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Mélenchon en Guadeloupe : un discours au service du peuple !

Publié le par thalasrum

Crédit photo JM AubrunJean-Luc Mélenchon est venu aux Antilles juste avant les vacances de Noël. Il a passé trois jours en Guadeloupe, avec visites du Mémorial Acte, de la centrale géothermique de Bouillante, mais aussi d'une société de bois et d'une société de pêche. En point d'orgue, le meeting au palais des sports du Gosier a réuni près de 800 personnes, obligeant les organisateurs à installer un écran géant pour que les centaines de spectateurs qui n'avaient pas pu entrer dans la salle faute de place, puissent suivre le meeting en direct.

Comme Jean-Luc Mélenchon l'avait en Martinique, il a réparti son discours d'une heure et demi, quasiment sans note, entre la salle et l'extérieur, n'hésitant pas à coller à la foule pour être entendu.

Il ne s'est pas résolu à rester dans le statu quo du tryptique, niches fiscales, sécurité, libéralisme, comme s'y est essayé Emmanuel Macron deux jours avant lui ! Contrairement à Emmanuel Macron, dont la seule touche locale a consisté à s'essayer au zouk, Jean-Luc Mélenchon a proposé des solutions pérennes de moyen et long terme pour sortir des dépendances entretenues depuis l'époque coloniale.

Autour d'un discours basé sur l'indépendance énergétique, Jean-Luc Mélenchon a articulé ses propositions sur le développement d'une agriculture vivrière biologique, mais aussi d'une filière bois. En parallèle, Jean-Luc Mélenchon s'est engagé à supprimé les niches fiscales pour reporter les aides sur la rénovation du réseau d'eau, et sur le développement d'une économie de la mer. Bien évidemment, il s'est engagé à mettre en place une loi pour supprimer la criminalisation de l'action syndicale.

Non Jean-Luc Mélenchon n'est pas venu faire la visite rituelle de tous les candidats à la présidentielle. Il est venu convaincre la population de la viabilité de ses propositions pour un territoire dont il maîtrise les atouts et les difficultés.

Ces idées novatrices pourraient permettre de sortir la Guadeloupe du cycle insupportable dépendance, chômage, criminalité, sans passer par la case du tout sécuritaire aussi inutile que voué à l'échec. Gageons que les électeurs auront entendu cet appel très clair à développer la Guadeloupe et l'ensemble des territoires ultra-marins.

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Christine Lagarde : coupable, mais pas condamnée !

Publié le par thalasrum

Dans tous les textes constitutionnels et législatifs, dans tous les cours de droit de la République, d’Éducation Civique et Morale de France, dans tous les cours de morale dispensés par des associations privées, dans toutes les leçons professées par les parents à leurs enfants, un principe de base s’applique : quand on commet un acte répréhensible, on est puni !

Le principe est valable juridiquement et moralement. Et il s’applique pour tous, pour toutes les catégories sociales. Le voleur est condamné, la caissière qui fait des erreurs de caisse est renvoyée, c’est dans la logique des choses, même si bien souvent la peine paraît bien plus violente que le délit initial.

Mais comme toute règle universelle, il y a ses exceptions. La journée d’hier en a créé une. Elle s’appelle Christine Lagarde. Elle a été reconnue coupable de négligence concernant la modique somme de 400 millions d'euros. Et ? 

Et bien rien ! Car Christine Lagarde n'a pas été jugée par un tribunal de la République digne de ce nom, mais par un tribunal d'arbitrage portant le nom de Cour de justice de la République. Madame Lagarde est coupable, mais dispensée de peine !

Message insupportable envoyé à la population ! La justice ne s'applique donc pas aux puissants ! L'oligarchie a encore une fois frappé. Il est grand temps de la renverser pour permettre de rétablir un ordre des choses plus sain. La justice doit s'appliquer à tous, sans distinction. Il est urgent de passer à la VIème République !

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Le nain Valls candidat à la primaire PS : un septième nain pour accompagner une Blanche Neige imaginaire !

Publié le par thalasrum

François Hollande a été élu sur un programme de gauche. Il a trahi ses électeurs en ne l'appliquant pas. On ne peut retenir de positif de son quinquennat que la loi sur le mariage pour tous et la maigre augmentation du nombre d'enseignants, assortie d'une toute aussi maigre revalorisation salariale ! Pour le reste, c'est le néant et du libéralisme à tout crin ! La lutte contre la finance ? Oubliée ! Les lois pour plus de précarité (Macron, El Khomri) ? Entérinées !

Le président Hollande, au milieu de tous ces renoncements a au moins eu une dignité, celle de ne pas se représenter devant les électeurs. Car Ô surprise ! Et c'est peut-être un enseignement de la primaire de la droite : l'électeur sait avoir de la mémoire quand il en a besoin. Hollande a été élu grâce au tout sauf Sarkozy en 2012 et Sarkozy a été balayé par les sympathisants de son propre parti lors de la primaire juste achevée. Hollande en a tiré les leçons et tire sa révérence !

Mais s'il y a bien une chose dont le pouvoir a horreur, c'est bien du vide. Et le renoncement de Hollande n'était pas encore annoncé que Manuel Valls, dont les dents rayent le parquet s'affichait déjà comme candidat potentiel, en bon Brutus de la politique la plus violente et la plus vile qui existe.

Manuel Valls ? Le candidat de la primaire de gauche qui avait rassemblé... 5% des électeurs de gauche en 2012. Manuel Valls qui voulait faire exploser le PS qu'il considérait périmé. Manuel Valls qui tirait le PS aussi fort que possible sur sa droite sans craindre de le déraciner !

Et bien 5 ans plus tard ce même Valls devenu entre-temps premier ministre d'un gouvernement qui ne survit que sous la perfusion de l'état d'urgence et s'est décrédibilisé avec des mesures que même la droite n'aurait pas osé faire passer, prétend aujourd'hui se présenter devant les militants du PS (pas de la gauche, le PS n'a plus de programme de gauche en l'état), avec le bilan du quinquennat Hollande, comme le rassembleur du PS (qu'il voulait détruire et éradiquer il y a 5 ans, vous n'avez pas oublié ?).

Comme le pompier pyromane, Manuel Valls qui n'avait pour seule ambition il y a 5 ans de faire exploser le PS se présente aujourd'hui comme le candidat de rassemblement ? Absurde ! Monsieur Valls se présente par appât du pouvoir ! Sans aucun autre programme politique que celui de garder le petit pouvoir qu'il a entrevu comme premier ministre ! Il se présente parait-il pour ne pas renouveler l'échec de 2002.

L'échec de 2002 parlons en ! Il y avait une candidature unique du PS en la personne de Lionel Jospin, contrairement à la primaire de cette année où les nains se multiplient en espérant qu'un adoubement du parti leur donnera le sésame de l'Élysée. Comme en 2002, il n'y a toujours pas de programme socialiste ! Ce qui a tué Lionel Jospin en 2002, c'est son choix d'affirmer que son programme politique n'était pas socialiste ! Les électeurs ont fui, soit à la pêche, soit dans les candidatures plus claires de Christiane Taubira par exemple !

Jamais le PS n'a fait le bilan de l'échec de 2002. D'où la cohabitation cocasse ou grotesque selon le point de vue, d'un Hollande avec une Lienemann, d'un Valls avec un Filoche, d'une Royal avec un Montebourg, une Aubry avec un Hamon. Le PS est-il encore socialiste ? Le PS est-il devenu social-libéral ? Voilà fondamentalement deux questions majeures qu'il serait urgent de trancher, avant même d'envisager de parler d'un candidat. Quel est le programme à proposer aux électeurs ? Une soupe libérale insipide qui ne s'assume teintée de bons sentiments sociétaux ? Quelle est la position énergétique de la France ? Quelle est la vision du PS sur l'avenir de la société ? Personne ne sait !

Pas plus le nain Valls que les six autres nains qui se débattent à la primaire pour obtenir leur Blanche Neige (Montebourg, Hamon, Lienemann, Filoche...): le ticket pour prendre une fessée au premier tour des présidentielles ! Car face à n'importe lequel de ces nains, il y a des programmes politiques bien définis, tant à droite avec Fillon qu'à l'extrême droite avec Le Pen, qu'à gauche, avec le rassemblement de la France insoumise ! Pourquoi départager des nains qui se battent pour le pouvoir, sans même avoir débattu du programme en amont ? Une primaire inutile !

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Victoire de Mélenchon eclipsée par François Fillon !

Publié le par thalasrum

Ce week-end a marqué une grande étape dans l'union de la gauche, celle qui aspire à gouverner la France sur un programme construit, pensé et axé sur les besoins du peuple. La candidature de Jean-Luc Mélenchon et son programme de la France insoumise ont ainsi été rejoints par le Parti Communiste Français, dont les militants ont majoritairement voté pour se rallier plutôt que de présenter une candidature communiste isolée.

Les cadres du PCF ont été désavoués par le base et Pierre Laurent et Marie-Georges Buffet se retrouvent confortés dans leurs choix de soutien à la candidature Mélenchon. Le PCF a fait le triple choix du refus de  l'isolement suicidaire, du refus de la servitude de la primaire du PS, et donc d'une union sur un programme au service de la population.

Pas un seul des grands médias n'a cru bon de noter cet événement, pourtant fondateur d'un grand projet commun de gauche. Les médias étaient tellement occupés à gloser sur la victoire de Fillon et anticiper sur un deuxième tour Le Pen Fillon - les mêmes rappelez-vous qui expliquaient avec le sérieux et la gravité de l'omniscience que Juppé serait le candidat de la droite il y a trois semaines - qu'ils ne se préoccupent même plus de ce qui se passe à gauche.

De temps en temps concèdent-ils à discuter du sac de nœuds du PS, qui ressemble en l'état à tout sauf à un parti en ordre de marche. Où est le programme ? On verra quand on aura le candidat ! Sic ! C'est le monde à l'envers. Le PS va donc demander dans quelques semaines à des gens de se prononcer sur un nom, mais sans avoir défini le moindre programme en amont... à moins de six mois de l'élection présidentielle. Sur le ton : votez pour nous ! On s'occupera de tout ensuite ! Depuis 2012 on a vu : la loi macron, la loi El Khomri, la répression syndicale, la réforme du collège...

À l'arrivée, la crédibilité de la candidature Mélenchon prend tout son sens. L'union de la gauche se forme tranquillement mais sûrement. Et ce d'autant plus que la dérive droitière du PS, et du candidat LR, François Fillon, ouvrent un boulevard pour proposer aux citoyens une alternative crédible aux programmes libéraux, au service du patronat et des rentiers proposés par les autres partis politiques. Oui le programme de la France insoumise, basé sur l'écologie et la révolution citoyenne est au service du peuple, pas des actionnaires !

Quant à ceux qui ne peuvent dépasser la personne de Mélenchon et refusent de voir le programme qui va avec, on ne peut que leur répondre qu'ils sont complices d'un système qu'ils cautionnent et qui porte le nom de Vème République. Un régime qui personnalise à outrance le pouvoir avec la complicité des médias, tellement friands des petites phrases, des bons mots et des provocations verbales de Jean-Luc Mélenchon. Rappelons à ceux qui essayent de se faire croire que Mélenchon est un autocrate, dictateur, que les deux premières années de la fondation du Parti de Gauche, il s'est contenté d'argumenter et de parler des idées, mais sans avoir droit à une seule seconde de présence médiatique. C'est au moment où il a décidé de prendre l'option du jeu médiatique construit par les médias qu'il a pu avoir de l'audience !

Maintenant que la gauche est en ordre de bataille, il reste à convaincre le plus grand nombre d'aller voir le programme de la France insoumise, de le lire attentivement, et de voter en conscience pour le programme le plus avantageux !

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Jacqueline Sauvage reste en prison : pas de grâce pour les femmes battues !

Publié le par thalasrum

Devant l'émoi populaire suscité par la condamnation de Jacqueline Sauvage (condamnée pour avoir tué son mari qui la battait et la violait depuis....47 ans !), le président de la République avait décidé d'une grâce partielle en début d'année. Cependant le juge d'application des peines avait refusé la remise en liberté de Jacqueline Sauvage en motivant sa décision par le fait que "sa réflexion demeure pauvre et limitée puisqu'elle peine encore à ce jour à accéder à un réel et authentique sentiment de culpabilité. 

Première décision machiste, de classe, qui fait totalement l'impasse sur la vie de cette femme, libérée de la souffrance conjugale par un acte, certes condamnable, mais tellement explicable. À l'époque, les avocats de madame Sauvage avaient expliqué que sa médiatisation excessive avait joué contre elle.

Malheureusement aujourd'hui, la cour a de nouveau refusé la libération de Jacqueline Sauvage dans une décision prise à huis clos, et alors qu'aucune médiatisation n'avait été organisée en amont pour laisser la justice faire son travail. La décision prise à huis clos confirme le maintien en détention de Mme Sauvage.

Cette nouvelle décision ne grandit pas la justice de la République. Cette décision enferme une nouvelle fois la femme comme coupable de crime, et par conséquent, coupable de la violence de son mari à son encontre ! De la même manière que les femmes violées ont toujours autant de mal à faire reconnaître leurs droits !

Il est urgent que les pratiques de la justice intègrent les avancées féministes, et le principe de l'égalité hommes femmes, faute de quoi notre société restera ancrée dans un machisme pourtant insupportable !

 

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Fillon largement en tête des primaires : l'échec des sondages et des analystes politiques !

Publié le par thalasrum

Source : AcrimedFrançois Fillon est arrivé largement en tête des primaires de la droite et du centre au grand désarroi des chiens de garde médiatique et de leurs principaux pourvoyeurs de vide intellectuel sur lequel gloser : les instituts de sondage. En se forçant à la écouter, à l'insu de mon plein gré, mais il faut dire qu'ils sont présents partout, on pouvait entendre que tout était plié, on aurait un deuxième tour Juppé-Sarkozy et Fillon serait le troisième homme, comme symbole de sa "bonne campagne électorale". Si si ! Jusqu'à dimanche c'était la mono-analyse "politique". D'ailleurs sur tous les plateaux télévisés, il y avait un soutien de Juppé et un de Sarkozy, jamais un de Fillon. 

Les instituts de sondage se sont largement plantés... de plus de 12 points sur le score de François Fillon, une paille ! sic ! Et le troisième homme est soudain devenu le leader incontesté de la droite. Le grandissime favori Juppé relégué au rang de faire valoir. Une nouvelle fois, les instituts de sondage français, qui donnaient de grandes leçons de morale à leurs homologues étatsuniens, incapables de prédire la victoire de Donald Trump, viennent de se prendre la porte dans la figure. 

Pourquoi ? Parce que leur travail est tout sauf scientifique ! C'est au mieux du doigt mouillé, au pire un vague sentiment exprimé par les milieux autorisés (voir le fameux sketch de Coluche à ce sujet, il n'a pas vieilli d'une virgule, à partir de 2'15" dans la vidéo). L'excellent site les Jours, a d'ailleurs démonté un sondage de cette primaire de la droite qui s'appuie sur un panel de plus de 9.700 personnes... ce que retiennent les chiens de garde médiatique... mais dont seulement 800 sont sûrs d'aller voter !!! Le sondage sur moins de 1.000 personnes n'a donc aucun fondement !

Par ailleurs, les instituts de sondage s'interrogeaient, lissaient, en clair inventaient des règles en fonction de leur feeling sur le nombre d'électeurs de gauche qui allaient se déplacer. Ils regardaient à gauche, et l'action s'est déroulé à l'extrême droite ! Qui a porté François Fillon largement en tête ? La France blanche, rurale, catholique intégriste ("Je suis personnellement contre l'avortement" a twitté Fillon), réactionnaire ("Il faut réécrire le roman national pour les enfants" dixit le candidat Fillon), rance ("La colonisation est un partage de culture"), homophobe ("Je réécrirai la loi Taubira sur le mariage pour tous"), anti-musulmane ("Je défendrai les maires et je légiférerai contre le port du burkini").

Ce sont donc les électeurs propres sur eux du Front National, l'électorat de De Villiers, l'électorat de la Manif pour Tous qui a porté Fillon en tête, cette France nostalgique d'avant... d'avant la Révolution, d'avant la République, d'avant 1936, où le slogan Travail, Famille, Patrie résonne favorablement. Ça, aucun institut de sondage n'avait ne serait-ce que pressenti que ce peuple rance se déplacerait ! Et en masse !

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Sarkozy troisième : bon débarras ?

Publié le par thalasrum

Nicolas Sarkozy a reconnu officiellement son élimination de la course à la primaire de la droite et du centre. Tous les zozos adeptes du doigt mouillé, pardon des sondages, promettaient un second tour Sarkozy Juppé, avec peut-être Fillon en troisième position. Finalement, c'est Fillon qui arrive largement en tête et Juppé finit deuxième de justesse.

L'ancien président de la République, avec toutes ses casseroles judiciaires, a donc pris une vraie claque à l'intérieur de sa propre famille politique. Voir sa tête et celles de ses "amis" de toujours est un petit plaisir simple.

Mais reconnaître sa défaite à la primaire de la droite et du centre, est-ce renoncer à la présidentielle ? Nicolas Sarkozy peut-il attendre ses convocations devant la justice sans autre perspective que la case tribunal ? Il a dit qu'il se ferait plus discret ! Mais en 2012, il avait annoncé qu'il quittait la vie politique... Avec la suite que l'on sait !

Cet homme ne sachant pas perdre, est-il capable de faire l'impasse sur le résultat des primaires dont il ne voulait pas, pour tenter sa chance directement à la présidentielle en se posant en "homme libre et décomplexé" sur une ligne médiane entre Fillon et Le Pen ? Il en serait capable pour tenter d'échapper à la case condamnation...

Quant au futur candidat de la droite et du centre, loin d'être le candidat modéré que nous vendent les torchons, euh pardon, les journaux, cela sera sans aucun doute François Fillon et son programme ultra-libéral économiquement, réactionnaire sociétalement. À rendre insipide le programme de Margaret Thatcher !

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Après 31 jours de grève, reprise du travail à I-télé !

Publié le par thalasrum

Certes, I-télé n'est pas ma chaîne préférée. Le fait que Zemmour y ait eu porte ouverte pendant très longtemps, les soirées foot, ainsi que tous les travers d'une chaîne d'info en continue qui radote et met en scène le quotidien, plutôt que de l'analyser.

Mais en 31 jours de grève, les salariés d'I-télé ont démontré leur capacité à résister à l'empire Bolloré, à l'arbitraire, à se battre pour tenter de rester indépendant, à se battre contre la télé poubelle de Morandini !

Ils n'ont pas gagné grand'-chose, mais leur combat est salutaire pour démonter la mainmise d'un empire financier sur un média. Combat exemplaire puisque l'immense majorité de la presse français est détenue par des grands groupes financiers. À l'arrivée, Bolloré a réussi à maintenir Morandini, même s'il est enserré dans un cordon sanitaire, et a surtout obtenu le départ d'une trentaine de salariés. Pire, les salariés n'ont pas obtenu que Serge Nedjar ne porte plus la double casquette de directeur et de directeur de la rédaction, gage d'indépendance pour les journalistes !

Ci-dessous, la reproduction du texte des salariés d'I-télé publié ce jour par les Jours.

Le texte des salariés d’i-Télé

« Après 31 jours de grève, nous, salariés d’i-Télé, avons décidé de suspendre notre mouvement. 31 jours, pendant lesquels nous sommes restés unis. 31 jours âpres, où reconduire la grève ne fut jamais un moment facile compte tenu des sacrifices financiers exigés et de notre soif de couvrir l’actualité du monde. 31 jours qui font de ce conflit, le plus long de l’audiovisuel depuis 1968. Notre objectif ne fut pas d’écrire l’histoire mais de donner un avenir à chacun de nous dans une chaîne que nous avons portée depuis 17 ans. 
Ce combat fut celui de notre indépendance éditoriale, de la défense de l’honnêteté et de la rigueur de notre travail. 

L’arrivée de Jean-Marc Morandini sur i-Télé, deuxième chaîne d’information en continu en France, à un horaire exposé, a suscité l’émotion légitime des salariés.
La signification brutale par la direction de l’ouverture d’une clause de conscience nous a donné le sentiment d’être poussés dehors.
Ces éléments se sont ajoutés à un malaise déjà profond. Deux motions de défiance en quatre mois. Une grève de 4 jours en juin suite à l’annonce de la suppression de 50 postes – dans une chaîne où l’exigence demandée à chacun était déjà critique.
Voilà pourquoi nous avons décidé de nous mettre en grève le 17 octobre.
Ce mouvement fut à l’image d’i-Télé. Fort mais fragile, déterminé mais respectueux. Nos assemblées générales quotidiennes ont permis à tous de s’exprimer. Les salariés ont su faire preuve de maturité et de sang froid face aux nombreuses épreuves qui ont émaillé ce conflit.
Le dialogue avec la direction a été lent, difficile, rythmé par de trop nombreuses plages de silence. 

Nous n’avons pas obtenu le retrait de Jean-Marc Morandini. Mais nous avons obtenu que son travail soit très encadré et qu’aucun collaborateur d’i-Télé ne soit contraint de travailler avec lui contre son gré, une disposition sans précédent dans une entreprise de presse. Nous n’avons pas obtenu la séparation des postes de directeur général et de directeur de la rédaction. Mais nous avons obtenu des garanties sur l’indépendance de la rédaction. Une charte éthique sera rédigée, dans le cadre de la loi Bloche, dans les 4 mois.
Ces dispositions, nous les avons obtenues pour ceux qui demeurent à i-Télé. Pour tenter de leur assurer un cadre de travail pérenne. Pour protéger ceux qui quittent i-Télé nous avons revendiqué un cadre collectif de négociation. 

Aujourd’hui, rester ou partir est un choix difficile. Et pour beaucoup d’entre nous cela ne s’apparente pas à un choix. 

Tout au long de ce conflit, notre détermination a été renforcée au fil des messages de soutiens de plus en plus nombreux. Des messages émanant de toutes les rédactions. Des témoignages de téléspectateurs. Des prises de position de responsables politiques et de personnalités médiatiques. Nous remercions chacun avec émotion. 

Nous sortons de ce conflit éreintés et meurtris mais la tête haute, avec au cœur le sentiment d’avoir tenté de défendre notre honneur. 
Nous sortons tous ensemble de cette grève plus que jamais attachés à cette chaîne. Ensemble nous demeurerons vigilants.
Notre combat a dépassé les murs d’i-Télé car il soulève des questions sur l’information aujourd’hui en France. Nous, salariés d’i-Télé, avons tenté d’y répondre humblement et en conscience. »

Les salariés d'I-télé

 

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11 - 13 novembre, pourquoi commémorer exclusivement la mort et la violence ?

Publié le par thalasrum

Après le 11 novembre vendredi pour commémorer la boucherie de 14-18, revoilà deux jours plus tard nos écrans remplis de larmes et de bon sentiments pour commémorer la boucherie de l'année dernière ! Si l'on ajoute le 8 mai, pour commémorer la boucherie de 39-45, ça en fait des morts à s'occuper.

Quelle utilité pour une société de vouloir se rassembler uniquement sur des événements commémorant la violence, la mort ? Maintenir un niveau anxiogène élevé ? Sur le ton, ne soyez pas trop heureux, la mort, la violence et la guerre sont toujours à nos portes ? Le 11 novembre et le 8 mai, la France clame en cœur sa revanche contre l'Allemagne, quand bien même il s'agit d'une réécriture simpliste de l'histoire. Quand bien même aujourd'hui, cette revanche n'a plus aucun sens.

Mais alors pourquoi officialiser le un an après du 13 novembre ? Ce n'est pas uniquement un choix médiatique, mais aussi un choix politique, puisque le gouvernement et son président ont choisi de créer des commémorations officielles. Et alors quoi ? Veut-on nous préparer une "guerre de civilisation" ? Mais contre qui ?

On ne se bat pas contre le terrorisme, excepté en éduquant les gens aux valeurs de la République : Liberté, mais aussi et surtout Égalité et Fraternité ! Si le gouvernement voulait arrêter la guerre contre Daesh, cela ferait un éternité que l'État français aurait interdit toute vente d'armes à l'Arabie Saoudite !

Il faut en conclure que ces commémorations sont un subterfuge. Elles ne servent qu'à tenter d'unir les gens dans une peur, dans une douleur, si possible une angoisse contre un ennemi quasiment imaginaire pour plus de 99,9% de la population. Le but unique est de faire oublier au peuple la trahison des élites. Leur faire oublier que les politiques menées depuis plus de trente ans ne sont qu'au service des plus riches, des entreprises, du capital et au détriment du peuple.

Pour unir le peuple, on pourrait commémorer le bonheur, le positif, les victoires populaires, plutôt que la mort et les marchands de canon. Pourquoi ne pas commémorer la création des congés payés de 1936 avec les accords de Matignon ? Pourquoi ne pas commémorer le droit à l'IVG pour les femmes ? Pourquoi ne pas commémorer l'abolition de la peine de mort ? Ça aurait une autre image pour la société. On comprendrait alors les véritables priorités de notre société !

Plus l'oligarchie parvient à enfermer le peuple dans une peur la moins rationnelle possible, en lui faisant oublier ses véritables préoccupations, plus l'oligarchie a de chance de poursuivre sa politique contre le peuple. Ces commémorations morbides, largement sur-médiatisées contribuent à accroître la puissance de l'oligarchie !

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Quand Pernaut, TF1 et France 2 servent ouvertement la soupe au FN !

Publié le par thalasrum

Tout a commencé avec France 2 qui a cru bon d'inviter Marine Le Pen en plateau le 9 à 20 heures pour commenter l'élection de Donald Trump aux États-Unis ! Grand écart facial de "journalistes" français qui donnent de grandes leçons de morale à leurs confrères étatsuniens sur leur responsabilité dans l'élection de Trump, et qui font semblant de ne pas voir le javelot qu'ils ont planté dans l'œil en servant ouvertement la soupe à la droite la plus extrême et au FN.

TF1, jalouse du choix éditorial de sa concurrente directe a donc réagi dès aujourd'hui, durant le journal de Jean-Pierre Pernaut à 13 heures et qui, faisant le lien entre deux reportages qui n'avaient strictement rien à voir, s'est permis d'éructer : «Voilà, plus de place pour les sans-abri mais en même temps les centres pour migrants continuent à ouvrir partout en France». Aucun membre du Front National n'aurait enlevé une virgule à cette assertion, aussi scandaleuse qu'inexacte.

Vous allez me dire, c'est différent ! France 2, c'est le service public, alors que TF1, c'est une chaîne privée ! Oui mais ! Car il y a toujours un mais ! TF1 a été confiée à M.Bouygues en échange d'un "mieux disant culturel". Comme pour M6, TF1 n'a qu'une délégation de service public, et se doit donc d'exercer avec déontologie le travail de journaliste. Jean-Pierre Pernaut n'en est pas à son coup d'essai en matière de sortie nauséabonde. Il suffit pour s'en convaincre de suivre ce lien

Alors aujourd'hui, les chaînes publiques servent ouvertement la soupe de Nicolas Sarkozy et du Front National ! Il suffit ! L'argent des impôts doit servir une nécessaire égalité politique et pas simplement une équité qui n'est que de façade ! Le Pen tente d'utiliser la même stratégie que Trump à la différence notable que les médias main streams étatsuniens crachaient sur ce dernier, alors que nos médias tricolores servent la soupe de la première !

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