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La prison invente la peine de mort aléatoire !

Publié le par thalasrum

Dans l'évolution logique du droit, les Etats en viennent plus ou moins rapidement à se poser la question de la légitimité de la peine de mort. En France, Mitterrand, aidé par le brillant juriste Badinter mit fin à ce scandale. Chirac, pour faire bonne figure, inscrivit l'abolition dans le marbre de la constitution.
Mais Sarkozy & son gouvernement trop souvent populiste, pense à voix haute que la peine de mort devrait être rétablie pour certains crimes odieux.
Dans le même temps, notre président de la République développe une politique d'économies sur les services publics qui l'amène à penser, comme Reagan ou Thatcher dans les années 1980 qu'entretenir des prisons coûte moins cher qu'éduquer les jeunes. Le ministère de l'éducation nationale se retrouve réduit à la portion congrue, mais les prisons ne sont pas mieux entretenues. La justice condamne à tour de bras à de la prison ferme, sans regarder les conséquences, parfois lourdes, de ces actes.
Ainsi, les syndicats de gardiens de prison & l'Observatoire des prisons sont unanimes pour constater qu'une partie des détenus dans les prisons françaises relèvent en réalité de l'hôpital psychiatrique. Mais une cellule coût moins cher qu'une chambre d'hôpital !
C'est ainsi qu'en temps de surpopulation carcérale récurrente, le pire survient. La peine de mort est appliquée au hasard dans les geôles françaises, bien à l'abri des regards du franchouillard bien pensant. S'ils sont en prison, c'est qu'ils le méritent, pense t-il en repliant le Figaro sur le coin de la cheminée.
Certes.
Mais, hier à Rouen, c'est pour un délit d'alcool au volant que la peine de mort a été prononcée. Le juge & le bourreau étaient une seule & unique personne, accusée de meurtre, & ayant des troubles psychologiques lourds.
A force de réduire les moyens, on crée les conditions d'une catastrophe ! Quand elle arrive, on trouve des coupables, au hasard ! Quand bien même va t-on condamner le bourreau à deux fois la perpétuité que cela ne rendra pas la vie au pauvre gars qui a trouvé la mort.
La politique n'est pas une science exacte, mais les actes politiques ont toujours des conséquences !

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