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Marine Le Pen a explosé le débat du deuxième tour !

Publié le par thalasrum

Les "experts" médiatiques ont passé la journée à se déployer pour savoir qui, de Marine Le Pen ou d'Emmanuel Macron, a gagné le débat présidentiel du deuxième tour. Pourtant, la question ne se pose pas ! Marine Le Pen l'a très largement emporté sur Emmanuel Macron, non pas selon les codes habituels voulus et mis en scène par les grands médias.

Les médias se multiplient pour montrer les incohérences, erreurs et mensonges de Marine Le Pen. Il n'y a qu'à prendre le site du Monde pour en dénicher une vingtaine ! Mais la violence développée par la candidate du FN a pesé sur son électorat, et même au-delà ! Non ! Le FN n'est pas un parti comme les autres. Non ! Le FN n'est pas dans la sphère rationnelle de la conviction. Non ! Le FN n'est pas là pour proposer un programme avec des idées !

Parce que le Front National n'est pas venu au débat pour débattre point par point contre Emmanuel Macron, mais bien pour mener le coup de poing contre ce qu'elle considère comme l'élite ! Même si Marine Le Pen est une très riche héritière méprisante pour le peuple, elle a réussi le tour de force de se placer dans la position de la représentante du peuple contre les élites. Elle a réussi le tour de force de faire croire que le débat était celui de la lutte des classes !

Et contre cela, Emmanuel Macron ne pouvait pas gagner ! On ne gagne pas contre une trolleuse irrationnelle ! De la même manière qu'en jouant contre la mort, on ne gagne qu'en perdant définitivement, on ne débat pas avec le FN, faute de quoi on ne peut pas gagner. Marine Le Pen a très bien tiré les leçons de la victoire de Trump contre Hillary Clinton. Elle a utilisé exactement les mêmes ressorts. L'affect, l'irrationnel, la violence verbale. Tous ces éléments ont nécessairement parlé à l'électorat de Marine Le Pen, mais aussi au-delà ! Chez tous les exclus, les victimes du libéralisme économique. Oui Marine Le Pen a su leur dire ce qu'ils voulaient entendre !

Comme l'a très bien écrit le twittos @sanescot,  "Débattre avec Marine Le Pen, c'est comme jouer aux échecs avec un pigeon. Peu importe votre niveau, le pigeon va juste renverser toutes les pièces, chier sur le plateau, et se pavaner fièrement comme s'il avait gagné". Tout est malheureusement écrit. 

En acceptant de débattre avec Marine Le Pen, Emmanuel Macron a accepté de dédiaboliser un peu plus le FN. Il a accepté les règles d'un jeu pipé ! Il peut s'en mordre les doigts aujourd'hui. Au mieux, il n'y a rien gagné. Au pire, il a donné une légitimité à la fille Le Pen. Chirac, en 2002, ne s'y était pas trompé.

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Le rôle du chef dans une démocratie : l'exemple de la France à l'épreuve de l'élection présidentielle !

Publié le par thalasrum

La société monarchique d'Ancien Régime française s'est construite sur le principe d'un roi légitimé par la religion catholique romaine. Le principe du "Ejus regio, cujus religio" (Pour chaque roi, sa religion) a permis au roi de s'imposer sur son peuple, jusqu'au paroxysme de Louis XIV. Régulièrement, même après la fin de la monarchie, les français se sont cherchés des hommes providentiels pour les diriger. Napoléon 1er par un coup d'État, mais surtout Louis Napoléon Bonaparte, futur Napoléon III qui liquide la 2nde République après son élection aux premières élections présidentielles. En 1940, les français donneront les pleins pouvoirs au quasi-sénile maréchal Pétain, avant de voter massivement pour la constitution de la Vème République monarchique, entraînant le retour au pouvoir du général de Gaulle. On pourrait multiplier les exemples d'hommes d'État, considérés comme providentiels sans jamais parvenir à l'exhaustivité. À l'échelon d'en dessous, au niveau des partis politiques, ce sont aussi des hommes providentiels (et quasiment jamais des femmes bizarrement) qui dirigent les partis (Robespierre, Jaurès, Blum, Mitterrand, Clémenceau, Daladier, Chirac,...) tout au long de notre histoire

Dans cette histoire française, le collectif délègue systématiquement à un chef qui guide, qui décide à sa place, alors que la logique démocratique voudrait plutôt que la décision soit prise collectivement et s'impose au chef qui serait désigné comme simple exécutant des décisions collectives ! Et pourtant ! Historiquement, dans une société peu éduquée, on peut comprendre, ou en tout cas expliquer la manipulation de tout ou partie du peuple par des ambitieux, bien que la Révolution française apporte un gigantesque démenti collectif à cette prétendue incapacité du peuple à s'organiser et décider par lui-même !

Aujourd'hui en 2017, notre organisation politique est toujours dans cette même logique. Les partis élisent un chef qui leur sert non pas de porte-parole, mais à qui ils délèguent des prérogatives gigantesques. Il n'est qu'à voir comment le représentant de EELV, élu démocratiquement par les militants pour les représenter aux élections présidentielles, a pris l'initiative de s'allier avec le candidat PS Hamon, avant d'ensuite demander la légitimité des militants. Le chef décide, le peuple acquiesce. Il en va de même pour les autres partis politiques institués de la sorte, que ce soit le FN, LR, le PS, le PCF ou tous les autres. Deux mouvements semblent échapper à cette démarche : en Marche, et la France insoumise.

Dès la fin du premier tour de la présidentielle dimanche soir, les chefs des partis politiques, se considérant omnipotents, et ne prenant pas la peine de consulter leurs adhérents, se sont arrogés le droit, comme après chaque élection, de prendre la décision de donner une consigne de vote à leurs électeurs pour l'élection suivante. Comme si les militants n'avaient pas leur mot à dire. Comme si le peuple n'était pas assez intelligent pour se construire une opinion politique propre, personnelle, et pertinente. Qu'un responsable politique donne son avis, c'est totalement logique et légitime. Mais qu'il donne une consigne de vote, sans même avoir consulté sa base militante, c'est prendre une décision bien plus grande que le pouvoir qui lui a été délégué.

Ce système est exacerbé par les chiens de garde du système médiatique, qui par fainéantise intellectuelle autant que par servilité et déférence à l'égard du pouvoir libéral en place, qui se multiplient de médias en médias pour imposer une pensée unique, en colportant les mêmes propos, les mêmes semblant d'analyse de la radio à la télé. De la télé à la presse écrite, créant un écho ininterrompu. Les Apathie, Zemmour, Lenglet, Duhamel et consors monopolisent les plateaux et, avec leurs clones, finissent par ne plus diffuser qu'un bruit de fond que de moins en moins de gens écoute.

D'ailleurs, cela fonctionne de moins en moins bien, si tant est qu'il ait fonctionné correctement un jour. Rappelons le référendum perdu de De Gaulle en 1969, le référendum de 2005 sur le Traité Constitutionnel Européen, où l'immense majorité des responsables des principaux partis politiques appelaient à voter "Oui" avec le résultat que l'on connaît. Aujourd'hui, François Fillon et la plupart des leaders de LR ont appelé ouvertement et clairement à voter "Emmanuel Macron " au deuxième tour. Pourtant, le groupe "sens commun" ne votera clairement pas comme la consigne a été donnée.

À quoi sert une consigne quand on sait pertinemment qu'elle ne sera pas respectée, voire même pas écoutée ? Quand les responsables des partis politiques donnent une telle consigne de vote, ils se donnent simplement l'illusion -avec la complicité des grands média - qu'ils ont un pouvoir sur l'ensemble des électeurs qui ont voté pour eux. Pourtant, ils ont au mieux un petit pouvoir sur les militants, très largement minoritaires à l'échelle de l'élection, mais finalement très peu, voire aucune emprise sur la masse de l'électorat.

Dans le secret de l'isoloir, au grand dam des innombrables chiens de garde libéraux que ce système dérange, l'électeur retrouve l'ensemble de son pouvoir. Celui du choix de voter, ou de ne pas voter. Et sur cela, nul n'y peut rien ! Même les chefs de parti !

Voir aujourd'hui la pression mise sur Jean-Luc Mélenchon pour qu'il se prononce clairement et donne une consigne de vote pour le deuxième tour en dit long sur l'étroitesse de vue, la servilité des médias dominants, relayés en cela par les innombrables petits relais sur les réseaux sociaux qui s'érigent subitement en citoyens éclairés de la résistance au fascisme, est signifiant de deux choses effrayantes. Soit l'ensemble des médias croit toujours à la force de prescription du chef, malgré les contradictions violentes du passé, soit il y a une peur de Jean-Luc Mélenchon et de son mouvement avec une évidente volonté de le discréditer.

Comme les médias sont loin d'être idiots et savent pertinemment que le pouvoir prescripteur du chef est quasi-nulle, et encore plus dans le cas de JL Mélenchon qui n'a de cesse de répéter depuis des années que : "La consigne, c'est qu'il n'y a pas de consigne !" Il faut par conséquent en conclure que les médias mènent une opération de manipulation visant à tenter de discréditer le porte-parole de la France insoumise, et rien d'autre ! Qu'il appelle à voter Macron ou non, changera-t-il quoique ce soit au résultat de l'élection ? Cela influera-t-il sur la décision des 7 millions d'électeurs qui ont voté pour lui au premier tour. Tous ceux qui ont lu son programme et adhéré à ses idées ne glisseront quoiqu'il arrive jamais un bulletin Front National pour le deuxième tour. Les médias, en menant une campagne d'opinion contre JL Mélenchon, se discréditent encore un peu plus, au lieu de jouer leur rôle de contre-pouvoir.

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Présidentielles, deuxième tour : le vote Macron imposé !

Publié le par thalasrum

Macron contre Le Pen au deuxième tour des élections présidentielles. Il y a donc plusieurs choix possibles pour l'électeur. Voter pour l'un ou pour l'autre candidat, voter blanc, voter nul, ou faire le choix de l'abstention. Mais depuis lundi matin, sur toutes les antennes, dans tous les médias, il ne reste plus qu'un seul choix. Le vote Macron. Sur les chaînes, radios ou journaux privés détenues par les grands groupes de milliardaires, le choix s'explique aisément : le choix Macron répond aux attentes très libérales de ces grands groupes. Mais dans les médias publics, le choix demeure identique : il faut voter Macron, point final !

Pour quel motif ? Quelle question ! L'infâme Marine Le Pen est la présidente du tout aussi insupportable Front National, parti nauséabond, extrémiste et qui ne rentre pas dans le cadre de la République. Ah bon ? Mais pourquoi a-t-il le droit de participer s'il est si dangereux ce parti ? Il devrait être interdit et depuis longtemps ? Dans mes souvenirs, seule une pétition lancée par Charlie Hebdo avait tenté de le faire interdire en recueillant plus de 100.000 signatures, mais le président de l'époque s'était bien gardé de prendre une quelconque décision. Légalement, le Front National est un parti comme les autres.

D'ailleurs, les médias le considèrent quotidiennement comme tel en invitant très fréquemment ses plus hauts responsables. Florian Philippot a quasiment un rond de serviette attitré sur les chaines d'information en continu. Pire ! Les idées développées par le Front National sont reprises par les grands médias, que ce soit l'islamophobie (Le Point, l'Express, Valeurs Actuelles...), l'ethnicisation systématique de tous les actes délictueux ou criminels (toutes les chaînes de télévision sans exception) alors que les statistiques ethniques n'existent pas dans notre République Une et Indivisible, ou encore la multiplication des titres et informations anxiogènes pour convaincre le citoyen lambda que l'on vit dans un monde dangereux, qui fait peur.

Mais entre les deux tours de l'élection présidentielle exclusivement, le Front National devient subitement un parti infréquentable contre lequel il faut lutter ! Il fallait voir le visage déconfit de Patrick Cohen durant la chronique de Nicole Ferroni quand elle a osé - Ô blasphème ! - dire tout le mal qu'elle pensait du programme d'Emmanuel Macron. La machine médiatique s'est lancée dans une croisade pour le vote Macron obligatoire. Tous ceux qui osent ne pas s'y rallier sans condition sont immédiatement pointés du doigt. Les vilains petits canards de la France Insoumise, dont le leader, Jean-Luc Mélenchon, a osé organiser une consultation démocratique pour savoir quel positionnement tenir pour le second tour, sont vilipendés sur tous les tons ! Avec la complicité de tous les grands partis politiques qui, bien qu'incapables de figurer au deuxième tour de l'élection, donnent de grandes leçons de démocratie, en expliquant que le seul vote possible est le vote Macron.

Rappelez-moi comment s'appelle un système politique où le vote est imposé aux citoyens ? Ne serait-ce pas une dictature ? Le premier a en faire ouvertement les frais a été Pierre Emmanuel Barré, humoriste et chroniqueur du mercredi dans l'émission de Nagui sur France Inter. Pour avoir voulu faire une chronique sur son intention de s'abstenir, il a été immédiatement censuré. Sa grandeur intellectuelle lui a fait prendre la juste décision de démissionner immédiatement.

En 2017, sur France Inter, si vous ne suivez pas la ligne officielle dictée par la direction, on vous censure. Marine Le Pen n'a plus besoin de gagner dans les urnes, elle a déjà gagné intellectuellement. La radio française de service censure les "déviants" à la ligne politique obligatoire. Plus besoin d'interventions politiques comme sous Sarkozy pour virer Didier Porte et Stéphane Guillon, la chaîne prend directement les choses en main. Dans la même veine sur la chaîne privée Cnews, Audrey Pulvar vient d'être suspendue d'antenne pour avoir commis le crime de signer une pétition anti-Le Pen ! Oui ! Vous avez bien lu ! C'est cela notre fonctionnement démocratique. Le quatrième pouvoir qu'ils disaient ?

Il ne reste plus qu'Internet pour pouvoir critiquer le programme d'Emmanuel Macron et ses intentions. Car contrairement à Chirac en 2002, qui dans l'entre deux tours, avait fait profil bas, avait fait semblant de jouer au rassembleur de l'unité national, Macron pavoise déjà partout où il passe. Il affirme haut et fort à qui veut l'entendre, qu'il ne bougera pas d'une ligne son programme, et que chaque voix au second tour sera une vois qui le légitimera lui et son programme. Il en profite pour mépriser le peuple avec ses soutiens sans aucune vergogne. Oui le programme de Macron, c'est du libéralisme pur et dur, au service des grands groupes et des actionnaires, contre le intérêts de la majorité des citoyens. C'est plus de précarité, plus de chômage, moins de sécurité, moins de services publics, et plus de souffrance pour l'immense majorité.

Le vote pour Macron ne sera donc pas SIMPLEMENT un vote contre Marine Le Pen. Le vote pour Macron lui servira à légitimer sa politique de casse sociale programmée. Qu'il gagne avec 60 ou 80% des voix ne sera pas neutre pour l'avenir ! Il faut y réfléchir à deux fois avant de glisser un bulletin dans une urne politique !

Dans ce cadre idyllique de la République française, Marine Le Pen n'a pas à s'inquiéter du résultat d'un second tour qu'elle ne veut surtout pas gagner. Idéologiquement, elle a déjà remporté la bataille. La censure s'applique sur le service public médiatique sans même que le pouvoir en place n'ait besoin d'intervenir. L'humour oui, mais dans la ligne politique prévue, et le petit doigt sur la couture du pantalon. C'est cela la démocratie que l'on veut nous vendre ? Elle est surprenante cette conception de la démocratie.

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Deuxième tour présidentielle : le droit de ne pas voter Macron ou Le Pen !

Publié le par thalasrum

Le deuxième tour de l'élection présidentielle en France pour 2017 n'offre aucun choix ! Comme s'en vantent les instituts de sondage depuis hier soir, et comme ils le clamaient depuis des semaines : l'inéluctable devait se produire ! Macron devait affronter Le Pen au second tour de la présidentielle. Comme toute prophétie auto-réalisatrice voulue par la conjonction, des puissants, des médias aux ordres des puissants, du MEDEF, des conseillers de l'ombre de Hollande (Jean-Pierre Jouyet, Attali...), des libéraux de tout poil, Macron est au deuxième tour de l'élection présidentielle.

Macron ? L'homme de la commission de la libération de la croissance française avec Attali sous la présidence Sarkozy ! Macron ? Le ministre de l'économie de François Hollande ! Macron l'ultralibéral ! Macron et les 40 milliards du CICE offerts au MEDEF ! Macron et la loi qui porte son nom. Macron qui a permis la loi El Khomri. Macron qui a permis de créer 800.000 chômeurs de plus. Macron qui méprise le peuple. Macron qui méprise l'outre-mer en pensant que la Guyane est une île !

Macron qui a généré suffisamment de misère dans le monde pour permettre à la baudruche Le Pen de gonfler, gonfler, gonfler... au point de finir deuxième au premier tour de la présidentielle 2017.

Il faut respecter la démocratie. Il faut respecter le choix du peuple. Quand bien même la sagesse populaire est parfois douteuse. Il suffit de se retourner vers l'Histoire pour s'en rendre compte.

Cependant, maintenant face au deuxième tour entre le candidat de l'extrême libéralisme, et la candidate de l'extrême haine, est-il de ma responsabilité d'éliminer l'un de ces deux candidats ? Suis-je responsable du plan machiavélique échafaudé par François Hollande et ses soutiens qui a réussi le tour de force de supprimer le deuxième tour en tentant d'imposer Emmanuel Macron comme président, en tentant d'expliquer que la seule solution serait de voter pour Macron pour défendre la démocratie.

À quel titre devrais-je voter contre la baudruche Le Pen gonflée aux vents violents des conséquences du libéralisme, de la misère sociale, de la concurrence entre les territoires ? À quel titre devrais-je voter contre la baudruche Macron gonflée aux vents arides de la rigueur économique pour les pauvres, et des cadeaux incessants aux riches (CICE, loi Macron, loi El Khomri... ) ?

Imaginons le futur. Macron élu. Accroissant la violence de la concurrence économique, du libéralisme économique, de la concurrence entre les territoires, du combat insupportable et inégal des pauvres contre les riches, de la mise en concurrence du système éducatif, le chômage, ou pire les travailleurs pauvres vont exploser, la misère gagner sans cesse du terrain pour enrichir un peu plus les plus riches, rendant inéluctable la présence du candidat frontiste en première position à la présidentielle de 2022 !

Vous doutez que Macron est le candidat de l'élite financière ? Pourquoi les bourses étrangères ont-elles réagi au résultat de cette élection en faisant bondir l'euro par rapport aux autres devises ? Pourquoi la bourse de Paris a-t-elle fermé ce soir en hausse de 4% ?

Alors, refusant de participer à cette casse libérale, tout autant que je refuse de donner mon suffrage au front de la haine, j'utiliserai mon droit de vote parce que je respecte trop la démocratie pour partir à la pêche ce deuxième tour. Mais je refuse d'obéir au diktat ultralibéral qui voudrait m'imposer le vote de l'extrême libéralisme contre le vote de la haine. J'utiliserai ainsi le seul bulletin de vote qui me permettra de faire mon devoir républicain, tout en refusant d'éliminer la cause du vote Le Pen, tout en refusant d'éliminer sa conséquence... À ceux qui ont généré cette situation insupportable, de trancher en âme et conscience !

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Quand Pernaut, TF1 et France 2 servent ouvertement la soupe au FN !

Publié le par thalasrum

Tout a commencé avec France 2 qui a cru bon d'inviter Marine Le Pen en plateau le 9 à 20 heures pour commenter l'élection de Donald Trump aux États-Unis ! Grand écart facial de "journalistes" français qui donnent de grandes leçons de morale à leurs confrères étatsuniens sur leur responsabilité dans l'élection de Trump, et qui font semblant de ne pas voir le javelot qu'ils ont planté dans l'œil en servant ouvertement la soupe à la droite la plus extrême et au FN.

TF1, jalouse du choix éditorial de sa concurrente directe a donc réagi dès aujourd'hui, durant le journal de Jean-Pierre Pernaut à 13 heures et qui, faisant le lien entre deux reportages qui n'avaient strictement rien à voir, s'est permis d'éructer : «Voilà, plus de place pour les sans-abri mais en même temps les centres pour migrants continuent à ouvrir partout en France». Aucun membre du Front National n'aurait enlevé une virgule à cette assertion, aussi scandaleuse qu'inexacte.

Vous allez me dire, c'est différent ! France 2, c'est le service public, alors que TF1, c'est une chaîne privée ! Oui mais ! Car il y a toujours un mais ! TF1 a été confiée à M.Bouygues en échange d'un "mieux disant culturel". Comme pour M6, TF1 n'a qu'une délégation de service public, et se doit donc d'exercer avec déontologie le travail de journaliste. Jean-Pierre Pernaut n'en est pas à son coup d'essai en matière de sortie nauséabonde. Il suffit pour s'en convaincre de suivre ce lien

Alors aujourd'hui, les chaînes publiques servent ouvertement la soupe de Nicolas Sarkozy et du Front National ! Il suffit ! L'argent des impôts doit servir une nécessaire égalité politique et pas simplement une équité qui n'est que de façade ! Le Pen tente d'utiliser la même stratégie que Trump à la différence notable que les médias main streams étatsuniens crachaient sur ce dernier, alors que nos médias tricolores servent la soupe de la première !

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Deuxième débat de la primaire de droite et du centre : le passé, c'est là !

Publié le par thalasrum

J'avoue ne pas avoir tout suivi minute par minute de ce deuxième débat, aussi insupportable que le précédent, malgré le rythme certes un peu plus enlevé. Insupportable pourquoi ? Tout d'abord parce que les "changement" proposé par l'ensemble des sept candidats n'est qu'un vaste retour en arrière, à tous les niveaux.

Le niveau de méconnaissance de l'éducation chez les sept candidats à la primaire est telle qu'ils en restent à la seule éducation qu'ils ont connu eux : celle de 1950, élitiste, enfermée dans un carcans insupportable. L'uniforme, l'ordre, l'autorité, les fondamentaux. Rien à voir avec les débats pédagogiques actuels sur l'autonomie, la construction du citoyen, le développement d'une culture commune. Surtout pas ! Entre les approximations sur les difficultés de maîtrise de la langue (confondues avec l'illettrisme) et les délires sur le maintien d'un élève en CP tant qu'il ne sait pas lire, ou l'envoi des décrocheurs à l'armée (pour y faire quoi mon brave Monsieur ?).

La seule idée force est de faire des économies, couper les budgets de l'Éducation, alors que c'est l'exacte politique inverse qui créerait de l'emploi ! En creux, cela signifie que ces sept candidats vont s'engager à piller les cerveaux des pays qui auront investi dans l'éducation pour répondre aux besoins croissants en personnels de très haut niveau dans les années à venir. Notre système est aujourd'hui incapable de fournir suffisamment d'enseignants, incapable de fournir suffisamment de médecins, d'infirmières... et les sept candidats proposent de baisser les moyens alloués à l'éducation ! Aucun ne propose de revenir sur la réforme du collège, qui permet d'économiser 10% de moyens, et diminue les attendus des élèves.

Pour le reste, c'est l'idée du libéralisme extrême ou de l'extrême libéralisme qui prévaut ; casser le droit du travail, casser tout ce qui crée du lien social, de l'égalité, pour en revenir au Far West du XIXème siècle ! Voilà le beau projet des sept candidats de la droite et du centre.

La drague au FN et à l'extrême droite est lancée à plein, de Poisson à Sarkozy en passant par Copé, quand il s'agit de parler immigration ou stratégie électorale. C'est du no-limit, chacun se plaçant sur la corde raide d'une ligne rouge qu'ils sont tous prêts à franchir ! Le problème est que leurs propositions sur l'immigration sont en inadéquation totale avec leur politique éducative. Renoncer à une éducation de haut niveau, c'est ouvrir largement les vannes de l'immigration pour récupérer ailleurs la jeunesse que la République n'a pas voulu former !

Quant aux journalistes qui ont été chargé des débats, aucune volonté de mettre clairement les pieds dans le plat des différentes affaires judiciaires en cours dans le lequel Nicolas Sarkozy fait la Une de Mediapart ou du Monde ces derniers jours. Aucune contestation des affirmations des candidats, alors que les décodeurs sur le site du Monde parviennent à le faire en temps réel !

Rien de nouveau à l'horizon de ce côté-là ! Si vous voulez supprimer tous les droits des salariés, si vous voulez payer par vous-mêmes l'éducation de vos enfants, si vous voulez une politique d'extrême droite en matière de sécurité, votez pour n'importe lequel des sept, c'est la même chose ! 

 

 

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Manifestations nocturnes illégales de policiers : un mal profond et violent !

Publié le par thalasrum

Depuis trois nuits, plusieurs centaines de policiers se réunissent et manifestent dans les rues de Paris, en toute illégalité, mais sans faire de casse, ni être réprimés par le pouvoir. Plus que des manifestations, le mouvement ressemble plus à un cri de colère, sourd et profond, qu'à une volonté véritable de remettre en cause les institutions. 

Les motifs de mécontentement de la police, comme dans tous les corps de fonctionnaires ne manquent pas. Les douze mille postes supprimés par la RGPP de Nicolas Sarkozy pèsent lourds au moment où l'on demande un surcroît de travail à ces fonctionnaires en lien avec l'état d'urgence et le risque d'attentat. D'autant que l'abandon de territoires faute d'effectifs pendant trop longtemps est un facteur aggravant du risque de violence. C'est d'ailleurs la violente agression de policiers et la réaction plus que molle du pouvoir qui est la cause immédiate de la réaction policière, cependant nourrie depuis des années par une multitude d'autres causes plus profondes.

La police est indispensable, et il s'agit de lui donner les moyens de remplir correctement ses missions. À partir du moment où l'État persiste dans sa volonté de maintenir l'état d'urgence, il apparaît nécessaire de recruter en nombre des fonctionnaires de police pour assurer les missions de sécurité publique traditionnelles auxquelles s'ajoutent les missions nouvelles de surveillance et protection des lieux publics.

Y a-t-il instrumentalisation des policiers par le Front National ? Il est nécessairement difficile de répondre à cette question de manière simple. D'autant plus que les études montrent que 50 à 70% de ce corps a voté FN aux dernières régionales. 

Ce mouvement apparaît cependant bien plus anti-hiérarchie, voire anti-syndical, venant d'une base désabusée, qu'organisé et structuré par un parti politique extrême. L'absence de réaction forte et rapide du pouvoir, en dehors du verbiage habituel de gestion de crise, risque par contre de générer un discours violent que le Front National se fera alors un plaisir d'instrumentaliser !

Les manques d'effectifs, le sous-équipement chronique, l'absence de véritables budgets, l'impossibilité de récupérer ou de se faire rémunérer les heures supplémentaires sont des problèmes chroniques dans l'ensemble des fonctions publiques : il suffit de demander à n'importe quel personnel hospitalier pour s'en convaincre. Les sous-effectifs sont aussi chroniques dans l'Éducation Nationale, malgré le discours apparent sur une pseudo-politique de recrutement !

Oui, il y a urgence à répondre aux attentes d'un mouvement spontané et persistent qui vient de la base. Dans la situation présente, aucun français ne comprendrait l'abandon de policiers à leur sort, alors que dans le même temps, on leur demande de se démultiplier pour assurer des missions de sécurité toujours plus grandes.

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Lettre à mes amis socialistes !

Publié le par thalasrum

Je ne suis pas socialiste et je ne suis pas encore quadra. Mais pour que vous compreniez bien qui je suis, sans aucunement vouloir réécrire l'Histoire, j'aurais choisi 1792 plutôt que 1789, Robespierre plutôt que Danton, Cachin plutôt que Blum en 1920, les 80 plutôt que les pleins pouvoirs à Pétain, le CNR plutôt que la collaboration, l'État providence plutôt que le social libéralisme...

En 2002, j'assume pleinement avoir voté Christiane Taubira plutôt que Lionel Jospin qui bien que candidat PS avait clamé "mon programme n'est pas socialiste !"

Je suis de gauche. Celle qui pense que la fraternité, est tout aussi importante que l'égalité, sans remettre en cause la liberté.

Ce soir, mes amis socialistes, je me demande quel calcul vous faites ! Quand votre secrétaire M.Cambadélis explique que vos listes qui pourraient se maintenir au deuxième tour, vont se désister pour laisser au deuxième tour le choix entre FN et "LR", je me demande quel est le niveau de réflexion.

Qui êtes vous donc pour croire une seule seconde qu'un homme de gauche puisse se déplacer le 13 décembre pour voter LR contre le Front National ? Qui êtes vous donc pour croire qu'un homme de gauche va aller mettre un bulletin dans une urne pour Xavier Bertrand ou Christian Estrosi qui a appelé en 1998 à s'unir avec le Front National ? Qui êtes vous donc pour penser un seul instant que ceux qui ont voté Chirac contre Le Pen en 2002 vont reproduire cette chianlit ?

Car que va-t-il se passer dimanche prochain ? La gauche - ceux qui s'en revendiquent sans y ajouter l'adjectif de libéral, ou de tout autre adjectif qui discrédite immédiatement la revendication initiale - n'ira pas choisir entre la droite ou l'extrême droite ! La gauche gonflera le rang des abstentionnistes, amenant à 60 ou 70% de chiffre, et le FN gagnera une majorité absolue qui lui garantira - au moins - deux présidences de région. Les électeurs ne pourront être accablés par ce choix insupportable de la direction nationale du Parti Socialiste.

Mes amis socialistes, il est encore temps de faire le choix de votre camp, de la démocratie, de la République. Maintenez vos listes partout où cela est possible ! Panachez les avec toutes les forces de gauche qui sont en présence sur place et en position de le faire ! Proposez un sursaut républicain de gauche. Ne laissez pas les électeurs face au choix insupportable de la droite extrême face à l'extrême droite.

Mes amis socialistes, ne laissez pas M.Cambadélis faire le choix sordide de jouer la présidentielle 2017 contre ces élections régionales. Car quoi d'autre ? Pourquoi ce choix insupportable de retirer des listes pour laisser le champ libre au Front National ? Si ce n'est le choix abject de laisser le FN l'emporter dimanche prochain pour mieux vampiriser l'élection présidentielle de 2017 en ne laissant le choix aux électeurs que du PS ou le néant !

Mes amis socialistes, il est encore temps de retrouver nos valeurs communes, de refuser le pis aller vers l'orgre FN. Mes amis socialistes, cessons ces calculs de nains politiques qui tentent un coup de poker FN aux régionales en vue des présidentielles de 2017. Il est temps de se retrouver sur nos valeurs communes, de maintenir des listes de gauche partout où cela est possible, comme M.Castaner l'a proposé en PACA.

"Ces brutes vous ont promis toutes ces choses
pour que vous leur donniez le pouvoir : ils mentaient.
Ils n'ont pas tenu leurs merveilleuses promesses ; jamais ils ne le feront.
Les dictateurs s'affranchissent en prenant le pouvoir
mais ils font un esclave du peuple.
Alors, il faut nous battre pour accomplir toutes leurs promesses.
Il faut nous battre pour libérer le monde,
pour renverser les frontières et les barrières raciales,
pour en finir avec l'avidité, avec la haine et l'intolérance.
Il faut nous battre pour construire un monde de raison,
un monde où la science et le progrès mèneront tous les hommes vers le bonheur." Discours final "Le Dictateur" Charles Chaplin

 

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FEMEN pas FN : le féminisme qui s'assume !

Publié le par Mouloud

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Fatou Diome et le racisme !

Publié le par Mouloud

Fatou Diome et le racisme !

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