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Législation sur l'euthanasie : le débat reprend vie au Sénat !

Publié le par thalasrum

drapeau france eugene delacroix liberte peuple bafoueDepuis 1999, la Loi Leonetti donnait toute sa place aux soins palliatifs pour les malades en phase terminale de maladies. Mais à aucun moment, cette loi ne permettait au patient malade, d'être aidé à mourir.

C'est cette carence que la commission des affaires sociales du Sénat tente de supprimer, en proposant une nouvelle loi, à l'initiative de sénateurs du parti de Gauche, socialistes, mais aussi UMP. Il s'agirait de permettre, dans certains cas, bien identifié, prenant en compte la volonté du patient, & l'avis de plusieurs médecins, de permettre d'accompagner la fin de vie, & non plus seulement, d'offrir un accès aux soins palliatifs.

Le changement ? Il serait tout simplement gigantesque. Il permettrait aux patients pour qui la mort apparaît comme un soulagement face à des douleurs insupportables d'obtenir gain de cause. Les partisans des uniques soins palliatifs, jusque là majoritaires dans nos deux assemblées représentatives oublient trop souvent qu'ils ne répondent pas à la demande des patients.

Un malade en fin de vie, qui réclame qu'on lui calme ses maux, se voit légalement rétorquer par le médecin en charge des soins palliatifs, qu'il n'est pas possible d'intervenir, pour la simple & bonne raison que les calmants risquent de le tuer, que cela est contraire à leur éthique & à la loi, qu'un médecin est là pour soigner, non pour donner la mort !

Cette loi, si elle était votée, offrirait donc une opportunité à un droit à mourir dignement. Si l'on en croit Libération, une immense majorité des français y est favorable (94%). Les élus du peuple entendront-ils cet écho pressant ? Cette législation ne ferait que compléter un arsenal visant à rendre réels la liberté & l'égalité en droits clamés dès 1789 dans la Déclaration des Droits de l'Homme & du Citoyen. La légalisation de l'euthanasie, c'est en quelque sorte la laïcisation de la fin de la vie. La reconnaissance de la libre appartenance de son corps pour chaque être humain !

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salenson jacqueline 22/01/2011 09:19



la religion masque d'autres motifs moins avouables: garder le pouvoir, et les finances qui vont avec...


des médecins opposés au changement de loi, et des plus "notables" pratiquent des euthanasies clandestines, pour certains, et ils osent le dire en conférence: Leonetti (cardiologue),
Aboud (Béziers, député et cardiologue)


Axel Kahn, médecin (chercheur, il ne voit plus de malades...) s'est contenté à Montpellier de dire qu'il avait de quoi mourir en douceur le jour où il le voudrait... tout en se
disant opposé au suicide (parce son père s'est suicidé... curieux motif...), mais il le refuse aux autres...


pourquoi de refus de transparence? ne pas rendre de comptes, ne pas remplir de papiers, garder le pouvoir sur nos vies,le goût du paraître: faire semblant d'être "un type bien" à défaut
d'être aussi "parfait" que dans les rêves...


il faut dire que ces gesn là ne cotoient pas la misère et que les riches se débrouillent toujours...



thalasrum 22/01/2011 14:07



Il y a effectivement le souci de conserver un monopole par les élites médicales, un peu comme les magiciens réservent leurs potions à leurs amis...



salenson jacqueline 21/01/2011 15:00



une première avancée: la commission a fondu en un seul texte les 3 propositions de loi des sénateurs de partis différents: UMP, PS, PC, radicaux, et accepté


le principe de légalisation de l'aide à mourir: respecter la volonté de celui qui va mourir!!! c'est là l'essentiel:


la loi doit permettre à chacun de vivre sa vie comme il l'entend, et ce jusqu'à sa fin.


bien sûr médecins et autres soignants feront le maximum pour guérir, pour soigner même sans guérison possible: vivre avec une maladie chronique, un handicap, même lourd, mais ensuite... il vient
un moment où il ne reste qu'à accompagner du mieux qu'on peut celui ou celle qui va mourir: éviter les souffrances, morales ou physiques, mais surtout respecter sa volonté, lui rendre sa liberté
de choix: là est l'humanité, la solidarité, l'empathie...


alors, que celui qui décide de supporter les souffrances puisse le faire, que celui qui refuse les douleurs mais veut attendre la mort tranquillement le fasse, si on peut le soulager, mais que
celui qui veut qu'on abrège son agonie soit entendu, écouté et aidé.


on n'a pas le droit de nous empêcher de mourir lorsque la mort est déjà prête à venir, que les souffrances y compris morales ne sont plus ni guérissables ni supportables (pour celui qui
meurt...), on a le devoir de nous aider si on le réclame...


le médecin qui ne voudra pas le faire enverra la personne chez un confrère plus motivé, il y en a beaucoup.


certains se contentent des soins dits palliatifs, d'autres n'en veulent pas ou plus, mais pourquoi refuser d'entendre la plainte de ceux qui veulent la mort, plus vite, sans souffrances?


pourquoi dis-je soins "dits" palliatifs: parce qu'il me semble que toute médecine devrait les inclure: ne pas laisser souffrir, du mieux qu'on peut, s'occuper de l'être humain comme un tout, dans
son environnement, avec ses proches, ne pas le scinder en maladies, en organes seulement... c'est pour moi le devoir de tout médecin.


la mort n'est pas l'échec du médecin (sauf faute grave) elle est naturelle, le signe de la vie, nous devons l'accepter et nous y préparer.


le médecin peut parfois la reculer pour une vie de qualité, si c'est repousser la mort pour une vie de grabataire ou de dément, quelle est la qualité de vie restante???


alors que la loi retire tous les pouvoirs sur nos vies aux médecins, ce ne sont pas des dieux..., et que notre vie reste la nôtre, selon nos choix, notre religion, notre philosophie, jusqu'à sa
fin


soins palliatifs et droit à une aide à mourir conjugués permettront aux citoyens d'être sûrs d'être respectés, dans leurs choix


il reste bien sûr à développer ces soins, toujours oubliés, si peu développés depuis 11 ans qu'ils existent légalement (loi kouchner, 1999)


et n'oubliez pas!!! pour être respectées, vos volontés doivent être connues, donc rédigées dans vos "directives anticipées" (légales depuis 2005, leonetti), avec votre nomination de "personne de
confiance" (légale depuis 2002 loi kouchner)


réfléchissez: que souhaiteriez vous pour votre fin de vie? que ne supporteriez vous pas??? à chacun de réfléchir, de choisir, de décider...


pensez-y dès 18 ans, la mort ne prévient pas, et frappe à tout âge (accidents, maladies...)


si vous ne choisissez pas , un autre choisira pour vous, tant pis si ceal ne vous convient pas...


 


 


 


 


 



thalasrum 21/01/2011 19:14



Vous avez raison, mais les médecins religieux & réactionnaires continuent de s'abriter derrière le serment d'hypocrate !