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Primaire du PS : rien à choisir au second tour !

Publié le par thalasrum

La primaire du PS n'avait pas beaucoup d'intérêt avant le premier tour. Déterminer qui des quatre ministres de Hollande allait représenter le PS à l'élection présidentielle n'avait pas grand intérêt tant le bilan du quinquennat Hollande est décrié !

D'ailleurs, les français se sont fort peu déplacés aux urnes ce jour et, malgré une forte croissance du nombre de votants très surprenant dans les dernières heures du scrutin, seuls 1,5 millions de personnes ont été mettre un bulletin dans l'urne.

Le résultat est sans surprise : le deuxième tour opposera deux anciens ministres de Hollande, qui représentent deux courants qui scindent le PS en deux courants irréconciliables : Benoît Hamon et Manuel Valls.

Benoît Hamon, le professionnel de la politique, ministre du gouvernement Hollande, qui a poussé et soutenu Valls à devenir premier ministre, avant de démissionner trois mois plus tard. Benoît Hamon qui a contesté les choix de l'homme qu'il avait poussé au pouvoir, sans jamais voter la censure contre son gouvernement. Benoît Hamon, qui est venu soutenir officiellement Najat Vallaud Belkacem et sa réforme insupportable du collège. Benoît Hamon qui se présente aujourd'hui comme la vierge politique avec un programme novateur, ancré à gauche, mais libéralo-compatible !

Manuel Valls, le premier ministre de Hollande pendant plus de deux ans. L'homme du libéralisme assumé, l'homme qui a soutenu l'ANI, l'homme qui a soutenu les loi Macron puis El Khomri. L'homme du sécuritaire assumé, qui a mis en place l'état d'urgence, les lois d'exception sur le terrorisme, l'homme qui a utilisé plusieurs fois la procédure d'urgence du 49.3 pour contourner le débat démocratique et prétend aujourd'hui l'éradiquer. L'homme qui voulait en finir avec le PS en 2011.

Entre deux ministres de Hollande, qui ont porté sa politique, qui sont tous les deux libéraux, qui défendent tous les deux les réformes libérales de l'éducation, qui défendent tous les deux le droit à la violence d'État incontrôlée au nom de la raison d'État, il faudrait donc choisir sur le degré de libéralisme et le degré de social dans la politique. Payer un euro pour savoir s'il faut dépénaliser le cannabis, ou mettre en place un revenu minimum universel inférieur au seuil de pauvreté au détriment de toutes les aides sociales existantes,  ou encore supprimer ou non le 49.3, c'est un euro de gaspillé !

Non ! Je ne paierai pas pour voter ! Je voterai pour le seul candidat de gauche, avec un programme de gauche, un passé de gauche, une ambition de gauche :  Jean-Luc Mélenchon !

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