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Articles avec #esclavage tag

L'importance de la première abolition de l’esclavage du 4 février 1794 en Guadeloupe

Publié le par thalasrum

Le 4 février 1794, la convention montagnarde décide d’abolir l’esclavage sur tous les territoires de la République, après cinq années d’âpres discussions entre les tenants de l’égalité entre tous les citoyens et les lobbys des planteurs esclavagistes soucieux de préserver leurs intérêts économiques. Robespierre, qui était depuis le début favorable à cette mesure, obtient un vote favorable de la convention. Le processus abolitionniste a commencé plusieurs décennies auparavant dans les textes philosophiques, et s’est progressivement répandu dans l’ensemble de la société.

Si bien que lors de la préparation des états généraux du royaume de France, convoqués par Louis XVI, plusieurs cahiers de doléances affirment la nécessité d’abolir l’esclavage au nom de l’égalité entre tous les hommes. C’est en particulier le cas du petit village de Champagney dans la Haute Saône où Jean-Luc Mélenchon a salué la volonté des habitants et le choix de la convention montagnarde.

Pour la Guadeloupe, l’événement est d’importance, puisque notre territoire a bénéficié du décret de la Convention de Robespierre, avec la première abolition. La Guadeloupe était un territoire de la République française, contrairement à la Martinique, envahie alors par les anglais.

Il apparaît primordial de saluer cet épisode historique glorieux, qui permettra pendant presque 8 ans la mise en place d’une égalité entre tous les citoyens, sans distinction de couleur. Cette période se refermera avec le refus d’un retour en arrière et l’insurrection de la Guadeloupe le 21 octobre 1801 (salué depuis lors par des drapeaux rouges sur tous les ponts) et la création d’un gouvernement autonome contre la décision de Bonaparte de rétablir l’esclavage à la demande de sa femme, la békée martiniquaise Joséphine de Beauharnais. Cette insurrection est clôturée par le suicide de Delgrès et des derniers insurgés qui préféreront mourir plutôt qu’être rabaissés de nouveau à leur condition d’esclave.

Le courage de ces révoltés passés qui ont préféré mourir que renoncer à leur liberté ne doit pas tomber dans l'oubli !

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