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Rebelle : un journal lycéen militant se retrouve au tribunal !

Publié le par thalasrum

rebelle-journal-lyceen-militant.jpegRebelle ! Un joli nom pour un groupe de lycéens qui écrivent un petit journal militant, comme partout en France. La loi l'autorise. Pourquoi ne pas écrire ! Alors, les rebelles, en Guadeloupe, commencent leur travail de journalistes lycéens.

Que dénoncent-ils ? Toutes les aberrations, retards, absurdités, violences du système éducatif lycéen en Guadeloupe. Comme tous les journaux lycéens de France...

Les rebelles dénoncent l'autoritarisme des chefs d'établissement, quand ces derniers confondent autorité & autoritarisme, ils dénoncent l'idée que la bourgeoisie se fait d'un lycéen : cheveux courts avec les oreilles bien dégagées pour un garçon, pas de boucle d'oreilles, pas de piercing, pas de tatouage apparent, pas de tenue à l'américaine avc caleçon apparent... Pour les filles, pas de décolleté, pas de string (crime de lèse chef d'établissement)... En clair, certains proviseurs de lycée sont nostalgiques des années 30, & le journal lycéen Rebelles se contente de dénoncer ces agissements avec la fougue de la jeunesse.

Mais dans un microcosme qui refuse d'évoluer, & assimile les tresses plaquées d'un garçon à de la délinquance, les Rebelles deviennent un journal terroriste. & les plaintes des chefs d'établissement se multiplient... contre le journal lycéen, avec le silence de la bénédiction du rectorat de Guadeloupe. Quand la coiffure ou la tenue vestimentaire deviennent des éléments de sédition, la construction de l'adolescent ou du jeune adulte devient compliquée !

Cela pourrait être drôle si les journalistes lycéens n'étaient systématiquement convoqués au commissariat à chaque plainte, quelqu'en soit la nature. Cela ne pourrait être qu'un épiphénomène si l'ensemble des Rebelles ne faisaient l'objet de petites vexations régulières dans leurs établissements respectifs.

Cela pourrait prêter à rire si la dernière convocation au commissariat n'avait pas débouché sur une convocation au tribunal pour des membres de Rebelles pour insultes à agents & violence sur les forces de l'ordre. C'est donc au tribunal que se retrouve une partie des Rebelles pour obtenir le droit de continuer à pratiquer la subversion, mais bien la liberté d'expression.

Rebelle est un journal lycéen, non un agent terroriste de subversion. Rendez-vous au tribunal de Pointe à Pitre mercredi 10 octobre à 8 heures !

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