Depuis une semaine, les médias français s'emballent dans tous les sens, relatant
les manifestations monstrueuses dans les pays arabo-maghrébins contre un film américain moquant l'Islam, & au même niveau une petite manifestation de deux ou trois centaines de personnes en
France, non loin de l'ambassade des États-Unis. Comparer des milliers de personnes qui revendiquent le délit de blasphème, & deux cents personnes qui manifestent en France parce qu'ils sont
choqués par un film est une assimilation douteuse dont seuls les médias sont les grands responsables !
Contrairement aux fantasmes des médias dominants, France 2 & David Pujadas en tête, la manifestation n'a pas été organisée par des salafistes et relève plutôt d'une manifestation mal organisée par des musulmans soucieux de respecter les institutions, mais qui ne les connaissent manifestement pas. La manifestation ne pouvait pas être interdite, elle n'avait pas été déclarée, preuve de l'absence totale d'organisation. Les slogans n'étaient pas plus organisés. Preuve en est qu'une partie de ces musulmans, quasiment pas politisés & totalement désorganisés ont voulu manifester leur point de vue, sans violence aucune & que les médias n'ont été capables de voir que des salafistes, qui cherchaient eux, à récupérer l'initiative ! Seul Le Monde a fait l'effort de décryptage. France 2 n'a publié aucun démenti des âneries proférées sur le vif !
Suite à cette affaire, Charlie Hebdo a décidé de se moquer une nouvelle fois des religieux, ce qui est totalement dans sa ligne éditoriale d'hebdomadaire satyrique & anticlérical, provoquant des réactions indignées parmi les religieux, mais aussi dans les sphère politique & médiatique !
Que des religieux s'insurgent, c'est de bonne guerre, même s'ils ne peuvent faire autre chose que de piailler, mais que des journalistes, dont le travail est d'informer, ou de commenter, ou pire des politiques, viennent donner des leçons de morale religieuse à un journal satyrique, où va t-on ?
Il est bon de rappeler que le délit de blasphème a été supprimé en France durant la Révolution française, pour être rétabi ensuite & finalement aboli définitivement en 1830 lors de la révolution libérale. Sans délit de blasphème, le religieux est renvoyé à ses idées, & le droit de caricaturer, moquer, dénoncer la religion est une liberté totale ! Voltaire expliquait que le délit de blasphème marquait la différence entre la barbarie & la civilisation. À chacun de savoir où il se place dans notre République laïque.

Un partageux 21/09/2012
Un partageux 21/09/2012