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Articles avec #elections tag

Edouard Philippe, l'illustre inconnu précédé par le chant de ses casseroles !

Publié le par thalasrum

Édouard Philippe premier ministre. Pas une surprise, son nom avait fuité depuis bien longtemps dans les médias. Le retard dans l'annonce de 8 secondes a permis à Ruth Elkrief de faire une performance télévisuelle de vide et de son meublement. Car de surprise il n'y eut pas. Tout un chacun était tellement préparé à ce premier ministre, que toutes les recherches avaient été faites à son sujet !

Pas de chance ! Contrairement à ce que clame Alain Duhamel sur tous les tons, le nouveau premier ministre est tout sauf un novice politique. Maire du Havre, député LR, ex-d'Areva, Monsieur Philippe traîne déjà de nombreuses casseroles malgré ses 46 ans. Entre ses interventions douteuses au Niger à propos de l'uranium, son refus de la transparence sur son propre patrimoine qui lui a valu un blâme du la Haute Autorité pour la Transparence dans la Vie Publique (HATVP), et son indolence, pour ne pas envoyer un mot plus violent, à l'Assemblée Nationale. Faut-il passer sur l'œuvre littéraire de notre nouveau premier ministre dont le héros fait preuve d'un machisme sans commune mesure ?

Un inconnu réellement Édouard Philippe ? À en croire l'article du yetiblog, M.Philippe est un pur produit du système, créé par le système et vendu par les médias. En faisant croire qu'un inconnu tout beau tout neuf débarque à Matignon, les grands médias tentent de vendre un beau mensonge à la population !

Dans ce méli-mélo où chacun se réinvente une virginité avec la baguette magique Macron, on arrive à des situations cocasses. Ainsi, l'opposant socialiste malheureux d'Édouard Philippe à la mairie du Havre, en 2014, un certain Camille Galap (président d'Université), fervent soutien de François Hollande, s'est vu recasé recteur de l'académie de Guadeloupe par le président de la République d'alors pour oublier sa peine.

Trois ans après, Édouard Philippe est le premier ministre de Macron, auquel il s'est rallié (pas par l'opération du saint esprit comme on nous le chante sur tous les tons...). Va-t-il travailler main dans la main pour l'éducation en Guadeloupe avec le recteur Galap, qui en bon fidèle de François Hollande devrait normalement se rallier au président Macron ?

Quelle est belle cette politique des entourloupes, des petits arrangements entre amis, des clientèles, des services rendus qui en amènent d'autres, des relations malsaines entre privé et public ! Vous ne comprenez toujours pas pourquoi l'abstention monte ?

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Marine Le Pen a explosé le débat du deuxième tour !

Publié le par thalasrum

Les "experts" médiatiques ont passé la journée à se déployer pour savoir qui, de Marine Le Pen ou d'Emmanuel Macron, a gagné le débat présidentiel du deuxième tour. Pourtant, la question ne se pose pas ! Marine Le Pen l'a très largement emporté sur Emmanuel Macron, non pas selon les codes habituels voulus et mis en scène par les grands médias.

Les médias se multiplient pour montrer les incohérences, erreurs et mensonges de Marine Le Pen. Il n'y a qu'à prendre le site du Monde pour en dénicher une vingtaine ! Mais la violence développée par la candidate du FN a pesé sur son électorat, et même au-delà ! Non ! Le FN n'est pas un parti comme les autres. Non ! Le FN n'est pas dans la sphère rationnelle de la conviction. Non ! Le FN n'est pas là pour proposer un programme avec des idées !

Parce que le Front National n'est pas venu au débat pour débattre point par point contre Emmanuel Macron, mais bien pour mener le coup de poing contre ce qu'elle considère comme l'élite ! Même si Marine Le Pen est une très riche héritière méprisante pour le peuple, elle a réussi le tour de force de se placer dans la position de la représentante du peuple contre les élites. Elle a réussi le tour de force de faire croire que le débat était celui de la lutte des classes !

Et contre cela, Emmanuel Macron ne pouvait pas gagner ! On ne gagne pas contre une trolleuse irrationnelle ! De la même manière qu'en jouant contre la mort, on ne gagne qu'en perdant définitivement, on ne débat pas avec le FN, faute de quoi on ne peut pas gagner. Marine Le Pen a très bien tiré les leçons de la victoire de Trump contre Hillary Clinton. Elle a utilisé exactement les mêmes ressorts. L'affect, l'irrationnel, la violence verbale. Tous ces éléments ont nécessairement parlé à l'électorat de Marine Le Pen, mais aussi au-delà ! Chez tous les exclus, les victimes du libéralisme économique. Oui Marine Le Pen a su leur dire ce qu'ils voulaient entendre !

Comme l'a très bien écrit le twittos @sanescot,  "Débattre avec Marine Le Pen, c'est comme jouer aux échecs avec un pigeon. Peu importe votre niveau, le pigeon va juste renverser toutes les pièces, chier sur le plateau, et se pavaner fièrement comme s'il avait gagné". Tout est malheureusement écrit. 

En acceptant de débattre avec Marine Le Pen, Emmanuel Macron a accepté de dédiaboliser un peu plus le FN. Il a accepté les règles d'un jeu pipé ! Il peut s'en mordre les doigts aujourd'hui. Au mieux, il n'y a rien gagné. Au pire, il a donné une légitimité à la fille Le Pen. Chirac, en 2002, ne s'y était pas trompé.

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Présidentielles, deuxième tour : le vote Macron imposé !

Publié le par thalasrum

Macron contre Le Pen au deuxième tour des élections présidentielles. Il y a donc plusieurs choix possibles pour l'électeur. Voter pour l'un ou pour l'autre candidat, voter blanc, voter nul, ou faire le choix de l'abstention. Mais depuis lundi matin, sur toutes les antennes, dans tous les médias, il ne reste plus qu'un seul choix. Le vote Macron. Sur les chaînes, radios ou journaux privés détenues par les grands groupes de milliardaires, le choix s'explique aisément : le choix Macron répond aux attentes très libérales de ces grands groupes. Mais dans les médias publics, le choix demeure identique : il faut voter Macron, point final !

Pour quel motif ? Quelle question ! L'infâme Marine Le Pen est la présidente du tout aussi insupportable Front National, parti nauséabond, extrémiste et qui ne rentre pas dans le cadre de la République. Ah bon ? Mais pourquoi a-t-il le droit de participer s'il est si dangereux ce parti ? Il devrait être interdit et depuis longtemps ? Dans mes souvenirs, seule une pétition lancée par Charlie Hebdo avait tenté de le faire interdire en recueillant plus de 100.000 signatures, mais le président de l'époque s'était bien gardé de prendre une quelconque décision. Légalement, le Front National est un parti comme les autres.

D'ailleurs, les médias le considèrent quotidiennement comme tel en invitant très fréquemment ses plus hauts responsables. Florian Philippot a quasiment un rond de serviette attitré sur les chaines d'information en continu. Pire ! Les idées développées par le Front National sont reprises par les grands médias, que ce soit l'islamophobie (Le Point, l'Express, Valeurs Actuelles...), l'ethnicisation systématique de tous les actes délictueux ou criminels (toutes les chaînes de télévision sans exception) alors que les statistiques ethniques n'existent pas dans notre République Une et Indivisible, ou encore la multiplication des titres et informations anxiogènes pour convaincre le citoyen lambda que l'on vit dans un monde dangereux, qui fait peur.

Mais entre les deux tours de l'élection présidentielle exclusivement, le Front National devient subitement un parti infréquentable contre lequel il faut lutter ! Il fallait voir le visage déconfit de Patrick Cohen durant la chronique de Nicole Ferroni quand elle a osé - Ô blasphème ! - dire tout le mal qu'elle pensait du programme d'Emmanuel Macron. La machine médiatique s'est lancée dans une croisade pour le vote Macron obligatoire. Tous ceux qui osent ne pas s'y rallier sans condition sont immédiatement pointés du doigt. Les vilains petits canards de la France Insoumise, dont le leader, Jean-Luc Mélenchon, a osé organiser une consultation démocratique pour savoir quel positionnement tenir pour le second tour, sont vilipendés sur tous les tons ! Avec la complicité de tous les grands partis politiques qui, bien qu'incapables de figurer au deuxième tour de l'élection, donnent de grandes leçons de démocratie, en expliquant que le seul vote possible est le vote Macron.

Rappelez-moi comment s'appelle un système politique où le vote est imposé aux citoyens ? Ne serait-ce pas une dictature ? Le premier a en faire ouvertement les frais a été Pierre Emmanuel Barré, humoriste et chroniqueur du mercredi dans l'émission de Nagui sur France Inter. Pour avoir voulu faire une chronique sur son intention de s'abstenir, il a été immédiatement censuré. Sa grandeur intellectuelle lui a fait prendre la juste décision de démissionner immédiatement.

En 2017, sur France Inter, si vous ne suivez pas la ligne officielle dictée par la direction, on vous censure. Marine Le Pen n'a plus besoin de gagner dans les urnes, elle a déjà gagné intellectuellement. La radio française de service censure les "déviants" à la ligne politique obligatoire. Plus besoin d'interventions politiques comme sous Sarkozy pour virer Didier Porte et Stéphane Guillon, la chaîne prend directement les choses en main. Dans la même veine sur la chaîne privée Cnews, Audrey Pulvar vient d'être suspendue d'antenne pour avoir commis le crime de signer une pétition anti-Le Pen ! Oui ! Vous avez bien lu ! C'est cela notre fonctionnement démocratique. Le quatrième pouvoir qu'ils disaient ?

Il ne reste plus qu'Internet pour pouvoir critiquer le programme d'Emmanuel Macron et ses intentions. Car contrairement à Chirac en 2002, qui dans l'entre deux tours, avait fait profil bas, avait fait semblant de jouer au rassembleur de l'unité national, Macron pavoise déjà partout où il passe. Il affirme haut et fort à qui veut l'entendre, qu'il ne bougera pas d'une ligne son programme, et que chaque voix au second tour sera une vois qui le légitimera lui et son programme. Il en profite pour mépriser le peuple avec ses soutiens sans aucune vergogne. Oui le programme de Macron, c'est du libéralisme pur et dur, au service des grands groupes et des actionnaires, contre le intérêts de la majorité des citoyens. C'est plus de précarité, plus de chômage, moins de sécurité, moins de services publics, et plus de souffrance pour l'immense majorité.

Le vote pour Macron ne sera donc pas SIMPLEMENT un vote contre Marine Le Pen. Le vote pour Macron lui servira à légitimer sa politique de casse sociale programmée. Qu'il gagne avec 60 ou 80% des voix ne sera pas neutre pour l'avenir ! Il faut y réfléchir à deux fois avant de glisser un bulletin dans une urne politique !

Dans ce cadre idyllique de la République française, Marine Le Pen n'a pas à s'inquiéter du résultat d'un second tour qu'elle ne veut surtout pas gagner. Idéologiquement, elle a déjà remporté la bataille. La censure s'applique sur le service public médiatique sans même que le pouvoir en place n'ait besoin d'intervenir. L'humour oui, mais dans la ligne politique prévue, et le petit doigt sur la couture du pantalon. C'est cela la démocratie que l'on veut nous vendre ? Elle est surprenante cette conception de la démocratie.

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Deuxième tour présidentielle : le droit de ne pas voter Macron ou Le Pen !

Publié le par thalasrum

Le deuxième tour de l'élection présidentielle en France pour 2017 n'offre aucun choix ! Comme s'en vantent les instituts de sondage depuis hier soir, et comme ils le clamaient depuis des semaines : l'inéluctable devait se produire ! Macron devait affronter Le Pen au second tour de la présidentielle. Comme toute prophétie auto-réalisatrice voulue par la conjonction, des puissants, des médias aux ordres des puissants, du MEDEF, des conseillers de l'ombre de Hollande (Jean-Pierre Jouyet, Attali...), des libéraux de tout poil, Macron est au deuxième tour de l'élection présidentielle.

Macron ? L'homme de la commission de la libération de la croissance française avec Attali sous la présidence Sarkozy ! Macron ? Le ministre de l'économie de François Hollande ! Macron l'ultralibéral ! Macron et les 40 milliards du CICE offerts au MEDEF ! Macron et la loi qui porte son nom. Macron qui a permis la loi El Khomri. Macron qui a permis de créer 800.000 chômeurs de plus. Macron qui méprise le peuple. Macron qui méprise l'outre-mer en pensant que la Guyane est une île !

Macron qui a généré suffisamment de misère dans le monde pour permettre à la baudruche Le Pen de gonfler, gonfler, gonfler... au point de finir deuxième au premier tour de la présidentielle 2017.

Il faut respecter la démocratie. Il faut respecter le choix du peuple. Quand bien même la sagesse populaire est parfois douteuse. Il suffit de se retourner vers l'Histoire pour s'en rendre compte.

Cependant, maintenant face au deuxième tour entre le candidat de l'extrême libéralisme, et la candidate de l'extrême haine, est-il de ma responsabilité d'éliminer l'un de ces deux candidats ? Suis-je responsable du plan machiavélique échafaudé par François Hollande et ses soutiens qui a réussi le tour de force de supprimer le deuxième tour en tentant d'imposer Emmanuel Macron comme président, en tentant d'expliquer que la seule solution serait de voter pour Macron pour défendre la démocratie.

À quel titre devrais-je voter contre la baudruche Le Pen gonflée aux vents violents des conséquences du libéralisme, de la misère sociale, de la concurrence entre les territoires ? À quel titre devrais-je voter contre la baudruche Macron gonflée aux vents arides de la rigueur économique pour les pauvres, et des cadeaux incessants aux riches (CICE, loi Macron, loi El Khomri... ) ?

Imaginons le futur. Macron élu. Accroissant la violence de la concurrence économique, du libéralisme économique, de la concurrence entre les territoires, du combat insupportable et inégal des pauvres contre les riches, de la mise en concurrence du système éducatif, le chômage, ou pire les travailleurs pauvres vont exploser, la misère gagner sans cesse du terrain pour enrichir un peu plus les plus riches, rendant inéluctable la présence du candidat frontiste en première position à la présidentielle de 2022 !

Vous doutez que Macron est le candidat de l'élite financière ? Pourquoi les bourses étrangères ont-elles réagi au résultat de cette élection en faisant bondir l'euro par rapport aux autres devises ? Pourquoi la bourse de Paris a-t-elle fermé ce soir en hausse de 4% ?

Alors, refusant de participer à cette casse libérale, tout autant que je refuse de donner mon suffrage au front de la haine, j'utiliserai mon droit de vote parce que je respecte trop la démocratie pour partir à la pêche ce deuxième tour. Mais je refuse d'obéir au diktat ultralibéral qui voudrait m'imposer le vote de l'extrême libéralisme contre le vote de la haine. J'utiliserai ainsi le seul bulletin de vote qui me permettra de faire mon devoir républicain, tout en refusant d'éliminer la cause du vote Le Pen, tout en refusant d'éliminer sa conséquence... À ceux qui ont généré cette situation insupportable, de trancher en âme et conscience !

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Des milliers de veaux au Trocadéro contre la République !

Publié le par thalasrum

François Fillon, englué dans le "Penelopegate", convoqué par les juges, lâché par son parti, a décidé de poursuivre, contre vents et marées sa campagne pour l'élection présidentielle. Ce dimanche, il avait lancé un appel à rassemblement au Trocadéro pour un discours de campagne. Des milliers de supporters se sont déplacés, avec force drapeaux tricolores pour soutenir leur candidat. Des groupes proches de la manif pour tous avaient rameuté ban et arrière ban pour "réussir l'événement" !

Le bilan est catastrophique pour la République ! François Fillon a commencé par se parjurer en persistant dans sa candidature, malgré ses casseroles judiciaires insupportables, alors qu'il expliquait qu'un homme politique mise en examen ne pouvait pas être candidat à une élection. En 1999, il prônait même l'exclusion de sa famille politique des mis en examen. Mais le parjure fait partie depuis longtemps du trouble et sale jeu de la politique politicienne dans son acception la plus vile.

Le bilan est catastrophique pour la République ! Des milliers de drapeaux tricolores ont été salis lors de ce rassemblement de soutien ! Le drapeau tricolore, celui de la Révolution française, celui qui servait de bannière de ralliement pour la patrie contre les tyrans étrangers, contre les réactionnaires de tous bords. Ce drapeau fièrement brandis par ces gens qui revendiquent une culture de l'ancien régime où certains, par leur position seraient moins justiciables que d'autres. Certains, selon ces milliers de gens, pourraient s'affranchir des règles communes ! Le drapeau tricolore brandi par des partisans de la contre-Révolution ! Quelle honte !

Le bilan est catastrophique pour la République ! Des milliers de gens ont revendiqué ce jour de voter pour un homme mis en examen. Certes pas condamné ! Mais mis en examen. Le vote pour ce personnage reviendrait à lui accorder une grâce de cinq ans ! À quel titre peut-on vouloir souiller à ce point les institutions de la République ? Les commentateurs étrangers raillent notre République, qui s'apprête à laisser concourir deux mis en examen : François Fillon et Marine Le Pen, quand dans toute démocratie qui se respecte un mis en examen ne tient pas trois heures devant la pression générale !

Le bilan est catastrophique pour la République ! À l'heure où des millions de citoyens se désintéressent de la politique, encrassée par le mensonge, la corruption, les affaires, deux candidats importants salissent un peu plus l'image de la classe politicienne en maintenant leur candidature en dépit du bon sens ! Cette situation doit cesser ! Il en va de notre République ! Il ne s'agit de couleur politique ! Il s'agit d'éthique, de bon sens ! Laisser deux mis en examen concourir à la présidence de la République, c'est prendre le risque d'une grave crise de la société. Car alors, comment expliquer à la population qu'il faut respecter les lois qui permettent le vivre ensemble quand les dirigeants s'en affranchissent éhontément ? Liberté, égalité, fraternité ?

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Gérard Filoche, le faux infiltré de gauche au PS !

Publié le par thalasrum

Le Parti Socialiste français n'a plus de socialiste que le nom, depuis bien longtemps déjà. Le PS est un parti allant de la social-démocratie au social-libéralisme selon l'envie, l'humeur, ou le micro-courant politique. La sortie du socialisme a été amorcée en 1983 avec le tournant de la rigueur et s'est finalisé en 2002, quand Lionel Jospin, en campagne à la présidentielle pour le PS,  a prononcé l'oraison funèbre : "Mon programme n'est pas socialiste !" Avec la funeste issue que chacun connaît !

De ce changement majeur d'orientation, le PS n'a jamais fait le bilan depuis quatorze années maintenant. Le vote sur le traité constitutionnel européen en 2005 a montré l'ampleur de la fracture croissante entre les sociaux libéraux, et les socialistes, et cette fracture n'a cessé de croître d'année en année.

Finalement, en 2008, Jean-Luc Mélenchon a décidé d'abandonner le navire PS pour lancer le parti de Gauche, un nouveau parti, plus en adéquation avec les valeurs socialistes, héritières de Jaurès ou Blum. Et la partie socialiste du PS n'a cessé de fondre, comme neige au soleil, bien que les militants refusent de donner aux vrais libéraux, une véritable majorité, Manuel Valls réalisant 5% aux primaires de 2012. Ce sont toujours les candidats de l'entre deux, partisans du grand écart, qui ont récolté la majorité des suffrages. Ce que les politiques du PS, une fois élus, n'ont jamais démontré.

Le mariage pour tous comme caution aux socialistes, les lois Macron, El Khomri, la réforme du collège (8% d'économie budgétaires), Valls premier ministre, le refus de l'amnistie des syndicalistes poursuivis, pour rassurer les libéraux.

Aujourd'hui, à moins de six mois des élections présidentielles, le PS n'a toujours pas de programme politique. Pourtant, le PS appelle les militants et sympathisants à se prononcer sur une primaire pour désigner le candidat. On désigne un candidat dans un parti qui n'a pas de ligne directrice. Le candidat désignerait donc lui-même l'orientation politique de son parti ? Personnalisation accrue du pouvoir ! On marche sur la tête !

Mais la primaire du PS n'est pas ouverte à tous ! On somme Macron et Mélenchon d'en être, alors qu'on interdit à des socialistes de concourir (Filoche), ou à des candidats qui le voudraient d'y participer (comme Larrouturou).

Ainsi Gérard Filoche, dont les idées et la philosophie sont extrêmement proches du programme politique de la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon, qui s'est vanté sur tous les réseaux sociaux de réunir la gauche du PS et avec qui on allait voir ce qu'on allait voir, qui allait poser les jalons d'une union de la gauche... n'a même pas réussi à rassembler les parrainages politiques pour se présenter à la primaire. Manœuvre d'appareil ? Sans aucun doute ! Le candidat faisant le programme, les sociaux-libéraux n'ont aucun intérêt à avoir un candidat trop à gauche.

La logique voudrait que Gérard Filoche claque la porte de ce PS qui ne veut ni de lui ni de ses idées, sauf pour servir de caution de gauche quand on a besoin de lui pour rassurer l'électorat. Et bien, que nenni ! Gérard Filoche pleurniche quelques paragraphes sur son blog, puis repose le petit doigt sur la couture du pantalon et se remet au garde à vous pour servir les intérêts du libéral qui va nécessairement être élu. Valls ou un autre, qu'importe ! 

Quel est donc le rôle de Gérard Filoche au PS ? Attirer l'électeur de gauche dans la nasse du PS pour mieux trahir ses idées et convictions une fois élu. Filoche la caution de gauche du PS ? Non Filoche l'éléphant du PS qui préfère trahir ses convictions et ses idées sur l'autel du parti. Et si Hamon devenait le candidat ? La réponse sonne comme une évidence : il y a Montebourg pour l'empêcher de rassembler suffisamment d'électeurs ! S'il avait constitué un réel danger, le camarade Cambadélis aurait manœuvré pour l'empêcher de se présenter.

Comment l'inspecteur du travail qu'a été Gérard Filoche peut-il prétendre être de gauche et au PS ? Comment peut-il accepter la criminalisation du mouvement syndical ? Comment peut-il accepter la casse du code du travail ? Quand vous voyez Gérard Filoche pleurnicher à la télé les trahisons de ses camarades du PS, pensez au crocodile qui vient de manger une antilope la larme à l'œil. Non Gérard Filoche ne sert pas la gauche, il sert le parti social-libéral appelé PS ! Comme les autres, il ment au peuple, il se grime en ce qu'il n'est pas, pour mieux trahir. Il fait partie de cette caste qui veut que surtout rien ne change ! Ne l'oubliez pas avant d'aller voter en 2017 !

 

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Trump 45ème président des États-Unis : l'Amérique blanche et raciste l'a emporté !

Publié le par thalasrum

Donald Trump deviendra en janvier le 45ème président des États-Unis d'Amérique. Son duel avec Hillary Clinton s'est soldé par une victoire par KO qu'aucun des grands médias américain n'a été en état de prévoir ! D'ailleurs, les médias reconnaissaient eux-mêmes qu'ils soutenaient la candidature Clinton à 97%. Qui a donc bien pu voter Trump dans ces conditions ?

La réponse est limpide : les hommes blancs, laissés pour compte de la croissance, loin de la côte Est ou Ouest, dont aucun autre homme politique ne se soucie. Il suffit d'y ajouter les républicains sans distinction de sexe, les anti-Clinton, la majorité des déçus et frustrés des huit années Obama, et les innombrables millions d'abstentionnistes qui ne se sont retrouvés dans aucun des deux candidats : en clair les latinos, les noirs et les asiatiques dont Hillary Clinton n'a pas su saisir le vote malgré les efforts désespérés du couple Obama.

Donald Trump s'est contenté de raconter à tous ces gens-là une belle histoire : personne ne vous écoute ? Moi je suis là ! Vous n'avez pas de travail ? Moi je vais vous en trouver en menant une politique protectionniste ! Vous avez peur pour votre sécurité ? Je vais mettre les immigrés dehors avec les musulmans ! Comment vais-je réussir ? Regardez mon parcours personnel, je suis devenu milliardaire, j'ai réussi ! Je vous mènerai vous aussi à la réussite ! Et pour enrober le tout, Trump a utilisé la corde sensible du machisme beauf primaire en se présentant comme le candidat mâle dominant prêt à conduire un pays vers le renouveau.

La réussite politique de la campagne de Trump a été totale ! Plus les médias l'accablaient, plus il s'en servait pour se présenter comme le candidat de l'anti-système. Ce qu'il n'est absolument pas ! Pour s'en convaincre, il suffit de renvoyer à un post précédent ! Car qui est Donald Trump ? Un businessman milliardaire qui fait pleinement partie de l'élite qu'il prétend dénoncer ! Les Clinton étaient à son mariage ! Il a financé en partie de la campagne de la sénatrice de New York Hillary Clinton ! Il parle aujourd'hui de protectionnisme alors qu'il a délocalisé les productions de ses entreprises dans des pays à bas coût !

Maintenant qu'il est président, que va-t-il faire ? L'interrogation est grande ! Construire un mur avec le Mexique ? L'économie étatsunienne a trop besoin de cette immigration pour remplir toutes les tâches que les blancs étatsuniens ne veulent pas remplir ! Mettre tous les musulmans sous surveillance ? Tout simplement impossible ! Sans doute va-t-il prendre quelques décisions choc pour faire joli dans les médias, mais il sera bien vite obligé de s'arrêter sur l'immigration.

Mener une politique protectionniste ? C'est sans aucun doute un levier qu'il va partiellement actionner. Mais partiellement seulement, puisque l'économie des États-Unis est bien trop intégrée dans la mondialisation pour rompre les liens qui existent aujourd'hui. Pour prendre un seul exemple, celui d'un iphone, dix pays du monde entier sont concernés dans sa fabrication. En faire un produit 100% made in USA multiplierait son prix par deux ou par trois... Qui pourrait encore se l'acheter à un tel prix ? Sans compter les mesures de rétorsion des pays qui subiraient les conséquences de cette politique protectionniste (Chine, Inde...)

Le discours ségrégationniste ? Si le président Trump ne veut pas d'un pays à feu et à sang, il a tout intérêt à ne surtout pas activer ce levier s'il souhaite gouverner le pays pendant quatre ans. Certes, le risque est grand de voir la police se sentir en toute impunité avec ce président et les meurtres de noirs se multiplier. Mais le président Trump ne pourra en aucun cas les soutenir comme il a pu le faire pendant la campagne. Au pire, sera-t-il tenu au silence !

Ce sont finalement les femmes qui risquent de pâtir le plus de cette élection. Puisqu'il reviendra au président Trump de nommer le neuvième juge de la cour suprême, vacant pour l'instant. Et l'on ne peut douter qu'il nomme un juge conservateur, ce qui ouvrira la porte à tous les retours en arrière possibles, en cautionnant les choix les plus rétrogrades d'États réactionnaires. Le droit à l'avortement risque ainsi de connaître de profondes remises en cause, pour ne prendre qu'un seul exemple.

En tout état de cause, l'élection de Trump marque définitivement la défaite du fonctionnement médiatique actuel et des instituts de sondages, dont aucun n'a été capable de donner une véritable image électorale des États Unis en amont de l'élection.

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Cour Pénale Internationale : la Gambie s'échappe à son tour !

Publié le par thalasrum

La Gambie de Yahya Jammeh a décidé de quitter la Cour Pénale Internationale. Cette décision fait suite aux précédentes annonces de l'Afrique du Sud et du Burundi. Par un jeu de dominos, elle pourrait entraîner le départ de l'Ouganda ou du Rwanda.

La justification de la Gambie est que seuls les pays africains sont poursuivis et condamnés, le président Jammeh ayant échoué dans sa tentative de faire condamner l'Union Européenne pour les migrants décédés en Méditerranée.

Ce choix, qui apparaît plutôt comme un paravent pour un dictateur notoire, peu respectueux des droits de l'Homme, s'inscrit totalement dans la même logique que celle du dictateur Brurundais Pierre Nkurunziza. Il s'agit clairement pour ces deux pays de se prémunir contre de potentielles condamnations de cette cour pour les acte commis durant les années de pouvoir contre les opposants.

La seule véritable instance internationale qui fonctionnait, de manière bancale certes, mais qui avait le mérite d'exister et de poursuivre les criminels, se retrouve mise en péril par de petits dictateurs qui parviennent à faire passer leurs petits intérêts privés et leurs grosses turpitudes avant l'intérêt des peuples.

La responsabilité est encore plus grande parmi les grandes puissances internationales et au premier rang l'ONU, incapable de faire respecter les principes d'une démocratie au Burundi de Pierre Nkurunziza. De cette incapacité dans un petit pays africain, l'effet papillon est en train de détruire une instance internationale de qualité.

 

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Sarkozy crache sur les enseignants ! Encore une fois !

Publié le par thalasrum

Une nouvelle fois ce matin sur France Inter, Nicolas Sarkozy, ancien président de la République, s'est illustré par une déclaration qui a fait le buzz sur les enseignants accusés de travailler que devant leurs élèves 6 mois de l'année !

Pourtant, Nicolas Sarkozy sait pertinemment qu'il ment, puisque les enseignants ont 16 semaines de vacances, non 6 mois. D'autre part, le service d'un enseignant n'est pas composé uniquement de sa présence devant les élèves, puisque les enseignants doivent préparer les cours, corriger les copies, rencontrer les parents d'élèves, se réunir avec les collègues...

Le temps de travail estimé d'un enseignant dépasse les 40 heures par semaine, bien au-dessus le temps de travail légal des 35 heures. D'ailleurs, la loi Aubry sur la réduction du temps de travail ne s'est jamais appliquée pour les enseignants.

Quel intérêt pour Nicolas Sarkozy de taper une nouvelle fois sur les enseignants ? Rassurer son électorat qui n'est ultra-majoritairement pas enseignant ? Faire le buzz médiatique ? Pour le premier cas, taper sur les fonctionnaires atteint une limite certaine quand cela devient de la discussion de comptoir sans fondement réel ! Le peu que Nicolas Sarkozy gagne auprès de la frange la plus aigrie et anti-fonctionnaire de son électorat, est perdu en électeurs soucieux d'élire un président responsable qui maîtrise les dossiers. 

Quant au buzz médiatique, certes, Nicolas Sarkozy a réussi son pari. Mais pour se ridiculiser dans tous les grands médias qui dénoncent les approximations et la méconnaissance du dossier du candidat à la primaire, de Libération à l'Express, qu'on ne peut classer à gauche ! Les Echos se fendent même d'un dossier très complet sur le temps de travail des enseignants qui bat en brèche le discours simpliste de Nicolas Sarkozy ! 

La dérive extrême-droitière de Nicolas Sarkozy ne fait qu'accroître le champ d'action des autres candidats de droite vers des propositions moins déraisonnables ! Cependant, à la veille des primaires, il n'est pas inutile de noter ce mépris affiché pour les serviteurs publics de l'État que sont les enseignants. Peut-on voter pour un candidat qui fait de la politique de comptoir ? Peut-on voter pour un candidat qui ne connaît pas ses dossiers ? Les enseignants ont un bulletin de vote. Les enseignants répondront si besoin est à ces deux questions dans les isoloirs !

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Michelle Obama : un discours féministe salutaire !

Publié le par thalasrum

Les propos de Michelle Obama dans le New Hampshire n'ont rien de révolutionnaire. Mais dans une société où le féminisme est à la peine, son discours discordant sonne comme un cri salutaire face au machisme beauf et insupportable du quotidien. Que ce soit l'affaire de l'émission de Hanouna où un présentateur a agressé sexuellement une femme au prétexte d'humour, ou de l'infâme candidat Donald Trump qui se vantait d'avoir agressé sexuellement une femme dans un off enregistré en 2005, les exemples sont malheureusement trop nombreux d'une image médiatique de la femme comme objet sexuel.

Michelle Obama, avec sa force de conviction habituelle, mais aussi parfois avec ses tripes, a remis ces prédateurs mâles à leur place de nains frustrés insupportables humainement, moralement, mais aussi déontologiquement. En insistant sur l'image pour la jeunesse et en particulier les jeunes filles, Michelle Obama a tout simplement mis KO, l'image décomplexée de Trump que lui accordaient avec complaisance de nombreux médias (à comparer avec le traitement médiatique dont avait bénéficié DSK à l'époque de l'affaire du Sofitel).

C'est sur le plan du droit qu'Obama a fait mouche. Elle ne s'est pas contentée de simples principes moraux. Elle a détruit toute la stratégie machiste de Trump construite autour d'un cerveau placé entre ses deux cuisses. Obama s'est appuyé sur le droit naturel à l'égalité hommes-femmes, comme une évidence fondamentale.Que reste-t-il à Trump après ce discours salutaire ? La honte, le ridicule, la défaite inéluctable ! 

Michelle Obama a montré la voie d'un féminisme quotidien, évident, "normal", se justifiant de lui-même ! Bravo !

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