Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

france

Quid de la laïcité?

Publié le par Mouloud

Quand l'École de la République s'est mise en place au début des années 1880 sous l'impulsion des lois de Jules Ferry, les valeurs associées étaient la gratuité, mais aussi la laïcité. La laïcité mise en place regroupait trois idées forces : une séparation entre École & religion, une séparation entre École & politique partisane, une séparation entre École & société . Après la loi de séparation entre les Églises & l'État en 1905, la laïcité s'est retrouvée principalement associée à une séparation par rapport à la religion. Cependant, il était bien évident que l'École restait indépendante au regard de la société & de toute politique partisane. Or, au vu des mesures gouvernementales actuelles, il apparaît que la laïcité est attaquée dans ses trois piliers fondateurs.

Un projet de loi gouvernemental vise à mettre en place un subventionnement de l'École privée, c'est à dire non laïque, à hauteur de 50% des frais engagés par ces établissements. C'est une première remise en cause du principe de laïcité. En finançant des établissements privés, le gouvernement met en concurrence l'École de la République avec un système concurrent, qui ne respecte pas le principe d'égalité de tous (sélection sociale, voire religieuse).

D'autre part, le gouvernement, au travers les changements de programme de l'enseignement, viole délibérément le principe de séparation entre l'École & la politique partisane. Par exemple, les programmes d'option économie en classe de Terminale SES sont modifiés & l'étude de Pierre BOURDIEU est tout simplement supprimée ! ! ! Pierre BOURDIEU est reconnu internationalement comme un sociologue de référence, mais bien évidemment il va à l'encontre des idées politiques au pouvoir actuellement. En travaillant sur les causes des différences sociales dans la société actuelle (voir BOURDIEU, "La Domination masculine"…), il contredit la pensée ultralibérale de rigueur. Il faut donc bien voir ce changement dans les programmes comme une décision politique partisane qui empêche une formation complète du futur citoyen que l'École de la République est sensée former.

Enfin, la séparation entre École & société est de plus en plus attaquée. Au nom des réalités économiques, le gouvernement insère de plus en plus dans l'Éducation, les entreprises & le secteur privé. Ce phénomène va s'amplifiant au travers le projet gouvernemental de rapprocher les établissements des réalités des marchés locaux. Au lieu de former de futurs citoyens, l'École sera réduite à former des travailleurs flexibles, compétitifs & adaptés aux besoins de l'emploi local ! ! ! Ces mesures sont en contradiction totales avec le principe fondateur de l'École laïque qui prévoit une séparation entre École & société. Que la société française actuelle soit libérale est un fait incontestable, mais l'École républicaine doit-elle le devenir pour autant. Notre société, au travers les différentes élections & référendums (Maastricht 1993) a fait le choix du libéralisme, mais les enfants que nous formons ne doivent-ils pas eux aussi avoir la possibilité de choisir la société future dans laquelle ils voudront vivre ?

Pour cela, il semble évident que les trois principes fondateurs de la laïcité doivent être préservés. La mission de l'École de la République, laïque gratuite & obligatoire, est de former des citoyens, & non des travailleurs ! ! !

Voir les commentaires

Sarko s'attaque aux...criminels du cannabis!!!

Publié le par thalasrum

Nicolas Sarkozy n'était plus très présent médiatiquement depuis le début de la semaine, il devait être triste, alors il intervient sur un sujet qui est sûr de le faire remonter dans les sondages (il est en chute de 8 points si l'on en croit les Guignols du 03/03): la condamnation des usagers de stupéfiants. C'est à dire pour parler en langage courant, les fumeurs de chichon!!!!

Il veut en effet modifier la loi du 31 démbre 1970 qui punit l'usage de stupéfiants (à l'époque cette loi avait été votée contre l'usage de drogues dures telles que l'héroïne) pour qu'elle soit réellement applicable (on sait que cette loi s'est montrée totalement inapplicable pour les fumeurs de cannabis). Surtout, M.Sarkozy entend accélérer la procédure de condamnation des consommateurs!!!!

Une fois encore, M.Sarkozy agit de manière démagogique sur un sujet qui ne peut plaire qu'à son électorat, la droite dure, et il agit en dépit du bon sens & de la réalité. M.Sarkozy va tenter de condamner, le plus vite possible, les personnes qui consomment du cannabis, mais bien évidemment, sans aucune prévention, on va mettre une amende, voire en prison, mais sans se poser les questions essentielles de prévention.

Ainsi, M.Sarkozy va tenter de criminaliser un peu plus des gens en détresse (le prototype est le  "djeuns" qui fume son pétard à l'arrêt de bus), alors que dans les soirées mondaines, la cocaïne continuera de se sniffer au kilo sans que cela ne pose aucun problème. Sarkozy veut punir, condamner, enfermer la misère sociale, sans se poser les bonnes questions: un consommateur de cannabis est-il un criminel? Est-il suffisamment dangereux pour être mis en prison? Le consommateur de cannabis est-il dangereux pour la société ou met-il simplement en danger ses poumons & ses neurones????? Dans ce cas, pourquoi le condamner, si ce n'est pour tenter de remonter dans les sondages???

Cette modification de loi va sans aucun doute être votée sans débat au Parlement, & être appliquée aussi vite que possible, sous les yeux des médias, TF1 en tête. Pendant ce temps-là, le Parlement espagnol vote une loi sur l'égalité entre hommes et femmes dans les entreprises (rémunération, promotion, recrutement, formation...): chacun a les priorités qu'il peut!

Voir les commentaires

Un euro pour ruiner la santé!

Publié le par thalasrum

Les principaux de syndicats de médecins généralistes ont obtenu un gain de un euro par consultation à partir de l'été prochain. On peut considérer que c'est un gain salarial non négligeable, auquel doit avoir droit tout travailleur. Mais le problème qui se pose est celui des contreparties imposées. En échange de cette concession, les médecins doivent faire des économies!!!

Pour 210 millions d'euros que va coûter la mesure à l'assurance sociale, les médecins se sont engagés à faire 1,4 milliards d'euros d'économie sur les prescriptions et les congés de maladie. On demande donc, après d'autres secteurs (Education nationale...), on demande à la santé d'être performante !!!! Comment peut-on demander de la performance à un médecin. Comment peut-on appliquer le libéralisme à ce type de fonction. La santé, tout comme l'éducation, n'a aucune vocation à être performant, à gagner de l'argent, à économiser quoique ce soit.

Or, on demande aux médecins, contre un petit gain financier, de gérer une pénurie organisée par le gouvernement. Une pénurie de moyens qui aboutit à brader la santé. Si une personne est malade, désormais, le médecin plutôt que de lui donner le traitement approprié, va avoir intérêt, dans l'esprit de l'accord, à faire un diagnostic minimaliste, pour éviter de lui prescrire des médicaments chers qui le guériraient, mais risquerait de faire sortir le médecin de ses quotas. De même, on incite les médecins à réduire les arrêts de travail, pour plus d'efficacité. En période d'infections virales, les conséquences seront pires que la prévention. Une personne malade, mal soignée qui continuera de travailler, faute d'arrêt de travail, risque de contaminer ses collègues de travail !!! Dans un réel souci d'efficacité, qui fonctionnait depuis la loi sur la sécurité sociale, on considérait qu'il valait mieux arrêter une personne malade quelques jours & la soigner efficacement plutôt que de la laisser traîner sa maladie à son travail.

La prescription des génériques peut être une bonne mesure, mais l'on sait les pressions exercées traditionnellement par les laboratoires pharmaceutiques sur les médecins.

Après avoir réduit à la portion congrue les moyens dans les hôpitaux, après avoir déremboursé des centaines de médicaments qui, subitement, sont devenus inefficaces, le gouvernement coupe les vivres à la médecine générale, qui s'occupe de la majeure partie de la population française. On risque donc d'arriver à un système où la population ne se soigne plus ou mal, & ainsi rattrapper les pays, de type Royaume Uni, où le nombre de journées de  maladies est très faible, mais où la productivité est bien moins importante. À prétendre économiser sur tout, on en vient parfois à terme à l'inverse de l'effet escompté, mais ce gouvernement semble naviguer à vue, l'horizon de mai 2007, comme vague direction.

Voir les commentaires

Le crépuscule de De Villepin?

Publié le par Mouloud

gestion désastreuse du Clemenceau, polémique sur le chikungunya à la Réunion, colère des jeunes contre le contrat première embauche (CPE) et des syndicats contre la fusion Suez-GDF

La conférence de presse du premier ministre montre hier soir les premiers signes de la décadence du premier ministre, & ainsi de son gouvernement. Voire de son incompétence. Inquiétant pour l'héritier potentiel de Chirac, mais inquiétant aussi pour son principal opposant Nicolas Sarkozy, qui est lui aussi membre de ce gouvernement.

Le premier ministre "accumule les mauvais points" écrit libération en parlant du porte-avions Clémenceau, du Chikungunya, de la réaction par rapport au CPE et de la fusion Suez-GDF. À ce niveau là, il ne s'agit plus de mauvais point, mais bien d'incompétence notoire. À propos du clémenceau, il apparaît clairement que Mme Alliot-Marie a menti concernant les quantités d'amiante du navire pour flouer les instances internationales. Le problème est que sa démission ne peut être acceptée que dans la mesure où ses "deux supérieurs", tout aussi responsables qu'elle renonceraient eux aussi à leurs mandats (i.e le premier ministre et le président de la République qui étaient nécessairement au courant de la situation), ce qui ne risque pas d'arriver...

De la même manière, les commentaires de François baroin, ministre de l'outre-mer tant sur le Chikungunya que sur les vertus positives de la colonisation aurait du amener ce charmant ministre vers la sortie, mais personne n'en évoque même la possibilité, ce qui charge un peu plus M.De Villepin.

Pour le CPE, la situation de M. De Villepin devient chaque jour plus intenable : la loi a été votée à toute vitesse, sans concertation, avec une opposition allant du centre droit à l'extrême gauche, voire au sein même du gouvernement avec l'opposition affichée de M.Borloo. La contestation prend chaque jour un peu plus forme, l'unité syndicale se crée, tandis que De Villepin et Chirac se crispent sur cette loi qu'ils ont porté à bout de bras depuis le début. Même l'opinion semnle se renverser, si l'on en crooit les résultats d'un sondage commandé par l'Humanité qui laisse aparaître plus 60% de personnes sceptiques par rapport à ce projet de CPE.

Enfin, la fusion Suez-GDF remet en cause la promesse faite  il y a deux ans par le ministre d'alors, un certaiin Sarkozy de préserver au moins 70% du capital sous le contrôle de l'État. En effet, la fusion ne laisserait plus à l'État que 35% du capital. Thierry Breton, l'actuel ministre des finances, apparaît donc aujourd'hui comme le liquidateur de GDF.

Les conséquences sont donc graves pour les deux présidentiables potentiels que sont De Villepin & Sarkozy, l'un en tant que chef d'un gouvernement qui prend l'eau de toute part, l'autre comme membre dudit gouvernement mais surtout qui commence à accumuler les échecs. Sa promesse faite pour GDF n'est pas oubliée. De plus, les questions, jusque là restées sans réponse posée par le livre "Le destin de Brutus", de Victor Noir réapparaissent & peuvent sonner le glas de cette droite radicale & extrême que M.Sarkozy chercherait à incarner.

Le fusible Raffarin étant tombé, De Villepin apparaissait comme la dernière chance pour Chirac. il a fait illusion presque neuf mois. Mais il se retrouve aujourd'hui happé dans le tourbillon médiatique qu'il parvenait jusque là à contrôler. Le vent semble tourner pour le Premier ministre, le seul espoir qui reste à M.Chirac est que la tourmente emmène avec elle aussi M.Sarkozy. Il resterait Jean-Louis Borloo comme homme providentiel...

Voir les commentaires

"Ce n'est pas la rue qui gouverne!"

Publié le par Mouloud

Cette célèbre phrase prononcée par l'ancien premier ministre Raffarin peut tout aussi bien s'appliquer au ministère De Villepin qui, fort de sa majorité absolue aux deux chambres parlementaires (Assemblée Nationale et Sénat), fonce au pas de charge vers la précarisation de l'emploi (voir article précédent).
Après l'adoption de la loi sur l'égalité des chances grâce à l'article 49.3 à l'Assemblée Nationale, c'est désormais le Sénat qui doit adopter cette loi dans des termes identiques à l'Assemblée nationale pour éviter un ralentissement de l'asoption de cette loi et une Commission Paritaire Mixte. Ainsi, malgré l'opposition de la jeunesse française, qui se mobilise fortement dans les Universités et les lycées, même pendant les vacances scolaires, malgré l'opposition des syndicats qui ont manifesté le 2 février et qui appellent à la grève le 7 mars, le gouvernement fait voter cette loi à toute vitesse, laissant les partis politiques opposés à la loi s'essouffler à la tribune pour rapidement rejeter leurs arguments! Même l'UDF, parti de centre droit, allié au départ du gouvernement, est contre cette loi sur l'égalité des chances. Mais M.De Villepin n'en a cure, il fonce dans cette surenchère droitière, en vue des élections de 2007. Il est déjà visiblement en campagne, racolant le monde agricole hier au salon de l'agriculture dans des accents chiraquiens presque ridicules!
Pourtant, la légitimité de ce gouvernement n'est pas à la hauteur de sa représentation actuelle : majorité absolue au deux chambres, alors que M.Chirac n'a même pas obtenu 20% lors du premier tour des élections présidentielles!!! Majorité absolue au Sénat de la droite depuis une éternité, puisque chambre est élue...indirectement. Paradoxe de ce gouvernement qui prétend tirer sa légitimité des urnes, mais ne fait pas suffisamment confiance au peuple pour lui laisser pleinement le choix de sa représentation électorale à la chambre haute.
Peut-être serait-il temps de revoir le fonctionnement du Sénat: un mandat de 9 années, ce n'est plus de la continuité, c'est un véritable règne. Ce à quoi il faut ajouter un renouvellement par tiers, ce qui assure d'autant plus de continuité.
Puisque le monde accélère, pourquoi ne pas passer sur un mode électoral direct pour la chambre haute avec un mandat de 6 ans, qui ne coinciderait pas avec celui de l'Assemblée Nationale et permettre ainsi une amélioration de la démocratie et peut-être une meilleure image de la politique? Peut-être la rue aurait-elle un peu plus son mot à dire... Et peut-être les gouvernements seraient-ils plus attentifs aux revendications des personnes qui les ont élues!

Voir les commentaires

Ultralibéralisme & Chômage

Publié le par Mouloud

La politique ultralibérale menée actuellement par le gouvernement & qui s'est traduite récemment par le vote d'une loi sur l'égalité des chances, doit être rapproché d'un chiffre paru ce matin : celui du chômage.
En effet, après neuf mois consécutifs d'annonces de baisse du chômage qu'il faut relativiser au vu des radiations massives de chômeurs en fin de droit, le chômage augmente, et de manière significative ce mois-ci. Jean-Louis Borloo, invité au journal de 13h de France Inter a bien tenté d'expliquer qu'il s'agissait d'un phénomène conjoncturel, & que la politique gouvernementale allait porter ses fruits dans les mois à venir, il ne faut pas se faire d'illusions quant à la réalité politique.
Le gouvernement multiplie les mesures visant à casser le droit du travail et les garanties des travailleurs, quels qu'ils soient, tant dans le public que dans le privé. Le Contrat Nouvelle Embauche, puis la loi sur l'égalité des chances qui, à elle seule, prévoit le Contrat Première Embauche, le droit au travail de nuit pour les enfants de moins de 16 ans et l'apprentissage junior dès l'âge de 14 ans, sont toutes des mesures qui visent à précariser le travail & à faciliter la création d'emplois très précaires.
Cependant, malgré toutes ces mesures, le chômage continue d'augmenter. Par contre, le droit du travail se littéralement détruit, avec la mise en place pour les jeunes d'un contrat révocable à tout moment dans les 24 premiers mois. & quand le gouvernement promet ensuite que ce contrat débouchera ensuite sur un emploi en CDI relève du mythe. Quel chef d'entreprise aurait interêt à pérenniser un emploi alors qu'il a toute latitude pour supprimer le CPE avant les deux années fatidiques & réemployer quelques semaines ou mois plus tard un nouveau CPE?
Dans le même sens, la loi Fillon pour l'Education Nationale & appliquée par M.De robien, annualise le temps de travail des professeurs du second degré avec les remplacements de courte durée & met au chômage tous les précaires de l'Education Nationale, créant ainsi une situation de précarité au sein même du service public.
Pendant que de plus en plus de personnes ayant un métier se retrouvent au niveau du SMIC (info France Inter 13h), les gros actionnaires et les chefs d'entreprise des multinationales se créent des fortunes gigantesques. Jamais les écarts de richesse n'ont été si important en France entre les plus riches et les plus pauvres.

On peut donc penser que la priorité de ce gouvernement n'est pas de résorber le chômage (même s'il s'y emploie articiellement pour éviter une crise frontale), mais bien de brader les droits sociaux gagnés au cours du dernier siècle, ainsi que les services publics.
La manière utilisée est la plus vile qui soit : il s'agit de créer une situation de peur quotidienne, tant sécuritaire, que sociale (parfaitement relayée par les psseudo-journaux d'information sécuritaires de TF1 ou de France 2) où celui qui a un emploi apparaît comme un nanti. La politique sécuritaire menée dans le même temps par M.Sarkozy pousse dans le même sens, cherchant à criminaliser le citoyen lambda par une non-politique chaque jour plus répressive, & plus médiatique, & à apeurer une population qui n'a pas besoin de cela.

Voir les commentaires

FAS !!!

Publié le par thalasrum

L'objet de ce blog est avant tout d'empêcher par tous les moyens possibles l'arrivée d'un extrémiste au pouvoir en 2007, et en particulier de Sarkozy !!!
Sa politique désastreuse avec la droite dure amène aujourd'hui la mise en place d'une politique de quotas d'immigration. Après les délires sécuritaires qui veulent mettre un policier derrière chaque citoyen, après les délires verbaux qui ont mis le feu aux banlieues durant l'automne dernier, après les délires mensongers de l'histoire qui ont permis de voter une loi demandant d'enseigner des "vertus positives à la colonisation", après le montage médiatique d'une banale histoire de violence ferroviaire qui ont permis de créer une police ferroviaire, Sarkozy s'attaque désormais à l'immigration.
Son discours ne change pas. Il ne connaît pas le sujet, mais il a une solution. Il ne répond jamais à une question posée, sauf par une autre question, démagogique de préférence!
Faisons du lobbbying pour que la gauche s'unisse! Evitons un deuxième tour en 2007 Le Pen-Sarkozy !!!! Farouchement anti-sarkozy!!!!
Hasta la victoria siempre !

Voir les commentaires

<< < 10 20 30 40