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Victorin Lurel défend les pollutions illégales en Guadeloupe avec vos impôts !

Publié le par thalasrum

http://s0.wat.fr/image/victorin-lurel-ministre-outre_5agb7_2bfcax.jpgL'information vient de France Antilles : l'État, par l'intermédiaire de son ministre des outre-mers, Victorin Lurel, fait appel de la décision du tribunal administratif de Basse Terre concernant les épandages aériens de pesticides. Pour rappel, le préfet de Guadeloupe, malgré l'interdiction sur tout le territoire des épandages aériens de pesticides pour des raisons de santé publique, a signé au mois de juin dernier une dérogation pour la région Guadeloupe, considérant sans doute que les poumons guadeloupéens sont plus résistants aux pesticides que les poumons des autres français. Des associations ont alors porté plainte, obtenant pour partie satisfaction, avec la décision du tribunal administratif.

Mais Victorin Lurel, de passage en Guadeloupe pour ses activités au conseil Régional (il faut donc croire que ses activités de ministre des outre-mers n'est qu'une occupation à mi-temps, cumulard devant l'éternel quand tu nous tiens) a décidé de faire appel au nom de l'État de la décision du tribunal administratif (à ce moment-là, il avait remis son costume de ministre, suivez bien...), car la nocivité du pesticide "n'est pas prouvée". En cela, il va à l'encontre des volontés de Jean-Marc Ayrault, premier ministre du même gouvernement, qui s'est prononcé pour l'interdiction des épandages aériens.

Ce qui est en cause Monsieur le ministre, ce n'est pas le pesticide, c'est la manière de l'utiliser. Si le législateur, dans sa grande sagesse, a décidé d'interdire les épandages aériens, c'est qu'il considère qu'il y a de bonnes raisons, en particulier pour la santé des populations, même pour les guadeloupéens. La réponse du ministre est soit hors sujet, ou alors, ses propos ont été particulièrement mal retranscris par la journal de la presse quotidienne régionale. Quoiqu'il advienne, l'appel de la décision de justice du ministre va coûter de l'argent à l'État, donc aux contribuables français & guadeloupéens.

Là où le bâti blesse, c'est que les zones concernées par les épandages aériens se trouvent à être les mêmes que celles déjà polluées au chlordécone. Là encore, les hommes politiques de l'époque avaient multiplié les dérogations pour les mêmes planteurs de banane, avec les conséquences actuelles que l'on sait ainsi que pour les décennies à venir ! Les maladies suivent une courbe exponentielle dans ces zones, & les eaux sont polluées pour un temps indéterminé !

Malgré cette expérience désastreuse , le ministre Lurel décide de faire appel, non pour le bien public, qui voudrait suivre la loi de la République, mais bien pour défendre les petits intérêts particuliers d'un petit lobby : celui des planteurs de banane. Les mêmes qui obtenaient des dérogations pour le chlordécone !

De manière surprenante, le ministre Lurel a aussi été réélu député de la quatrième circonscription de la Guadeloupe, où, de manière encore plus étonnante on trouve, plus de 90% des plantations de bananes de la région. Les mauvaises langues pourraient imaginer que le ministre.... Dans d'autres circonstances, on aurait parlé d'un conflit d'intérêt !

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