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france

Le scandale du TES : un décret de fichage généralisé !

Publié le par thalasrum

Le décret a été promulgué pendant le week-end de la Toussaint. En catimini le plus total ! Le ministère de l'Intérieur et de la justice ont omis d'en parler... à leurs collègues ministres, à la CNIL, au conseil national du numérique ! Une broutille !

Pas de chance pour le gouvernement, un député LR, Lionel Tardy ne dormait pas et a fait son travail de député. Il a posé une question au gouvernement pendant la séance du mercredi suivant. La réponse de Bernard Cazeneuve, pleine de mauvaise foi et de mensonge n'a convaincu personne ! 

Mais elle a surtout permis à tous ceux qui n'avaient pas été prévenus de se réveiller pour se désolidariser du décret scandaleux pour les libertés publiques ! Le TES, quezako ? TES : fichier des Titres Électroniques Sécurisés, qui existe déjà. Mais le décret propose de fusionner le fichier des demandeurs de cartes d'identité, avec celui des passeports, en stockant notamment données personnelles et empreintes digitales.

La difficulté majeure de ce fichier de 60 millions de personnes est qu'en cas de piratage, il stocke des données personnelles pérennes et non modifiables (les empreintes génétiques, qui, contrairement à un mot de passe ne peuvent êtres modifiées). Autant l'authentification d'une personne peut être légitime, autant l'identification est-elle un problème plus grave et plus sérieux.

La CNIL s'était déjà opposée à la création d'un tel fichier en 2011. Aujourd'hui, la position de l'organisme n'a pas changé. Le conseil national du numérique s'est lui aussi insurgé, de même que la secrétaire d'État chargée du numérique, Axelle Lemaire. Finalement, Bernard Cazeneuve, faisant quelque peu marche arrière a proposé aujourd'hui un débat parlementaire aux deux assemblées... Il aurait peut-être fallu commencer par cela ?

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Présidentielles : la conférence du PCF se ridiculise en désavouant Pierre Laurent !

Publié le par thalasrum

L'appel de Pierre Laurent à adouber la candidature de Jean-Luc Mélenchon était un bon présage pour parvenir à l'union de la gauche, la seule la vraie. Cette proposition n'était en aucun cas imposée d'en haut, mais émanait des multiples appels de sections locales à voter Mélenchon.

Malheureusement, la conférence nationale du Parti Communiste a décidé majoritairement d'aller à l'encontre de son secrétaire nationale et de sa base en appelant à une candidature communiste. La décision finale reviendra finalement aux adhérents et il faut espérer que leur choix aura une autre hauteur de vue que l'absurde choix d'une majorité étriquée de la conférence nationale.

Car qu'est-ce à dire qu'une candidature communiste ? André Chassaigne ? Dépasserait-il les 2% ? Pierre Laurent serait alors la seule candidature qui tienne la route. Mais accepterait-il de se présenter après avoir appelé son parti à se rallier à la candidature de Jean-Luc Mélenchon ? Ce serait d'une absurdité sans nom !

Une candidature séparée des communistes et de Jean-Luc Mélenchon serait vouée à annihiler les deux, et à donner raison aux abstentionnistes ! Sur le programme, les deux candidatures seraient identiques à 95% ! Les électeurs ne comprendraient pas cette stratégie suicidaire ! Pire, une candidature communiste rendrait très difficile l'accès de Mélenchon aux 500 signatures, ce qui reviendrait à s'interroger sur la volonté réelle des communistes de laisser le champ libre au candidat social-libéral issu des primaires de la gauche !

Mélenchon a présenté sa candidature seul, sans s'appuyer sur un parti ? Ce n'est peut-être pas l'idéal, mais est-il nécessaire de revenir sur les couacs navrants du Front de Gauche lors des deux dernières élections où les candidatures se sont éparpillées sans stratégie commune, avec le résultat que l'on connaît ! La hausse de l'abstention à gauche est clairement corrélée à cette incapacité de la gauche, à s'unir, non sur un programme commun, qui existe déjà, mais bien sur la personne capable de la porter !

Il s'agit donc désormais pour les militants communistes de choisir de détruire la candidature de Mélenchon tout en se faisant hara kiri, ou de passer sur les conflits de personne pour construire une candidature unique, capable de faire un score à deux chiffres aux prochaines élections présidentielles ! 

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Deuxième débat de la primaire de droite et du centre : le passé, c'est là !

Publié le par thalasrum

J'avoue ne pas avoir tout suivi minute par minute de ce deuxième débat, aussi insupportable que le précédent, malgré le rythme certes un peu plus enlevé. Insupportable pourquoi ? Tout d'abord parce que les "changement" proposé par l'ensemble des sept candidats n'est qu'un vaste retour en arrière, à tous les niveaux.

Le niveau de méconnaissance de l'éducation chez les sept candidats à la primaire est telle qu'ils en restent à la seule éducation qu'ils ont connu eux : celle de 1950, élitiste, enfermée dans un carcans insupportable. L'uniforme, l'ordre, l'autorité, les fondamentaux. Rien à voir avec les débats pédagogiques actuels sur l'autonomie, la construction du citoyen, le développement d'une culture commune. Surtout pas ! Entre les approximations sur les difficultés de maîtrise de la langue (confondues avec l'illettrisme) et les délires sur le maintien d'un élève en CP tant qu'il ne sait pas lire, ou l'envoi des décrocheurs à l'armée (pour y faire quoi mon brave Monsieur ?).

La seule idée force est de faire des économies, couper les budgets de l'Éducation, alors que c'est l'exacte politique inverse qui créerait de l'emploi ! En creux, cela signifie que ces sept candidats vont s'engager à piller les cerveaux des pays qui auront investi dans l'éducation pour répondre aux besoins croissants en personnels de très haut niveau dans les années à venir. Notre système est aujourd'hui incapable de fournir suffisamment d'enseignants, incapable de fournir suffisamment de médecins, d'infirmières... et les sept candidats proposent de baisser les moyens alloués à l'éducation ! Aucun ne propose de revenir sur la réforme du collège, qui permet d'économiser 10% de moyens, et diminue les attendus des élèves.

Pour le reste, c'est l'idée du libéralisme extrême ou de l'extrême libéralisme qui prévaut ; casser le droit du travail, casser tout ce qui crée du lien social, de l'égalité, pour en revenir au Far West du XIXème siècle ! Voilà le beau projet des sept candidats de la droite et du centre.

La drague au FN et à l'extrême droite est lancée à plein, de Poisson à Sarkozy en passant par Copé, quand il s'agit de parler immigration ou stratégie électorale. C'est du no-limit, chacun se plaçant sur la corde raide d'une ligne rouge qu'ils sont tous prêts à franchir ! Le problème est que leurs propositions sur l'immigration sont en inadéquation totale avec leur politique éducative. Renoncer à une éducation de haut niveau, c'est ouvrir largement les vannes de l'immigration pour récupérer ailleurs la jeunesse que la République n'a pas voulu former !

Quant aux journalistes qui ont été chargé des débats, aucune volonté de mettre clairement les pieds dans le plat des différentes affaires judiciaires en cours dans le lequel Nicolas Sarkozy fait la Une de Mediapart ou du Monde ces derniers jours. Aucune contestation des affirmations des candidats, alors que les décodeurs sur le site du Monde parviennent à le faire en temps réel !

Rien de nouveau à l'horizon de ce côté-là ! Si vous voulez supprimer tous les droits des salariés, si vous voulez payer par vous-mêmes l'éducation de vos enfants, si vous voulez une politique d'extrême droite en matière de sécurité, votez pour n'importe lequel des sept, c'est la même chose ! 

 

 

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Accusation de viol contre Saâd Lamjarred : le roi du Maroc en fait une affaire d'État !

Publié le par thalasrum

Le célèbre chanteur marocain Lamjarred se retrouve accusé de viol par une jeune femme de 20 ans. Il est mis en examen puis écroué le 28 octobre. Selon sa défense, la plaignante était consentante. Cependant, le juge en charge du dossier a considéré que la plainte était valable et a décidé d'enfermer le chanteur de pop marocain. La défense risque d'être d'autant plus compliquée que Lamjarred est déjà sous le coup d'une procédure identique aux États-Unis pour une affaire datant de 2010.

Ce fait divers n'aurait pas du entrer dans les colonnes politiques si ce jour, le roi du Maroc, Mohamed VI en personne, n'avait cru bon d'annoncer officiellement qu'il proposait son avocat attitré en France, maître Dupond-Moretti pour défendre le chanteur et qu'il assurerait en personne les frais de l'avocat.

Par ce choix surprenant, Mohamed VI transforme une affaire privée en affaire d'État, avec une très forte connotation politique. Or, justice et politique font très rarement bon ménage ! Le roi du Maroc remet en cause le choix du juge qui a choisi d'écrouer Saad Lamjarred, et choisit de porter directement le discrédit sur la plaignante !

Sans remettre en cause la nécessaire présomption d'innocence, cette attitude du roi du Maroc porte atteinte à la justice, mais aussi aux victimes de viols et par là-même à l'ensemble des femmes ! Car en l'état, tant que la justice n'a pas tranché, rien ne laisse présupposer de l'issue du procès, dont le but est de permettre de chercher la vérité et de trancher entre les deux versions en présence. Pour le roi du Maroc, seule la parole de l'homme compte ! L'égalité est un long combat à mener quotidiennement !

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Domota Fillon durant l'émission politique : Comment France 2 crée une inégalité insupportable !

Publié le par thalasrum

Dans son émission consacrée aux candidats potentiels à la présidentielle, France 2 organise une émission où les hommes politiques sont interrogés par différentes personnalités ou anonymes. L'émission politique de David Pujadas, c'est Des paroles et des actes remanié, mais avec toujours les mêmes travers.

L'opposition hier soir entre Élie Domota et François Fillon est un modèle du genre. François Fillon est l'invité principal de l'émission et tout ronronne tranquillement entre personnalités qui se veulent du même monde. Les journalistes et l'invité principal ont le même langage, les mêmes codes (vestimentaire, langagier, culturel). Mais pour faire face aux critiques très nombreuses de n'être pas représentatif, France 2 s'oblige à inviter des gens du peuple de "couleur" (le boulanger noir de l'Élysée l'année dernière, la militante CGTG martiniquaise pour Le Maire et Élie Domota, militant UGTG hier soir).

Petit rappel historique. Élie Domota, secrétaire général de l'UGTG (Union Générale des Travailleurs Guadeloupéen, syndicat indépendantiste), a fédéré le mouvement de grève générale en Guadeloupe en 2009 de 45 jours qui a permis de faire plier le gouvernement de François Fillon en rase campagne, permettant entre autres un gain de 200€ par mois pour les plus bas salaires. Élie Domota, porte parole officiel du mouvement a montré sa force, sa stratégie, son entêtement. Il a été le seul à obtenir une victoire syndicale contre le ticket Fillon-Sarkozy. 

Que se passe-t-il durant l'émission qui tourne au clash ? Regardons attentivement la séquence. Tout d'abord une présentation de 35 secondes des propos tenus par François Fillon à Sablé sur Sarthe ou Fillon parle de "partage de culture" pour justifier la colonisation. Le journaliste donne alors la parole à Élie Domota, qui n'est pas en plateau, puisqu'il est en Guadeloupe.

Au bout de 18 secondes (deux fois moins que l'introduction), alors que Domota n'a clairement pas fini de s'exprimer, le journaliste lui coupe la parole, le réalisateur revient en plateau pour demander à François Fillon de réagir aux propos - tronqués - de Domota. Pendant 25 secondes suivantes, Domota cherche à terminer son propos, alors que le réalisateur montre les regards souriants, plein de condescendance du journaliste et de Fillon.

Domota bénéficie une nouvelle fois de 18 secondes supplémentaires, avant d'être une nouvelle fois interrompu dans son propos, "pour que François Fillon réponde" dit le journaliste alors que l'interlocuteur n'a clairement pas terminé son propos. Ce dernier insiste pour terminer, mais François Fillon en plateau dénigre et renverse la charge de l'agression "Monsieur Domota laisse rarement s'exprimer ses interlocuteurs".

Dans les trente secondes qui suivent, le micro de Domota est laissé ouvert faiblement, tandis que François Fillon rejette en bloc le questionnement de Domota sans jamais répondre sur le fond des propos, bien évidemment. Mais comme le leader syndical a bien conscience de se faire flouer par le jeu médiatique (on lui avait clairement promis qu'il pourrait développer une argumentation ce qui n'a pas été le cas... deux fois 18 secondes avec une interruption), il continue de chercher à terminer son propos. Ce qui permet à François Fillon, dans une posture grotesque de rappeler que c'était la manière de négocier de Domota en 2009.

Non seulement le journaliste ne revient pas sur ce qui s'est passé en 2009 pour expliquer au public la réalité des faits. Dans l'émission, on pourrait croire que Fillon a déjà remis le petit syndicaliste à sa place en 2009, alors que c'est l'exact inverse qui s'est produit ! Mais le journaliste se tait, donnant pour fondés les propos de François Fillon. Finalement après 2'15" d'opposition, Domota est obligé de s'arrêter.

Fondamentalement, pouvait-on attendre autre chose d'une émission de David Pujadas au vu de son antisyndicalisme primaire récurrent ? Dans l'émission Des paroles et des actes, il avait coupé le micro à un syndicaliste en plateau qui posait des questions un peu trop gênantes à l'invité. Toujours dans la même émission, avec Jean-Luc Mélenchon, le même Pujadas avait trouvé le moyen de multiplier les images violentes alors qu'il tentait de faire dire à l'homme politique que la CGT était violente. Connaissant ce passé, le syndicaliste guadeloupéen s'est retrouvé piégé dans un système médiatique qui l'a broyé.

Reprenons l'organisation : Fillon est en plateau à Paris, en costume cravate, il fait nuit. Domota est en extérieur à Pointe à Pitre, en tee-shirt, il fait jour (décalage horaire oblige). D'entrée de jeu, le syndicaliste est mis en situation d'infériorité. Il est loin, il est dehors, il fait beau... La mise en scène génère l'idée que le Monsieur en plateau est sérieux et responsable, tandis que le syndicaliste dans son espace vert est un moins que rien. Certes, on ne lui coupe jamais le micro, mais on l'interrompt par deux fois, ce qui est une technique habituelle pour empêcher quelqu'un de développer son propos. Ce que le journaliste réussit parfaitement. Il génère de la frustration, de l'énervement (légitimes) chez le syndicaliste, tandis que l'homme politique en plateau et le journaliste complice, restent calmes, souriants, responsables.

Cette mise en scène pourrait (et encore) se comprendre sur le plateau de TF1 ou de BFMTV, mais elle a lieu sur France 2, sur le service public, pour lesquels les citoyens payent une redevance télévisuelle. Et qu'y voient-ils ? Un syndicaliste, représentant des travailleurs, méprisé, ridiculisé par des journalistes qui se considèrent d'un autre monde. Heureusement le journal l'Humanité a donné au syndicaliste une tribune pour qu'il puisse s'exprimer complètement.

Il est absolument scandaleux que le service public persiste à se comporter de la sorte. En méprisant un syndicaliste, par ailleurs citoyen, c'est l'ensemble de la population que France 2 a dénigré !

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Un tiers de la jungle de Calais évacuée ? Le pire est pour l'avenir !

Publié le par thalasrum

Après juste quatorze années à ne rien faire, l'État français vient (enfin) de trouver une solution un peu moins précaire pour les réfugiés, ayant tout quitté à des milliers de kilomètres, dans l'espoir de rejoindre le Royaume Uni. L'évacuation de la "jungle de Calais" a commencé sous les caméras avides (de violences ?) de tous les médias français.

L'ensemble des migrants va être délogé du bidonville gigantesque (qui doit ensuite être détruit) et envoyé vers des centres d'accueil et d'orientation. L'État ne promet pas de s'occuper de tous les migrants : 8.000 personnes pour un pays riche de 66 millions d'habitants, ce serait sans aucun doute beaucoup trop sic ! (Hein la Tanzanie ? Hein le Liban ?). L'État va trier les bons migrants, c'est à dire ceux qui peuvent prétendre au statut de réfugié politique, pour leur offrir des conditions d'accueil décente, un logement, une prise en charge par des associations...

L'État compte se débarrasser des mauvais migrants : ceux qui ont eu l'outrecuidance de tout quitter chez pour oser aller espérer un avenir meilleur ailleurs. Que va leur proposer la France, terre d'accueil, la France, terre des droits de l'Homme ? De retourner mourir de faim dans leur pays d'origine ! Qui peut prétendre qu'on quitte ses racines, sa culture, sa famille, ses amis, son pays, pour aller s'entasser dans un bidonville à Calais et "profiter" de la France ? Il faut une dose de mauvaise foi, une dose de racisme, une dose d'hypocrisie, une dose de je-ne-veux-pas-savoir-dans-mon-petit-confort-quotidien pour oser parler de profit ! Le pire est que l'accueil de ces immigrés profiterait pourtant à une France accueillante, comme cela a profité à la Suède

Les mineurs ayant de la famille au Royaume Uni seront accueillis dans ce pays. Mais à priori, cela ne concernerait que 400 des 1.300 mineurs isolés de la "Jungle de Calais". L'État français va-t-il remplir son devoir en hébergeant et en éduquant ces mineurs tel que la loi de la République le prévoit.

Aujourd'hui, un tiers des immigrés ont été évacués du bidonville, soit environ 2.300 personnes. On peut aisément imaginer que ces immigrés ont tous espoirs de bénéficier d'un statut favorable. Qu'en est-il de tous ceux qui ont déjà épuisé tous les recours ou qui veulent tout simplement absolument rejoindre le Royaume Uni ? 

Ils vont s'éclipser dans la nature, pour vivre dans une précarité encore plus grande que le bidonville de la "jungle de Calais". Ils vont perdre tous les soutiens des associations de proximité qui s'étaient construits au fil des années (14 ans, ça laisse du temps pour tisser des liens et des réseaux), et vont de nouveau se retrouver sans toit, dans une précarité absolue. Précarité qu'ils vont préférer à un retour forcé dans leur pays d'origine, c'est imaginer la qualité de vie originelle !

Il serait urgent que la France retrouve ses valeurs traditionnelles, d'accueil, de solidarité, de fraternité pour accueillir ces quelques milliers de personnes qui ont consenti tant d'efforts et mis tant d'espoirs dans notre pays, qui les repousse indignement. Car à six mois de l'élection présidentielle, cette décision de Manuel VALLS représente plus un gage politique donné à la frange d'extrême droite de notre population qu'à un geste sanitaire pour ces immigrés !

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Armement pour répondre à la violence : l'erreur fatale !

Publié le par thalasrum

Face à la violence récurrente qui frappe la Guadeloupe, qui fait du département un des plus violents de France, avec 45 homicides recensés en 2015 (pour 932 sur l'ensemble du territoire soit 4.82% des homicides pour 0.6% de la population française), les médias locaux usent et abusent largement de cette situation pour remplir leurs pages ou leurs éditions, avec unes, gros titres et si possible photos choc. Une affaire de car-jacking avec viol a rempli les pages du quotidien France Antilles pendant presque une semaine entière.

Ce week-end, dans la suite logique de la semaine, comme les auteurs présumés des faits avaient été arrêtés, le quotidien s'est empressé de maintenir une pression anxiogène en titrant sur l'explosion de vente des armes d'auto-défense, avec micro-trottoir devant un magasin vendant ce type de produits.

Malheureusement, le quotidien n'a pas cru bon de mener une enquête sur les effectifs de police et de gendarmerie dans notre département. Il n'a pas cru bon non plus de comparer avec les moyens sur l'ensemble du territoire, pas plus qu'il ne lui est venu à l'esprit de s'interroger sur les conséquences de cette explosion de l'armement (même défensif) de la population.

Car s'il est bien une chose qui est prouvée, c'est que la violence génère la violence. Et la multiplication des armes, quelque soit leur nature, ne fait qu'aggraver la situation de violence ! L'exemple des États-Unis est un modèle du genre ! C'est le pays où il y a le plus d'armes à feu en circulation, et c'est le pays qui commet statistiquement le plus d'homicide. N'allons quand même pas trop réfléchir.

Il est tellement plus simple d'aller interviewer trois personnes devant un magasin et de rédiger un article anxiogène avec un titre aussi racoleur qu'inutile, plutôt que d'enquêter sur les sources de la violence, les causes profondes et multiples. Trop de travail sans doute ! Et pire, peut-être la mise en cause de puissants responsables qui mènent des politiques irresponsables depuis trop longtemps.

L'accentuation des écarts de richesse, l'enfermement socio-économique, l'absence de toute perspective, l'absence de formation initiale, l'absence de formation continue, les manques criants en services publics... Autant de sujets passionnants que l'on ne traitera surtout pas en lien avec la violence en Guadeloupe !

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Manifestations nocturnes illégales de policiers : un mal profond et violent !

Publié le par thalasrum

Depuis trois nuits, plusieurs centaines de policiers se réunissent et manifestent dans les rues de Paris, en toute illégalité, mais sans faire de casse, ni être réprimés par le pouvoir. Plus que des manifestations, le mouvement ressemble plus à un cri de colère, sourd et profond, qu'à une volonté véritable de remettre en cause les institutions. 

Les motifs de mécontentement de la police, comme dans tous les corps de fonctionnaires ne manquent pas. Les douze mille postes supprimés par la RGPP de Nicolas Sarkozy pèsent lourds au moment où l'on demande un surcroît de travail à ces fonctionnaires en lien avec l'état d'urgence et le risque d'attentat. D'autant que l'abandon de territoires faute d'effectifs pendant trop longtemps est un facteur aggravant du risque de violence. C'est d'ailleurs la violente agression de policiers et la réaction plus que molle du pouvoir qui est la cause immédiate de la réaction policière, cependant nourrie depuis des années par une multitude d'autres causes plus profondes.

La police est indispensable, et il s'agit de lui donner les moyens de remplir correctement ses missions. À partir du moment où l'État persiste dans sa volonté de maintenir l'état d'urgence, il apparaît nécessaire de recruter en nombre des fonctionnaires de police pour assurer les missions de sécurité publique traditionnelles auxquelles s'ajoutent les missions nouvelles de surveillance et protection des lieux publics.

Y a-t-il instrumentalisation des policiers par le Front National ? Il est nécessairement difficile de répondre à cette question de manière simple. D'autant plus que les études montrent que 50 à 70% de ce corps a voté FN aux dernières régionales. 

Ce mouvement apparaît cependant bien plus anti-hiérarchie, voire anti-syndical, venant d'une base désabusée, qu'organisé et structuré par un parti politique extrême. L'absence de réaction forte et rapide du pouvoir, en dehors du verbiage habituel de gestion de crise, risque par contre de générer un discours violent que le Front National se fera alors un plaisir d'instrumentaliser !

Les manques d'effectifs, le sous-équipement chronique, l'absence de véritables budgets, l'impossibilité de récupérer ou de se faire rémunérer les heures supplémentaires sont des problèmes chroniques dans l'ensemble des fonctions publiques : il suffit de demander à n'importe quel personnel hospitalier pour s'en convaincre. Les sous-effectifs sont aussi chroniques dans l'Éducation Nationale, malgré le discours apparent sur une pseudo-politique de recrutement !

Oui, il y a urgence à répondre aux attentes d'un mouvement spontané et persistent qui vient de la base. Dans la situation présente, aucun français ne comprendrait l'abandon de policiers à leur sort, alors que dans le même temps, on leur demande de se démultiplier pour assurer des missions de sécurité toujours plus grandes.

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Sarkozy crache sur les enseignants ! Encore une fois !

Publié le par thalasrum

Une nouvelle fois ce matin sur France Inter, Nicolas Sarkozy, ancien président de la République, s'est illustré par une déclaration qui a fait le buzz sur les enseignants accusés de travailler que devant leurs élèves 6 mois de l'année !

Pourtant, Nicolas Sarkozy sait pertinemment qu'il ment, puisque les enseignants ont 16 semaines de vacances, non 6 mois. D'autre part, le service d'un enseignant n'est pas composé uniquement de sa présence devant les élèves, puisque les enseignants doivent préparer les cours, corriger les copies, rencontrer les parents d'élèves, se réunir avec les collègues...

Le temps de travail estimé d'un enseignant dépasse les 40 heures par semaine, bien au-dessus le temps de travail légal des 35 heures. D'ailleurs, la loi Aubry sur la réduction du temps de travail ne s'est jamais appliquée pour les enseignants.

Quel intérêt pour Nicolas Sarkozy de taper une nouvelle fois sur les enseignants ? Rassurer son électorat qui n'est ultra-majoritairement pas enseignant ? Faire le buzz médiatique ? Pour le premier cas, taper sur les fonctionnaires atteint une limite certaine quand cela devient de la discussion de comptoir sans fondement réel ! Le peu que Nicolas Sarkozy gagne auprès de la frange la plus aigrie et anti-fonctionnaire de son électorat, est perdu en électeurs soucieux d'élire un président responsable qui maîtrise les dossiers. 

Quant au buzz médiatique, certes, Nicolas Sarkozy a réussi son pari. Mais pour se ridiculiser dans tous les grands médias qui dénoncent les approximations et la méconnaissance du dossier du candidat à la primaire, de Libération à l'Express, qu'on ne peut classer à gauche ! Les Echos se fendent même d'un dossier très complet sur le temps de travail des enseignants qui bat en brèche le discours simpliste de Nicolas Sarkozy ! 

La dérive extrême-droitière de Nicolas Sarkozy ne fait qu'accroître le champ d'action des autres candidats de droite vers des propositions moins déraisonnables ! Cependant, à la veille des primaires, il n'est pas inutile de noter ce mépris affiché pour les serviteurs publics de l'État que sont les enseignants. Peut-on voter pour un candidat qui fait de la politique de comptoir ? Peut-on voter pour un candidat qui ne connaît pas ses dossiers ? Les enseignants ont un bulletin de vote. Les enseignants répondront si besoin est à ces deux questions dans les isoloirs !

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Hollande à Florange : retour sur les lieux d'un crime social !

Publié le par thalasrum

Hollande est de retour à Florange. Florange, ses hauts fourneaux. Florange, le fleuron de l'acier français. Florange, où Hollande candidat en 2012 était monté sur une camionnette syndicale pour promettre la main sur le coeur qu'il trouverait une solution. Florange, que Hollande président s'est empressé d'abandonner, en bon nain politique, sans état d'âme, au nom du sacro-saint libéralisme.

Hollande est de retour à Florange, bien heureusement accueilli comme il se doit par les anciens des hauts fourneaux, par ces syndicalistes, ces citoyens dont la vie a été bouleversée par l'inaction d'un président chantre du libéralisme économique.

Qu'ose dire ce nain politique érigé en président ? Qu'une nationalisation partielle n'aurait rien solutionné du tout ! Il est évident qu'en n'essayant même pas, on est sûr de n'arriver à rien ! La bonne politique du président Hollande. J'ai promis, je n'ai rien fait, j'assume de n'avoir rien fait. Et si j'avais fait cela n'aurait servi à rien. 

Un président qui assume de ne servir à rien. Au moins le message est clair pour 2017. Ce Monsieur Hollande est un nain politique, incapable d'agir pour les citoyens, pour les salariés ! Pensez-y avant d'aller voter en 2017 !

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