Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Ils ont dit

http://www.wikio.fr

"L'homme raisonnable s'adapte au monde qui l'entoure. L'homme déraisonnable cherche à adapter le monde à lui-même. C'est pourquoi tout progrès dépend uniquement de l'homme déraisonnable." Georges Bernard Shaw

Classification

Recommander

Recherche

Caraïbe

Par thalasrum
Mardi 27 mars 2012 2 27 /03 /Mars /2012 13:14

http://www.la-croix.com/var/bayard/storage/images/lacroix/religion/s-informer/actualite/a-cuba-benoit-xvi-lance-un-appel-pour-une-societe-plus-digne-de-l-homme-_ng_-2012-03-27-782444/25045663-3-fre-FR/A-Cuba-Benoit-XVI-lance-un-appel-pour-une-societe-plus-digne-de-l-homme_article_popin.jpgLe pape Benoit XVI est en visite dans la Caraïbe, & après quelques jours au Mexique le voilà rendu à Cuba, où Hugo Chavez, sans doute en mal de caméra, est arrivé opportunément hier.

Le chef religieux des catholiques qui se rend dans un pays communiste, ce n'est pas banal. Mais quand le chef d'une théocratie misogyne, qui a fait ses classes aux jeunesses hitlériennes, se déplace pour vomir sa haine du communisme & se permettre de donner des leçons de démocratie, peut-être devrait-il balayer dans sa paroisse avant de commencer ses leçons ! Aux dernières nouvelles, femmes et hommes ont les mêmes droits à Cuba, aux dernières nouvelles, l'État pontifical pratique une horrible discrimination envers les femmes. Aux dernières nouvelles, les citoyens cubains ont la liberté sexuelle, aux dernières nouvelles, les servants de l'État pontifical n'ont pas ces droits !

On pourrait continuer la longue liste. Dans ces cas là, avant de critiquer son voisin, on commence par balayer devant chez soi !

Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Par thalasrum
Dimanche 8 janvier 2012 7 08 /01 /Jan /2012 02:49

http://www.infiniteunknown.net/wp-content/uploads/2010/12/haiti_cholera.jpgHaïti ? C'est un pays ? Une île ? Où est-ce que ça se trouve sur la carte ? Ah oui, je crois me souvenir, on avait fait un chèque de 30€ il y a quelque temps... Un séisme ou un cyclone ! Un truc de ces pays ! Ils en avaient parlé plusieurs jours à la télé, ça devait être grave !

La situation est encore plus grave aujourd'hui, mais les médias ne se déplacent plus ! Trop occupés à fêter la victoire de Tsonga, le record de Loïc Peyron, ou la coupe de France de football ! & puis déplacer une équipe sur place ça coute cher ! Après un séisme ou un cyclone, ça fait des images faciles & sans trop de risques...

Là, le choléra, on ne sait jamais, c'est risqué... & puis, il y a déjà eu le mois dernier des reportages sur la famine en corne de l'Afrique, il ne faut pas abuser de ce genre d'images. Déjà que sporadiquement les médias français doivent consacrer une minute à la révolte des syriens & l'infâme répression de Bachar El Assad (600 morts sous la torture selon la BBC hier...), Haïti, ça fait trop !

Les haïtiens, qui n'avaient rien demandé, ont donc récupéré une souche de virus du choléra asiatique, importé par des casques bleus de l'ONU népalais, venus aider suite  au terrible séisme de 2010. Faute d'aide internationale, faute des moyens pour reconstruire, une immense majorité de la population haïtienne vit dans des conditions déplorables, sous la menace permanente du virus !

En plus de cumuler les catastrophes naturelles à répétition, Haïti se trouve face à une terrible épidémie, alors que la saison des pluies va commencer ! L'habitué du café du commerce, la grenouille de bénitier moyenne, le  invoquera la main de Dieu, l'irresponsabilité & l'incapacité des noirs à se gérer par eux-mêmes... Quelle idée de mettre les colons français dehors, hein ? Ben oui,... Devant tant de bêtise, que dire ? Rien puisque les médias ont décidé de laisser mourir Haïti en silence !

Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Par thalasrum
Dimanche 27 mars 2011 7 27 /03 /Mars /2011 16:14

Troisième Partie

Si vous avez raté les précédents épisodes, la première partie est là et la deuxième ici.

Cuba-cayo-Santa-Maria-plan-mangrove.jpeg Remedios, au centre du pays. La côte. Une mangrove gigantesque. Espace naturel magnifique ! La route ne s'arrête pas sur la côte, elle se prolonge dans la mer. Après le passage d'un poste de frontière, où chacun doit justifier de son passage vers cette prolongation maritime de Cuba. Durant cinquante kilomètres, un route toute neuve coupe la mangrove, bordée des deux côtés par l'océan Atlantique. Quelques palétuviers de temps à autre. Un décor monotone, l'alizée souffle fort.

Après un peu plus de cinquante kilomètres de route, on arrive sur une terre ferme, ou plus précisément un gigantesque banc de sable, de 13 km de long d'un peu plus de 4 km de large. Un aéroport montre le bout de son nez. Les panneaux ne mentionnent que le nom des hôtels. Quatre ou cinq étoiles. Espacés les uns des autres ! Pas de HLM de luxe ici, simplement de petits ensembles de deux ou quatre chambres éloignés & dispersés dans la mangrove.

Arrêt à l'hôtel Sol, du cayo Santa Maria. Un vaste hall d'entrée, arboré, endroit luxueux, calme & paisible. 220 dollars la nuit pout deux en pension complète & open bar. Un bar à ciel ouvert s'ouvre sur trois piscines avec des profondeurs différentes. Les chambres sont vastes, propres, mais sans cachet. Un hôtel quelconque finalement. Trois passerelles d'une centaine de mètres permettent un accès à la plage. Sable blanc, mer bleue, 26°, quelques rochers à deux mètres de fond permettent à la faune de se développer & font le bonheur des amateurs de palmes masques tuba. Des transats sont alignés sous des petits carbets recouverts de chaume. Cuba-cayo-santa-maria-sol-piscine.jpeg

Les touristes n'affluent pas sur l'océan. L'alizée souffle un peu fort, il y a une petite houle qui dissuade la clientèle de luxe ! La piscine est bondée tous les après-midi. La clientèle ? De riches quadras nord-américains, canadiens principalement ! Ou un peu plus âgés. Le concept des vacances ? Atterrissage à Santa Clara, transfert en bus sur le cayo Santa Maria & une semaine ou deux de farniente, à enchaîner mojitos & autres boissons alcoolisées. Les pourboires sont indécents pour des employés payés au tarif officiel, d'environ 15 dollars mensuels. Le cuisinier qui préparent les omelettes du petit déjeuner récupère ainsi plus que son salaire en vingt minutes !

Cuba-cayo-santa-maria-plage.jpeg Ici, aucune trace de misère. Les employés sont convoyés en bus jusqu'aux hôtels. Ils habitent sur la terre ferme. Le minimum de contacts avec les touristes. Si ce n'est la relation d'employés, avec l'hypocrisie liée aux pourboires ! Les touristes ne voient rien de Cuba. À peine l'océan. De Cuba, ils ne goûtent qu'au rhum & aux cigares ! Le tourisme de luxe comme on peut en voir un peu partout dans la Caraïbe, sur la Méditerrainée... L'idée du communisme en prend un méchant coup.

Les constructeurs de ces palaces ? Bouygues ! La gestion des hôtels ? Une joint-venture avec l'armée ! En se promenant sur la plage, le business ne fait à priori que commencer ! Des grues multiples, des constructions en cours tout le long de la côte. Des petites cahutes ombragées où dorment des militaires. Surveillance ? Contre qui ??? Il n'y a que des touristes, des employés & des ouvriers de la construction.

Le libéralisme dans toute sa splendeur ! L'argent coule à flot. Qui en retire les bénéfices ? L'État cubain ? Une oligarchie locale ? Difficile à dire. Toujours est-il que le peuple ne profite pas du tout de ce tourisme en pleine mer ! Les problèmes environnementaux n'affectent visiblement ni les constructeurs, ni l'État. Quand on connaît la fragilité des mangroves & leur importance dans l'écosystème tropicale, on peut nourrir les pires craintes pour la préservation de l'environnement. D'autant que les moustiques, résidents habituels des mangroves, apparaissent totalement absents. La démoustication se fait à grande échelle, avec des produits toxiques, nécessairement malsains pour l'environnement. Qui a dit que le castrisme ne savait pas s'adapter au capitalisme le plus sauvage ? Dans cet espace, les États-Unis ont gagné idéologiquement !

Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Par thalasrum
Vendredi 18 mars 2011 5 18 /03 /Mars /2011 02:55

Deuxième Partie

La première partie est là !

cuba-camion-bus.jpeg Le pays s'ouvre au tourisme. Le pays s'ouvre au libéralisme. Cuba assure une transition, malgré l'horrible embargo américain. Avec la passation de pouvoir entre Fidel Castro & son frère Raul, des changements ont eu lieu. Les cubains peuvent s'acheter des téléphones portables. Pour ceux qui peuvent s'en offrir un. Plus de 70 dollars pour un téléphone, quand le salaire officiel est de 13 dollars, seule l'élite, mais aussi tous ceux qui bénéficient du tourisme. Qui sont ces gens ? Les cadres du parti qui ont l'autorisation de proposer des chambres d'hôtes (les casa particular), les taxis officiels, les complexes hôteliers. Mais aussi l'ensemble des artistes & artisans, officiels ou officieux. Les taxis non officiels interrogent. Qui sont ces jeunes avec des voitures françaises aux centaines de milliers de kilomètres, détenteurs de téléphones portables dernier cri, qui proposent des tarifs deux à quatre fois inférieurs aux taxis officiels ? En tout cas, ils bénéficient pleinement du tourisme.

Mais à côté de ces gens que les touristes fréquentent, il y a la masse de ceux que l'on croise ! & qui n'ont pas la chance des premiers. Comment vivent ces vendeurs croisés au bord de l'autoroute, colliers d'ail ou d'oignons autour du cou ? À 3 dollars le kilos... Mais il y a pire, en quittant l'autoroute, pénétrant la montagne. Cuba-vendeurs-ail-autoroute.jpeg

Oubliée Trinidad la magnifique, ses rues pavés, ses artisans, sa villa romantica, son bateau mythique de l'épopée du 26 juillet, son mojito & sa salsa au soleil couchant. Les maisons issues de l'époque coloniale deviennent rapidement des maisons de briques, puis des maisons de bois, voire des huttes aux toits de chaumes. Ces maisons sont abandonnées ? Que nenni ! Des fils à linge garnis de vêtements à sécher parsèment ce paysage désolé. Cuba-hutte-masure-pauvrete.jpeg

Les voitures déjà peu présentes disparaissent du paysage, de même que les camions à benne remplies de personnes, laissant place aux scooters ou aux mobylettes, puis aux vélos. Bientôt, ce sont les chevaux ou la marche à pied qui servent de moyens de déplacement. Peu ou pas d'auto-stoppeurs, preuve de l'absence de véhicules à moteur. & là, au milieu d'une végétation de plus en plus aride avec la croissance du dénivellement, apparaissent à flanc de collines, deux ou trois masures, & devant deux ou trois hommes labourant un champ avec un attelage de bœufs et une araire quasiment toute en bois ! Les quelques tracteurs au bord des champs de canne vus sur le bord de l'autoroute à la sortie de La Havane sont ici une vaste illusion.

Les discours révolutionnaires, mais aussi le discours libéralisant semble particulièrement loin pour ces populations dont la nourriture quotidienne semble une priorité. Le plat bi-quotidien se résume à riz haricots rouges. Les cinq fruits & légumes par jour ne sont pas prêts d'arriver là ! Les populations apparaissent abandonnées du développement. Dans chaque village, l'école ou le collège laisse apparaître des centaines d'enfants en uniforme. La misère est gigantesque. Là, ne se pose pas le problème du développement des technologies.

L'arrivée sur Santa Clara & son immense statue du Che avec le mémorial laisse un goût bizarre. D'immenses bâtiments d'habitat collectif, uniformes s'étalent sur des dizaines de kilomètres, largement défraîchis. Sentiment d'un retour à la civilisation. Mais aussi celui d'un Cuba coupé, scindé, entre l'endroit qui profite de l'ouverture, du tourisme, & des pesos convertibles & l'envers qui survit, loin d'une économie monétarisée. Autre scission, celle entre les campagnes & les villes. Ces dernières bénéficient des investissements de l'État. Dans les campagnes, si ce ne sont quelques slogans de propagande révolutionnaires, pas grand'-chose pour aider les populations.

La troisième partie se trouve ici !

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Par thalasrum
Lundi 14 mars 2011 1 14 /03 /Mars /2011 02:48

Première partie

malecon-la-Havane-Cuba-embargo.jpegLa Havane, capitale de Cuba, trois millions d'habitants. Son aéroport international, José Marti, à trente minutes de voiture du centre ville. Une immense avenue relie les deux. Les slogans révolutionnaires sur les murs alternent avec des terrains de sport & des HLM de types soviétiques des années 1960. Le Che, le peuple tiennent une place essentiels. Passage obligé devant la place de la révolution. Le Che, Camilo Cienfuego, une immense colonne au style... particulier ! Soviétique d'inspiration.

Arrivée au centre ville, le grand théâtre & ses sculptures jouxte le capitole, deux mètres plus haut que la copie de Washington, ajoute fièrement le guide cubain. Comment décrire cette ville ? Une architecture extraordinaire de l'époque coloniale, dont il ne reste bien souvent que les façades. De nombreuses ouvertures sont murées, pour éviter l'effondrement. Des échafaudages multiples barrent les façades. Certains sont mangés par la végétation. Le plus souvent, il ne reste plus que des morceaux de façades, le reste ayant été détruit. Des immeubles anciens, aux sculptures extraordinaires, qui apparaissent totalement désaffectés sont habités, le linge est étendu au balcon !

Mais la Havane est en travaux ! Le Malecon, l'immense avenue sur la mer est en voie de restauration. Au bout de cette avenue, le bord de mer est conquis progressivement par de nouveaux hôtels de grand luxe, flambants neuf. À l'opposé s'étendent, d'immenses barres HLM, qui se décrépissent avec le temps. Dans la vieille Havane, des immeubles sont rénovés. Les établissements mythiques sont envahis de touristes & servent de vitrine à la ville. Le Floridita, qui se vante de produire les meilleurs daïquiris selon Hemingway, est devenu un bar prétentieux avec du mobiliser kitsch des années 70. La bodeguita del medio, autrefois populaire, est envahie de touristes américains & sert de modèle pour "l'artisanat de masse" produit par les artistes officiels.

À chaque coin de rue, le touriste, l'étranger est interpelé. Pour donner de l'argent, pour acheter des cigares de contrebande, pour acheter des peintures non officielles, pour acheter le Granma, journal officiel mythique. La population souffre t-elle ? Une certitude : tous ceux qui peuvent profiter du tourisme s'enrichissent à vue d'œil. Pour les autres, le salaire officiel, 12€ par mois condamne à se nourrir du seul riz-haricots rouges. La visite de la fabrique de cigares, fierté de la ville, montre un fonctionnement totalement manuel, des conditions de travail rudes, un environnement spartiate, dans une architecture du XIXème siècle. Le stakhanovisme est encore une devise officielle de la fabrique. Mais la modernité du magasin en rapport avec la vétusté de la manuacture montre le chhangement des temps.

Le capitalisme gagne du terrain, jour après jour. Derrière le système D, vanté pour fonctionner à Cuba, la réalité est bien là : tous ceux qui peuvent s'enrichir, profiter du tourisme, de l'étranger, font tout pour récolter un maximum des précieux pesos convertibles, les CUC.

Dans ce contexte, quelle explication de cet infâme embargo américain ? Que craignent les États-Unis de ce petit pays à ses portes ? Pourquoi maintenir cette situation qui met en difficulté la population ? Empêche tout développement décent ? Chaque jour qui passe montre l'échec de la politique américaine à Cuba !

La deuxième et troisième partie sont là !

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Par thalasrum
Jeudi 3 février 2011 4 03 /02 /Fév /2011 11:39

Edouard-Glissant.jpgLe poète martiniquais est mort à 82 ans à Paris. Grand inllectuel antillais, anticolonialiste, indépendantiste dans les années 1960, interdit de séjour en Guadeloupe pour ses idées, il adhère au concept de la négritude cher à Aimé Césaire en rentrant en Martinique en 1980 & développe ceux d'antillanité, ou de créolisation.

Opposé à la création du ministère de l'identité nationale en 2007, il crée avec le conseil régional d'Ile de France l'institut du Tout-Monde, qui se veut être au contraire une ouverture sur les pratiques culturelles & la créolisation. Il décrit alors sont projet en ces termes : "Au monde qui se replie sous la loi de l’unicité et de l’esprit de système l’Institut du Tout-Monde oppose les identités en mouvement. À la fois site d’études et de recherches, espace d’invention et de formation, lieu de rencontres, il est dédié aux mémoires des peuples et des lieux du monde. "

Sa disparition aujourd'hui laisse un grand vide !

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés