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Cuba, un pistolet sur la tempe des États-Unis ? La Havane, capitale & décor

Publié le par thalasrum

Première partie

malecon-la-Havane-Cuba-embargo.jpegLa Havane, capitale de Cuba, trois millions d'habitants. Son aéroport international, José Marti, à trente minutes de voiture du centre ville. Une immense avenue relie les deux. Les slogans révolutionnaires sur les murs alternent avec des terrains de sport & des HLM de types soviétiques des années 1960. Le Che, le peuple tiennent une place essentiels. Passage obligé devant la place de la révolution. Le Che, Camilo Cienfuego, une immense colonne au style... particulier ! Soviétique d'inspiration.

Arrivée au centre ville, le grand théâtre & ses sculptures jouxte le capitole, deux mètres plus haut que la copie de Washington, ajoute fièrement le guide cubain. Comment décrire cette ville ? Une architecture extraordinaire de l'époque coloniale, dont il ne reste bien souvent que les façades. De nombreuses ouvertures sont murées, pour éviter l'effondrement. Des échafaudages multiples barrent les façades. Certains sont mangés par la végétation. Le plus souvent, il ne reste plus que des morceaux de façades, le reste ayant été détruit. Des immeubles anciens, aux sculptures extraordinaires, qui apparaissent totalement désaffectés sont habités, le linge est étendu au balcon !

Mais la Havane est en travaux ! Le Malecon, l'immense avenue sur la mer est en voie de restauration. Au bout de cette avenue, le bord de mer est conquis progressivement par de nouveaux hôtels de grand luxe, flambants neuf. À l'opposé s'étendent, d'immenses barres HLM, qui se décrépissent avec le temps. Dans la vieille Havane, des immeubles sont rénovés. Les établissements mythiques sont envahis de touristes & servent de vitrine à la ville. Le Floridita, qui se vante de produire les meilleurs daïquiris selon Hemingway, est devenu un bar prétentieux avec du mobiliser kitsch des années 70. La bodeguita del medio, autrefois populaire, est envahie de touristes américains & sert de modèle pour "l'artisanat de masse" produit par les artistes officiels.

À chaque coin de rue, le touriste, l'étranger est interpelé. Pour donner de l'argent, pour acheter des cigares de contrebande, pour acheter des peintures non officielles, pour acheter le Granma, journal officiel mythique. La population souffre t-elle ? Une certitude : tous ceux qui peuvent profiter du tourisme s'enrichissent à vue d'œil. Pour les autres, le salaire officiel, 12€ par mois condamne à se nourrir du seul riz-haricots rouges. La visite de la fabrique de cigares, fierté de la ville, montre un fonctionnement totalement manuel, des conditions de travail rudes, un environnement spartiate, dans une architecture du XIXème siècle. Le stakhanovisme est encore une devise officielle de la fabrique. Mais la modernité du magasin en rapport avec la vétusté de la manuacture montre le chhangement des temps.

Le capitalisme gagne du terrain, jour après jour. Derrière le système D, vanté pour fonctionner à Cuba, la réalité est bien là : tous ceux qui peuvent s'enrichir, profiter du tourisme, de l'étranger, font tout pour récolter un maximum des précieux pesos convertibles, les CUC.

Dans ce contexte, quelle explication de cet infâme embargo américain ? Que craignent les États-Unis de ce petit pays à ses portes ? Pourquoi maintenir cette situation qui met en difficulté la population ? Empêche tout développement décent ? Chaque jour qui passe montre l'échec de la politique américaine à Cuba !

La deuxième et troisième partie sont là !

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