les augmentations, alors qu'en représentant de l'État, dirigé par un président élu du Parti Socialiste, il a le pouvoir de mener un politique sociale en contraignant la SARA à pratiquer les prix qu'il impose !

Entre la finance, l'oligarchie, les grandes entreprises et le peuple, le pouvoir en place a une nouvelle fois choisi l'oligarchie ! Il est temps de se débarrasser de ces gens qui méprisent le peuple au point de ne même plus voir ses préoccupations premières, ses besoins, ses attentes. Il est temps que les gouvernants ne dirigent plus pour les intérêts des actionnaires de sociétés dont le seul but est le profit !

 

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Mélenchon en Guadeloupe : un discours au service du peuple !

Publié le par thalasrum

Crédit photo JM AubrunJean-Luc Mélenchon est venu aux Antilles juste avant les vacances de Noël. Il a passé trois jours en Guadeloupe, avec visites du Mémorial Acte, de la centrale géothermique de Bouillante, mais aussi d'une société de bois et d'une société de pêche. En point d'orgue, le meeting au palais des sports du Gosier a réuni près de 800 personnes, obligeant les organisateurs à installer un écran géant pour que les centaines de spectateurs qui n'avaient pas pu entrer dans la salle faute de place, puissent suivre le meeting en direct.

Comme Jean-Luc Mélenchon l'avait en Martinique, il a réparti son discours d'une heure et demi, quasiment sans note, entre la salle et l'extérieur, n'hésitant pas à coller à la foule pour être entendu.

Il ne s'est pas résolu à rester dans le statu quo du tryptique, niches fiscales, sécurité, libéralisme, comme s'y est essayé Emmanuel Macron deux jours avant lui ! Contrairement à Emmanuel Macron, dont la seule touche locale a consisté à s'essayer au zouk, Jean-Luc Mélenchon a proposé des solutions pérennes de moyen et long terme pour sortir des dépendances entretenues depuis l'époque coloniale.

Autour d'un discours basé sur l'indépendance énergétique, Jean-Luc Mélenchon a articulé ses propositions sur le développement d'une agriculture vivrière biologique, mais aussi d'une filière bois. En parallèle, Jean-Luc Mélenchon s'est engagé à supprimé les niches fiscales pour reporter les aides sur la rénovation du réseau d'eau, et sur le développement d'une économie de la mer. Bien évidemment, il s'est engagé à mettre en place une loi pour supprimer la criminalisation de l'action syndicale.

Non Jean-Luc Mélenchon n'est pas venu faire la visite rituelle de tous les candidats à la présidentielle. Il est venu convaincre la population de la viabilité de ses propositions pour un territoire dont il maîtrise les atouts et les difficultés.

Ces idées novatrices pourraient permettre de sortir la Guadeloupe du cycle insupportable dépendance, chômage, criminalité, sans passer par la case du tout sécuritaire aussi inutile que voué à l'échec. Gageons que les électeurs auront entendu cet appel très clair à développer la Guadeloupe et l'ensemble des territoires ultra-marins.

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Pas d'eau à Capesterre Belle Eau : la Nationale bloquée !

Publié le par thalasrum

Capesterre-Belle-Eau, commune qui sert à alimenter en eau une grande partie des communes de Guadeloupe n'a pas d'eau au robinet. Depuis des mois. En cause ? Un conflit politique, l'incompétence de dirigeants, l'absence de volonté de trouver des solutions !

Il a fallu des mois sans eau au robinet, comme dans les pires pays du Tiers-Monde pour que la population, exaspérée, finisse par réagir. Depuis plusieurs semaines, des tractages avaient lieu. Mais depuis quelques jours, un comité s'est créé sur Capesterre pour réclamer le minimum vital dans un pays développé : de l'eau au robinet !

Faute de réponse, ce comité a décidé d'agir plus fermement, mettant en place des barrages filtrant ou non sur la Nationale 1, qui relie Basse-Terre à la Grande Terre, générant des bouchons gigantesques sur toute la Basse Terre, le nombre de routes étant limités. La gendarmerie n'est pas intervenue pour le moment pour enlever les barrages.

Par contre, il n'est pas sûr du tout que ces barrages aient une quelque influence que ce soit sur les réunions qui continuent entre le syndicat qui gère les eaux (le SIAEAG, dirigé par Laurent Bernier) et les collectivités locales pour qu'enfin ce problème basique soit résolu !

Il serait véritablement temps de réfléchir la prochaine fois que vous avez un bulletin à glisser dans l'urne : plutôt que de reconduire systématiquement les mêmes qui vous méprisent, peut-être est-il temps de construire une alternative politique crédible, compétente, au service des besoins basiques de sa population, et non de ses intérêts particuliers.

Edit 17h30 : Suite à la fin de la réunion entre le SIAEAG et les collectivités qui semble avoir donné des garanties d'approvisionnement en eau de la commune de Capesterre, le barrage sur la Nationale 1 a été levé dans l'après-midi.

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Armement pour répondre à la violence : l'erreur fatale !

Publié le par thalasrum

Face à la violence récurrente qui frappe la Guadeloupe, qui fait du département un des plus violents de France, avec 45 homicides recensés en 2015 (pour 932 sur l'ensemble du territoire soit 4.82% des homicides pour 0.6% de la population française), les médias locaux usent et abusent largement de cette situation pour remplir leurs pages ou leurs éditions, avec unes, gros titres et si possible photos choc. Une affaire de car-jacking avec viol a rempli les pages du quotidien France Antilles pendant presque une semaine entière.

Ce week-end, dans la suite logique de la semaine, comme les auteurs présumés des faits avaient été arrêtés, le quotidien s'est empressé de maintenir une pression anxiogène en titrant sur l'explosion de vente des armes d'auto-défense, avec micro-trottoir devant un magasin vendant ce type de produits.

Malheureusement, le quotidien n'a pas cru bon de mener une enquête sur les effectifs de police et de gendarmerie dans notre département. Il n'a pas cru bon non plus de comparer avec les moyens sur l'ensemble du territoire, pas plus qu'il ne lui est venu à l'esprit de s'interroger sur les conséquences de cette explosion de l'armement (même défensif) de la population.

Car s'il est bien une chose qui est prouvée, c'est que la violence génère la violence. Et la multiplication des armes, quelque soit leur nature, ne fait qu'aggraver la situation de violence ! L'exemple des États-Unis est un modèle du genre ! C'est le pays où il y a le plus d'armes à feu en circulation, et c'est le pays qui commet statistiquement le plus d'homicide. N'allons quand même pas trop réfléchir.

Il est tellement plus simple d'aller interviewer trois personnes devant un magasin et de rédiger un article anxiogène avec un titre aussi racoleur qu'inutile, plutôt que d'enquêter sur les sources de la violence, les causes profondes et multiples. Trop de travail sans doute ! Et pire, peut-être la mise en cause de puissants responsables qui mènent des politiques irresponsables depuis trop longtemps.

L'accentuation des écarts de richesse, l'enfermement socio-économique, l'absence de toute perspective, l'absence de formation initiale, l'absence de formation continue, les manques criants en services publics... Autant de sujets passionnants que l'on ne traitera surtout pas en lien avec la violence en Guadeloupe !

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Education : qu'allez vous faire des 1.5 millions d'euros confisqués aux élèves ?

Publié le par thalasrum

En Guadeloupe, dans les écoles maternelles et élémentaires, il manquait 59 enseignants dans l'académie à la rentrée de s. À ce jour, 7 contrats précaires ont été signés, dans des conditions très opaques. Toujours est-il qu'il manque toujours 52 enseignants pour assurer une éducation de qualité.

Certes, le Recteur de l'académie de Guadeloupe, Camille Galap, se targue que tous les élèves ont un enseignant. Donc, aux yeux de la population, le manque d'enseignant est camouflé. Mais ce n'est que très provisoire. Puisque les 52 enseignants manquant à l'appel sont comblés par des titulaires remplaçants. Certes.

Mais aujourd'hui, avec cette politique aucun titulaire remplaçant n'est disponible dans toute l'académie de Guadeloupe. Les enseignants des écoles primaires et maternelles ne peuvent pas tomber malade, ne peuvent pas partir en stage, n'ont pas droit aux accidents quotidiens de la vie : il n'y a pas de remplaçant pour les suppléer.

Pourtant, le ministère de l'Éducation Nationale n'a pas supprimé de postes dans l'académie de Guadeloupe pour cette rentrée. Les moyens budgétaires sont là, mais les enseignants ne le sont pas ! L'argent donné par le ministère pour payer les enseignants se trouve dans les caisses du rectorat de Guadeloupe.

La somme est gigantesque : 1.5 millions d'euros environ (52 postes budgétaires, soit 2.400€ sur 12 mois). Cet argent aurait du servir à ouvrir une liste complémentaire, parmi les recalés au concours de juin 2016 : c'est la possibilité laissée par la ministre Vallaud Belkacem dans une décision du 23 septembre. Mais le Recteur a choisi de ne pas utiliser cette option. Le Recteur aurait pu recruter des non-titulaires, certes contre l'avis des organisations syndicales, mais l'argent aurait été utilisé au service des élèves.

Dans une instance officielle, le Recteur a choisi de ne recruter personne, malgré l'argent disponible ! Le Recteur Galap fait donc le choix de supprimer techniquement 52 postes dans l'académie, alors que le ministère n'avait rien supprimé.

La question reste entière : qui va bénéficier de cette manne d'argent gigantesque, qui a été confisquée aux élèves ? 1.5 millions d'euros ! Tout un chacun attend impatiemment de connaître la réponse !

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Villani en Guadeloupe : accueil triomphal !

Publié le par Mouloud

Villani en Guadeloupe : accueil triomphal !

Vill

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26 mars, grève générale en Guadeloupe

Publié le par Mouloud

26 mars, grève générale en Guadeloupe

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